Une histoire enfantine… Sur les adultes !

Marc Lévy a le don de raconter des histoires humaines qui font chaud au cœur. « Le voleur d’ombre » n’échappe pas à la règle ! J’ai dévoré ce livre en quelques heures et j’ai passé un agréable moment comme presque toujours avec cet auteur. L’idée est extrêmement originale et ça change quelque peu des registres habituels de Marc Lévy.

J’ai retrouvé quelque chose du livre « Où es-tu ? » – que j’ai beaucoup aimé soit dit en passant – notamment sur l’amitié et l’enfance. Dans ce livre, Marc Lévy axe toute la première moitié de son livre sur l’enfance du personnage. Et là encore une touche d’originalité : ce personnage n’a pas de nom. Il est un peu comme nous, comme les autres, unique et tout le monde à la fois. Il est l’ami du fils du boulanger, celui du concierge du collège aussi. Il est celui qui sait des choses intimes grâce aux ombres. Il est aussi celui qui souffre de ne pouvoir voir son père qui a quitté la maison. Il ne comprend pas tout de ces histoires d’adulte dans lesquelles il se retrouve mêlé.

Et le voilà qui grandit ce petit garçon. Il ignore son pouvoir, poursuit des études pour devenir médecin. Il va découvrir l’amour mais va continuer à chercher un petit parfum d’enfance. Un retour dans une station balnéaire où il avait rencontré une petite fille muette va changer totalement le cours de son existence. Et le souvenir d’un cerf-volant va lui ouvrir les portes d’un nouvel amour…

C’est frais, c’est doux, c’est poétique, c’est Marc Lévy en quelques mots. Il joue avec les mots et nous touche pour notre plus grand plaisir. On se laisse prendre à cette histoire d’amour et d’amitié profonde. Il nous montre avec justesse comment on peut améliorer bien des choses avec de petits riens. La magie de Lévy réside dans sa capacité à vous décrire en quelques mots les sentiments et à vous les faire vivre.

Il y a quelques petites phrases enfantines que j’ai trouvé très belle. Ainsi quand il rencontre cette petite fille muette, elle lui montre comment on peut parler avec un cerf-volant. J’ai trouvé ça extrêmement joli, plus particulièrement l’admiration que cela suscite en lui. On réalise qu’enfant, les différences ne nous font pas peur, on les ignore, on va au-delà. Adulte, nous avons tendance à nous arrêter à ça. Il dépeint avec une certaine mélancolie cette richesse de l’enfance que nous perdons avec l’âge adulte… Mais il montre aussi qu’on peut toujours essayer de la retrouver ou du moins de la cultiver. Enfant c’est inné, adulte cela demande – parfois – un petit travail sur soi.

Encore une fois, on se retrouve à fermer le livre et à réfléchir à ce que nous avons été et à ce que nous sommes. Et peut-être à ce que nous aimerions être.

J’ai aimé bien que je l’ai trouvé trop court comme presque tous ses romans… Ou alors je lis trop vite peut être ? A méditer !

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