Poignard d’obsidienne contre racisme

=> Quel rapport entre un gérant d’immeuble et  un conseiller d’insertion ? Tous morts égorgés. Et tout revient à Minneapolis et aux indiens. Lucas Davenport, un policier aux méthodes un poil déjantées se retrouve sur cette affaire en bien joli compagnie et avec une sacré pression sur les épaules. Surtout quand le Procureur Général du Dakota-du-Sud est retrouvé mort à son tour… Egorgé.

Une petite semaine aura suffit pour venir à bout de « La Proie de l’ombre » de John Sandford. Cela démontre au moins une chose : la facilité de lecture !! En effet, ce polar se lit avec une extrême facilité tant les descriptions sont claires et précises, ainsi que les dialogues. Rien de bien alambiqué, l’auteur a créé des personnages à notre image. Ce fut très particulier, car dès le début, on sait plus ou moins ce qui va arriver. Si vous voulez garder un peu plus de suspense ne lisez pas la quatrième de couverture !! J’ai fais un résumé pour ma part très succinct afin de vous éviter un tel désagrément si l’envie vous prenez de le lire.

Nous savons donc ce que veulent faire les meurtriers et on comprend plutôt facilement les raisons qui les pousse à agir ainsi. Passé la moitié du livre par contre, on se mélange un petit peu les pinceaux en ne sachant plus trop qui a tué qui et où, ce qui fait que quand les policiers parlent on ne sait plus trop lequel il cherche. Mais on se retrouve vite rassurez vous ! J’ai bien aimé toutefois la description certes très sombre, mais sûrement proche d’une certaine réalité, de la manière dont les indiens ont été traités dans les années 80. Entre racisme, mépris et incompréhension, l’auteur nous décrit une société américaine où l’on constate que le rêve américain est très loin de concerner une majorité de gens. Le fait qu’en plus ce soit des personnes qui étaient présentes avant même que nous, blanc de l’Occident mettons les pieds chez eux, rend le message encore plus limpide.

Le personnage principal, Lucas Davenport a le mérite d’être un policier original : il vient au travail en Porsche 911, gagne principalement sa vie en faisant des jeux de rôle sur plateau… Même si sa participation à l’enquête est crédible, j’ai trouvé que sa vie privée, notamment ses frasques sexuelles, prenait de plus en plus d’ampleur au fur et à mesure du livre. On en arriverait presque à oublier que le scénario du livre est quand même les meurtres !! Cela fait perdre quelque peu d’attrait à l’histoire. Je ne lis pas un policier pour me retrouver plus souvent à lire des scènes dans une chambre d’hôtel… Heureusement, la fin nous rappelle qu’il est quand même un flic avec un bon flair et que nous lisons bien un policier !

C’est donc globalement un livre « sympa » mais loin d’être un must dans son genre. On passe un rapide et pas trop désagréable moment mais rien de bien transcendant.

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Une réflexion sur “Poignard d’obsidienne contre racisme

  1. freytaw 11 juillet 2011 / 13 h 15 min

    C’est ce qui s’appelle le « mélange des genres » non ? xD

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