Full Metal Alchemist – Hiromu Arakawa

   Sur mon ancien blog j’avais parlé du manga Gunnm de Yukito Kishiro que j’avais bien aimé. En vous parlant de Full Metal Alchemist je vous parle là d’un énorme coup de cœur qui date pas d’hier. Mais c’est seulement depuis quelques jours que j’ai franchi le pas : j’ai acheté les premiers tomes des 27 publiés. Laissez moi vous parler du premier, la mise en bouche…

  

   J’ai découvert ce manga en anime il y a de cela quelques temps déjà. 51 épisodes en sachant que seuls les premiers collaient à l’histoire « papier ». Il semblerait que la rapidité de production des studios les ont amené à rattraper les créateurs des livres. Ils ont donc décidé de continuer sur leur lancée mais en créant leur propre histoire. Moralité, les personnages sont sensiblement les mêmes mais le dénouement est différent. A savoir en plus que la série se termine par un OAV très sympathique : The Conqueror of Shambala. Mais malgré cette critique majeure, cette série n’en demeure pas moins intéressante, les dessins ainsi que le scénario étant de qualité. Mine de rien, l’idée est fouillée. C’est après avoir tout vu que j’ai appris qu’il y avait une sacré différence entre les livres et l’anime. Complètement fan de cette série, il ne faisait pas de doute que je me devais de la lire. Chose dite, chose faite. Me voilà à dévorer le premier tome.

=> « Mais il y a une règle très importante à respecter… Celle de la conservation universelle des masses et des préceptes de mère nature… ça signifie que pour une masse donnée on ne peut synthétiser qu’un objet de la même masse avec les même caractéristiques élémentaires. » « Si tu veux quelque chose, il faut donner une autre chose de la même valeur, c’est ce qu’on nomme le principe de l’équivalence, la base de l’alchimie. »

   Vous voilà projetés dans le monde des frères Elric : Edward et Alphonse, où l’alchimie est une science aboutie et accessible. Edward est un génie de l’alchimie, un véritable surdoué qui décroche le titre d’alchimiste d’État à l’âge de 12 ans. Il est toujours accompagné de son frère qui est en armure. Bien souvent, les gens vont d’ailleurs croire que c’est ce dernier le full metal alchemist. Grave erreur qui a tendance à irriter fortement Edward car c’est lui le full metal alchemist… Malgré la jeunesse des personnages, ils possèdent une telle gravité, un tel sérieux que l’on ne voit plus leur âge. Il faut dire que leur histoire a de quoi faire gagner rapidement en maturité.

   Dès ce premier tome, vous découvrez pourquoi Edward est le full metal alchemist. Alors qu’ils ne sont encore que des enfants, leur mère décède. Profondément ébranlés par cette perte, c’est avec la naïveté et l’innocence des enfants qu’ils vont chercher à revoir leur mère. Pour cela, ils vont utiliser ce qu’ils connaissent depuis leur plus jeune âge : l’alchimie. En faisant cela ils vont transgresser une des lois fondamentales de l’alchimie qui interdit la transmutation humaine. Nul n’est jamais parvenu à accomplir une telle chose. Bien que les alchimistes aient identifié tous les éléments matériels qui composent un corps humain il manque toujours un élément pour que la règle de l’équivalence s’applique et que la transmutation fonctionne. Un élément inconnu à ce jour. Mais quand les deux enfants se lancent dans la transmutation ils n’ont pas cela en tête, seulement le sourire de leur mère. Et c’est trop tard. Une fois lancée, la transmutation va chercher autour d’elle les éléments qui lui manquent pour aboutir. Pour nos jeunes héros l’addition est lourde : Edward perd sa jambe gauche tandis qu’Alphonse est absorbé tout entier. Preuve de l’intelligence et des capacités d’Edward, celui-ci parvient dans un sursaut de conscience, grâce à sa maîtrise de l’alchimie, à sceller l’âme de son frère à une armure. Mais la règle est claire : pour une chose obtenue, une chose prise. Edward sacrifie son bras droit pour sauver son petit frère. Malgré tout il l’acceptera aisément, estimant même que c’est un prix peu élevé à payer pour garder son frère à ses côtés. Et tous ces sacrifices seront vains : leur mère ne reviendra pas. Dure leçon payée le prix fort.

   Heureusement pour lui, dans ce monde, il existe des auto-mail, sorte de prothèses ultra perfectionnées en métal. D’où le surnom de Full Metal Alchemist attribué à Edward. Dès ce tome toutefois une question se pose car cela saute aux yeux : pourquoi Alphonse et les autres alchimistes doivent dessiner un cercle de transmutation alors que Edward peut transmuter sans cercle… Un prodige dont je connais la réponse mais que je vous laisse le soin de découvrir par vous même.

   Nos héros ont un but, ils ont choisi une voie : celle qui leur permettra de retrouver leurs corps surtout pour Alphonse. Un chemin semé d’embûches que j’imagine difficile et aboutissant sur un apprentissage nécessaire.

   Comme vous pouvez le constater ce manga nous emmène dans un monde détaillé, fourni en explications sans nous assommer pour autant. Les personnages sont d’une immense richesse et c’est ce qui m’a immédiatement plu. Je me suis beaucoup attachée à eux. On comprend leur parcours et leur volonté d’avancer grâce à un scénario ficelé dont le fil rouge est le destin de ces deux frères. Néanmoins, les autres histoires développées sont tout aussi intéressantes, sans compter qu’elles ont un rapport avec ce qu’ils cherchent…

   Bien que Edward soit le personnage principal, on cerne vite le fait qu’il n’est « rien » sans son frère, plus calme, plus posé. Ils sont complémentaires et c’est en ça que leur duo fonctionne aussi bien. Malgré tout, mon personnage favori (allez à égalité avec Edward…) c’est le Colonel Roy Mustang (les alchimistes d’État dépendent de l’armée) le flame alchemist (comprenez l’alchimiste de feu). Vous le rencontrerez à peine à la fin de ce premier tome mais derrière sa façade militaire et presque sadique à l’égard de nos deux héros, se cache un homme blessé avec ses propres fantômes. Bon il se fait passer aussi pour un coureur de jupons… C’est ça aussi FMA : un peu de détente avec des traits grossis tels que la susceptibilité d’Edward quand à sa taille et le narcissisme de Mustang. Mais tout ça révèle le soin apporté par Hiromu Arakawa à ses personnages. Un vrai régal.

   Vous l’aurez compris j’affectionne beaucoup ce manga, actuellement de nouveau adapté en anime (Full Metal Alchemist : Brotherhood) que j’aspire également à regarder.
Avis aux amateurs !

Bonne lecture !

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2 réflexions sur “Full Metal Alchemist – Hiromu Arakawa

  1. Erwann 18 novembre 2012 / 0 h 23 min

    Je me suis laissé tenter par le Tome 1, puis j’ai poursuivi sur le Tome 2 histoire de voir…Finalement, je me suis dévorer les 27 avec un plaisir que seul les mangas me procure. Merci de m’avoir invité dans cet lecture. Je n’avait pas pris un tel pied à lire un manga depuis Gunnm.

    • Maêlle 19 novembre 2012 / 19 h 37 min

      Avec plaisir pour t’avoir proposé cette lecture 🙂 C’est toujours agréable de savoir qu’on a réussi à trouver quelque chose qui plaît à quelqu’un !

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