L’homme qui disparaît – Jeffrey Deaver

   Il y a déjà plusieurs années j’ai vu le film Bone Collector de Phillip Noyce avec dans les rôles principaux Denzel Washington et Angelina Jolie. J’ai gardé un souvenir marquant de ce film dans lequel Denzel Washington joue un handicapé paralysé des épaules jusqu’aux pieds avec un seul doigt qui bouge juste de quoi lui permettre de manier son fauteuil roulant. Et voilà que ma fan de psychopathe préférée m’apprend que ceux sont des livres à l’origine ! Et dans la foulée me prête L’Homme qui disparaît. Je découvre donc sous la plume de Jeffrey Deaver, ce paralysé brillant criminologue – victime d’un accident – quelque peu irascible et parfois franchement désagréable. Mais on le serait à moins… Ancien directeur du département de la police scientifique de New-York, le voilà à dépendre d’appareils divers et variés pour tenter de mener une vie correcte sous l’étroite surveillance de son garde-malade Thom, mais aussi d’Amelia Sachs. La femme qui partage sa vie est une policière chevronnée mais aussi les yeux, les bras et les jambes de Lincoln sur les scènes de crime où il ne peut plus se rendre.

=> Voilà que des meurtres aux mises en scène particulièrement étranges sont perpétrés à New-York. Lincoln Rhyme aidé de Sachs est sollicité par la police et notamment par son ex-collègue et ami, Lon Sellito. Mais en découvrant que la méthode utilisée pour tuer les victime s’inspire de grandes numéros d’illusionnistes, une autre consultante va rejoindre l’équipe, Kara, apprentie magicienne. Difficile de traquer quelqu’un habile à se transformer en moins de quelques secondes, à se délivrer de menottes, plein de dextérité et habitué à faire croire à l’impossible…

   J’ai été agréablement surprise de découvrir ce personnage particulier qu’est Lincoln Rhyme. De par son handicap et son nécessaire travail en binôme avec Amélia c’est une personnage principal unique en son genre et attachant malgré sa mauvaise humeur. L’auteur n’oublie pas d’inclure dans son récit tous les inconvénients de sa vie en tant qu’handicapé sans pour autant tomber dans le pathos ou le démoralisant. Là dessus je tire mon chapeau.

   Tout le livre tourne autour de deux personnages : Lincoln et Amélia. Donc tout se passe en deux fois : dans l’appartement de Lincoln et sur le « terrain » où se rend Amélia. La réflexion et la traque physique du tueur insaisissable qu’est le Manipulateur. C’est clairement un duo qui marche, à la fois complémentaire et différent. Deux personnages, deux esprits qui se rejoignent dans la volonté inflexible de ne pas laisser de crime impuni.

   On remarque le travail évident de l’auteur quand à la magie, à la description des tours de magie pour les rendre vraisemblables, les références aux grands magiciens comme Houdini. Moi qui n’aime pas savoir les trucs et astuces j’ai pas été gâtée sur ce plan là ! Mais j’ai fais en sorte de ne rien retenir ! Malgré les descriptions des tours, l’auteur ne tombe jamais dans du « barbant/redondant ». C’est appréciable et c’est l’intégration de la magie dans le modus operandi du tueur qui le rend si particulier. Et c’est en cela qu’il donne du fil à retordre à l’esprit brillant de Rhyme.

   Toutefois l’auteur pêche un peu dans les cent dernières pages. J’ai fini par trouver que les tours devenaient de plus en plus invraisemblables rendant le tueur de moins en moins crédible. Et c’est bien dommage. J’ai eu la sensation que l’auteur ne pouvait plus s’arrêter or au bout d’un moment il est essentiel de dire stop… C’est en cela qu’il m’a un peu déçu. Je trouve qu’il traîne trop en longueur jusqu’aux derniers révélations que j’ai lu en me disant « enfin ! ».

   L’enquête est rondement menée, les personnages attachant, le tueur un vrai psychopathe bien tordu mais l’histoire traîne un peu en longueur. Toutefois je fus ravie de découvrir Lincoln Rhyme dans sa version papier, ce fut une très bonne expérience que je recommande aux amateurs du genre.

Bonne lecture !

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