Actualité BD !

  Décembre arrive sur ses grands chevaux, le premier s’appelle « Noël », le second « Nouvel An » et à deux ils sont si chronophages que me voilà en retard dans la publication de chroniques. Mais je me reprends, ayant quand même droit à un répit entre les deux événements.

   Il me tenait à cœur de vous parler des sorties BD que la venue d’un gros monsieur vêtu d’un costume rouge et blanc, a tendance à « booster » quelque peu ! Ce fut pas moins de quatre nouvelles lectures qui se sont offertes à mes yeux, issues du 9ème art. Trois qui étaient prévues et attendues et une quatrième qui ne fut pas du tout préméditée, un achat lié à une opportunité qui s’est présentée à moi. Faisons le tour de toutes ces cases et ces bulles !

   Tout d’abord, le cinquième tome de Blacksad, série sur laquelle j’ai déjà fais un article dans lequel je ne tarissais pas d’éloge sur ce félidé désormais célèbre. Depuis cette chronique et avec l’annonce de la sortie imminente d’un cinquième tome, j’ai décidé d’acquérir la série entière, petit à petit. C’est chose faite aujourd’hui et j’ai pu relire les quatre premiers tomes avant de voir le cinquième arriver dans ma bibliothèque. Dire qu’on attendait ce dernier n’est pas peu dire !
Je ne changerai pas un mot de la précédente éloge faite à cette série, le cinquième tome ne venant que conforter cet état de fait : Blacksad est une très bonne série de bande-dessinée. L’auteur comme le dessinateur font honneur au neuvième art. A ceux qui disent que ce tome n’est pas à la hauteur des autres, je leur dirai qu’ils font preuve d’une certaine mauvaise foi. « Amarillo » – c’est son titre – n’est peut-être pas aussi dénonciateur que les précédents, ni aussi violent émotionnellement. Toutefois il demeure largement à la hauteur des précédents tant par les dessins de qualité égale que par le scénario parfaitement maîtrisé de bout en bout. J’ai trouvé ce tome peut-être un peu plus « intimiste » de par le fait qu’il s’approche de la vie privée du personnage principal, facette jusque là quasi-inexistante. C’est une évolution qui n’est en rien dérangeante, ce nouvel aspect ne prenant absolument pas le dessus sur l’histoire en tant que telle. Le scénario a sûrement été également construit dans le but de pouvoir intégrer ces nouveaux éléments ce qui rend l’ensemble parfaitement cohérent. Que demander de plus ? Rien, c’est parfait, ne changez rien.
J’adore.

   Le pilote à l’Edelweiss – Tome 3 – Walburga… Ah, je l’attendais celui-là… J’ai pesté, râlé chez mon libraire de BD favoris, mais rien n’y faisait, il fallait « attendre ». Quelle cruauté de la part de ces deux là !! Quand – enfin ! – il m’annonce une date de sortie, c’est pour mieux me demander de patienter : celle-ci sera reportée d’une semaine. Damned ! Petite consolation : il sortira avec un beau coffret pour pouvoir ranger les deux tomes précédents… Bon ça va alors, je prends mon mal en patience et reviens une semaine plus tard acquérir le précieux (je vous vois penser à Golum…) ouvrage. Je l’ai savouré, je m’en suis délectée. J’aime toujours autant le dessin. Je suis fan, totalement, complètement amoureuse des dessins de Hugault. Résolution 2014 : obtenir une dédicace de ce dessinateur. Le scénario alambiqué entre ces deux frères aux destins surprenants n’a cessé de me tenir en haleine. Le scénariste – Yann – ne cesse de nous balader à travers cette rivalité manipulatrice existant entre les jumeaux Castillac sur fond de première guerre mondiale. Les avions sont omniprésents tel des personnages mais ceux sont leurs pilotes qui font l’histoire. Il faut lire les détails, vous plonger dans ce récit de guerre, qui nous parle, au-delà de la noirceur de la guerre, de celle qu’elle engendre chez l’homme. Je vous invite à lire mes précédents articles sur le tome 1 et le tome 2 de cette série afin d’avoir toutes mes chances de vous convaincre de les lire !

Tome 1
Tome 1 avec la couverture métallique et la tranche du coffret dans lequel ils sont désormais rangés !
Tome 2
Tome 2 et la face française du coffret (Les Cigognes)
Tome 3
Tome 3 et la face allemande du coffret (L’Edelweiss)

  Ma troisième lecture aura été Lady S, le tome 9, Pour la peau d’une femme. Là encore il y avait longtemps que le huitième tome était paru, je commençais à me demander si Van Hamme et Aymond n’avaient pas oublié qu’ils avaient entamé cette série ! Une suite sans grande surprise, qui sans être décevante, n’est peut-être pas à la hauteur de ce que j’attendais. J’espérais un peu d’avancée dans le récit, savoir où les événements précédents allaient mener notre chère Lady mais le scénariste a choisi de d’abord « évacué » – si je puis me permettre – les problèmes secondaires, posés par certains personnages qui nécessitaient de disparaître. Après de nombreuses révélations dans les tomes précédents, celui-ci se révèle plus « posé ». Entendez par-là qu’il y a de l’action mais pas d’avancées majeures sur le fil rouge de l’histoire (le CIRCAT notamment). Nous retrouvons des personnages connus et se pose toujours plus ou moins la question de savoir si Shania va abonder dans le sens de ceux qui ne lui veulent que du bien… Paraît-il. Je tiens quand même à souligner la qualité de la couverture : l’article de journal est réellement rédigé comme tel et vous pouvez le lire il est développé comme un véritable article de journal (en anglais of course). J’ai trouvé l’idée absolument géniale, idée pour laquelle ils remercient deux personnes qui visiblement les ont aidés. A noter une petite erreur d’édition qui m’a fait sourire… Nous en sommes au tome 9 mais en ouvrant la BD, sur la page où apparaît le nom du dessinateur, du coloriste, du scénariste et le titre, vous pouvez lire un magnifique « 7 » avant celui-ci. Petit loupé d’impression sans grande importance !

   La dernière bande-dessinée acquise le fut sans aucune préméditation… J’ai assisté à l’avant-première du film Belle et Sébastien de Nicolas Vannier, inspiré de l’œuvre de Cécile Aubry. J’ai lu une partie de l’histoire plus jeune, le souvenir que j’en gardais n’a fait que m’encourager à aller voir le film qui en a été tiré. J’en ai pris plein les mirettes, les paysages sont somptueux, les décors magnifiquement biens reconstitués et l’histoire respectée malgré des modifications (essentielles et inhérentes à toute adaptation). Fin de l’histoire, sortie nationale le 18 décembre.
Mais voilà qu’un soir, je me retrouve nez à nez avec un frigo plus ou moins vide… Quelques courses s’imposent. Je prends mon courage à deux mains et pars pour un truc énorme qu’on appelle supermarché où je trouve que bien souvent la culture est tout autant en promotion que le reste. Mais là, surprise. Voilà qu’ils nous ont mis (fêtes de Noël aidant, je suppose) des dessinateurs divers et variés en dédicace. Comme c’est plus fort que moi (et vain de lutter contre l’appel des livres) je vais faire ma curieuse et découvre que Belle et Sébastien, en plus d’être diffusé sous forme de livre tiré de l’adaptation cinématographique, a bénéficié d’une adaptation en BD (vous me direz, on peut difficilement faire plus de produits dérivés mais ça reste de la lecture !!) Et monsieur crayon-dessin, couramment désigné sous le prénom de Jean-Marc et le nom de Stalner, propose de faire des dédicaces. J’hésite un certain temps (est-ce que ça vaut le coup ? Est-ce que je la prends pour moi ou à offrir ? Autant de questions existentielles qui surgissent TOUJOURS quand vous êtes pressés de vous décider) et finis par faire la queue… Pour m’entendre dire que je n’aurai peut-être pas un dessin car il est tard, mais sûr une signature. Bof, j’y suis, j’y reste et je crois en ma bonne étoile. J’ai eu raison d’y croire car j’ai eu droit à un dessin ! Je fus la dernière mais je l’ai eu !! Et félicitations au dessinateur qui m’a fait cela le plus calmement du monde malgré les sempiternelles annonces de fermeture imminente du magasin et l’ordre de plus en plus impérieux de rejoindre les caisses le plus vite possible. Je suis partie à la caisse, pas peu fière de mon dessin mais en m’excusant quand même d’arriver si tard… Ça en valait la peine !

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   Voilà un petit point littéraire avant la fin de l’année sur le pan BD. Je suis contente de toutes ces sorties et comme toute fan, j’attends la suite avec toujours autant d’impatience.

   J’ajouterai pour finir que le festival international de la bande-dessinée, se déroulant tous les ans à Angoulême (16 – Charente) aura lieu du 30 janvier au 2 février 2014. Il est l’occasion pour les amateurs de venir à la rencontre de vos auteurs préférés. Penser à bien regarder la programmation avant pour profiter au mieux de ce moment que je vous conseille de faire sur plusieurs jours (l’ayant fait à chaque fois sur une seule journée, je vous assure c’est trop court…). Le festival est parfois également le moment que choisisse certaines maisons d’édition pour sortir des BD en « avant-première » (souvenir d’un Zarla… D’ailleurs en parlant d’elle, elle revient avec un nouveau tome dont on peut avoir un aperçu ici !!! Plus que quelques jours à attendre… Merci à Ludo pour cette info !!)

A tous, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année et une bonne lecture !

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