Festival international de la bande-dessinée 2015

   Ce soir, se termine le 42ème festival de la bande-dessinée qui se tient chaque année à Angoulême, qui aura été marqué notamment, par la distinction accordée à Charlie Hebdo via la création d’un prix de la liberté d’expression. Il aura été l’occasion également d’une grande mobilisation pour éditer un recueil de dessins faits par plus de 170 auteurs de bandes-dessinées, édité, imprimé pour être mis en vente lors du festival. Les bénéfices seront destinés à être reversés aux familles des victimes des événements qui se sont déroulés en début de mois.

   Grande messe du monde du 9ème art, ce festival est le lieu de rencontres de tous les aficionados de la bulle. Quelque soit votre style, votre auteur préféré, votre envie du moment, il y a de fortes chances que vous trouviez votre bonheur (sauf à ce que celui-ci se trouve auprès de Spirou ou Zarla, puisque les éditions Dupuis n’étaient – toujours – pas présentes cette année…). Des poids lourds comme Soleil, Dargaud, Delcourt, Le Lombard aux « indés » il y a de tout. C’est l’occasion de rencontrer les auteurs lors de séances de dédicaces voir même, de boire un verre avec eux. Allez, je vous raconte « mon » festival !

charlie

   Je me suis déplacée au festival pour deux raisons. La première : rencontrer des auteurs qui me donnent envie de lire de la bande-dessinée. J’avais choisi Alex Alice et Romain Hugault. La seconde : flâner et découvrir de petites pépites, par-ci, par-là. N’étant venue que pour la journée, je n’ai pu assister à toutes les conférences, voir toutes les expositions misent en place pour le festival. J’ai fais le choix de faire le tour des stands des éditeurs. Mais je sais déjà que j’y reviendrai la prochaine fois avec la ferme attention d’assister à tous ces « événements » qui gravitent autour des kilomètres de stands.

   J’adore le chapiteau du Nouveau Monde où il règne une ambiance décontractée, posée, où les discussions vont bon train entre tout le monde : auteurs, éditeurs, amateurs, dessinateurs. Un beau et joyeux bordel loin du côté plus policé des chapiteaux « Le monde des bulles » scindé en deux hall. Mais j’ai commencé pour le hall 1 du monde des bulles avec la ferme attention de me ruer aux éditions Rue des Sèvres et Paquet. Je suis arrivée peu de temps après l’ouverture du chapiteau et pourtant je ne repartirai pas avec une dédicace d’Alex Alice. La maison d’édition a opté pour le tirage au sort et tout est fini pour ce matin. Et cet après-midi, il sera trop tard pour moi. Tant pis, je laisse tomber. Mais pour Romain Hugault, allez savoir pourquoi… Je me suis acharnée. Je l’ai déjà loupé plusieurs fois en dédicace, ce qui m’agaçait profondément aussi avais-je décidé, coûte que coûte, d’obtenir cette fois-ci un petit coup de crayon. Bon, je passerai outre l’acharnement dont j’ai dû faire preuve pour obtenir le créneau de 16h, à l’obligation d’acheter un album pour avoir le sésame vous permettant d’accéder au stand de dédicace, à l’attente de 50 minutes avant de m’entendre dire « que c’était complet ». J’ai perdu patience et un peu de ma politesse j’admets. Mais déjà que le système me paraissait quelque peu abusé (je ne trouve pas cela bénéfique que de pousser les gens à acheter un album qu’ils ont peut-être déjà, juste pour pouvoir rencontrer l’auteur…) aussi mon sourire s’est fait quelque peu carnassier quand il s’est agit de négocier âprement. Mais j’ai obtenu gain de cause, j’ai pu rencontrer Romain Hugault. Autant vous dire que j’étais présente 15 minutes avant mon horaire prévu pour être sûr que ça serait bon. Et ce le fut.

   Un petit moment hors du temps pour papoter, en 7 minutes top chrono parce que je ne suis pas toute seule à attendre. Le temps à peine d’aborder la colorisation, le prochain album d’Angel Wings, ses affiches pour le meeting aérien de Couhé, mon admiration pour son boulot et sa satisfaction, pour une fois, de ne pas avoir un fan masculin moustachu. Malgré la rapidité, la crève que semblait tenir Romain (avec la boîte de cachou sur la table…) j’ai pu apprécier son coup de crayon et je suis tombée amoureuse de ma dédicace au fur et à mesure qu’elle prenait forme sous mes yeux ébahis. Je suis une grande enfant dans l’âme, ça ne fait aucun doute. Je l’ai remercié, je lui ai souhaité bon courage parce que nous n’étions que vendredi. Demain, ce serait le pugilat pour parvenir jusqu’à lui et je ne suis pas sûr que ça soit drôle…

DSCN1199

   Entre ma prise de rendez-vous et ma dédicace avec Romain, je suis allée faire le tour de quelques chapiteaux. Et évidemment le Nouveau Monde où vous pouvez trouver, entre autre, Tabou édition. Pourquoi je vais me mettre à parler de cette maison d’édition là tout de suite maintenant ? Parce que ce fut ma première rencontre de la journée et de loin la meilleure. En entrant, je laisse tomber un œil sur les ouvrages, feuillette quelques BD. La dernière fois que j’ai procédé à une acquisition chez Tabou, c’était… Le tome 4 des Aphrodites d’Emmanuel Murzeau découvert au salon du livre de Paris. Je n’avais pas emmené un tome non dédicacé de lui puisque je n’avais vu NULLE PART qu’il devait être là. Et effectivement, ça n’était marqué nulle part mais il était bien là, en chair et en os, en train de dédicacer. Je me suis avancée, l’air de rien et j’ai été à la fois surprise et flattée de voir qu’il se souvenait de moi. S’en est suivi une franche retrouvaille, très agréable, autour d’un verre. Nous avons parlé de tout, de rien pendant près… D’une heure. Durant laquelle il m’a gentiment fait un dessin que je garderai jalousement par-devers moi. Même pas la peine d’essayer de me corrompre avec du chocolat, ça ne marchera pas. Elle restera confidentielle. Et chose promise, chose due, un article arrivera sous peu, qui parlera des 3 derniers tomes de la série (le 4 n’est sorti qu’en octobre 2014 ce qui explique que je ne l’ai pas encore fait). Emmanuel Murzeau est actuellement en pleine science-fiction que je vous invite à découvrir (via un système de financement participatif). En attendant, je me répète : lancez-vous dans la lecture de l’œuvre de Nerciat mis en dessin par Emmanuel.

   Mais bon, comme il avait quelques dédicaces à finir avant de pouvoir s’échapper, j’ai été voir si Kkrist Mirror était là (mais si, vous allez vous y retrouver chronologiquement…). Qui est-il allez-vous me dire, bande d’ignorants… Je vous taquine, au vu des milliers de titre disponibles dans le monde de la bande-dessinée, je comprends votre manque de savoir. J’ai repéré l’œuvre de Kkrist Mirror chez mon libraire de BD favori (unique et génial) depuis maintenant presque un an. Croqueur de visages, Kkrist Mirror entreprend de nous emmener à la rencontre de la culture gitane avec son premier titre intitulé Gitans – Le pèlerinage des Saintes Maries de la mer. J’étais intriguée. En effet, ces gitans vivent avec nous, on connaît tous plus ou moins le pèlerinage aux Saintes Maries de la mer, pour autant on ne sait rien d’eux. Pourquoi effectuent-ils ce pèlerinage ? Quelles sont ces Saintes Maries ? etc… Autant de questions pour lesquels j’espère trouver une réponse dans ce livre acquis durant le festival et orné d’une dédicace de l’auteur.

3 bds

   Je suis rentrée ensuite par le train, je tiens à souligner le partenariat qui existe depuis très longtemps entre la SNCF et le FIBD, permettant de vous rendre au festival en train à des prix très attractifs.

   Merci à tous les dessinateurs, Emmanuel Murzeau, Romain Hugault, Kkrist Mirror pour le temps qu’ils accordent à leurs lecteurs. Et à bientôt pour quelques articles relatifs à… Des bandes-dessinées !

Publicités

4 réflexions sur “Festival international de la bande-dessinée 2015

  1. Acr0 2 février 2015 / 11 h 26 min

    Ouh, purée, effectivement, ce qui est demandé pour rencontrer Romain Hugault est vraiment limite… Ton acharnement a payé 🙂 Ouh, l’invité surprise ! (qui se souvient de toi)

    • Maêlle 2 février 2015 / 12 h 25 min

      Oui c’est très limite et ça empêche le jeu classique de la dédicace : je cours comme une tarée ma bd sous le bras jusqu’au stand, je compte les personnes devant moi pour savoir si j’ai une chance d’obtenir le sésame, j’entame mon sittin en decourageant tout le monde et en verifiant que personne ne me grille… Le tout fair-play évidemment, on ne sort pas de baguette magique, épée et autres accessoires !! (…) Pour revenir à la réalité vraie, ouiiii ce fut trop bien cette petite invitation surprise !!! 😀 Les joies des festivals !!

  2. Bec Guilhem 2 février 2015 / 16 h 39 min

    Chère Maêlle, je dédicaçais ZARLA les 4 journées du festival à la librairie COSMOPOLITE, située dans la galerie marchande juste en dessous du chapiteau principal.
    Je t’y aurais rencontrée avec grand plaisir! 🙂

    Merci encore à toi pour l’enthousiasme que tu as manifesté envers notre série!
    Guilhem

    • Maêlle 2 février 2015 / 18 h 48 min

      Cher Guilhem,

      C’est maintenant que tu me dis cela ?… Imagines mon désarroi !! Car cela aurait été avec plaisir que je serai venue discuter avec toi de Zarla ! Mais je ne désespère pas voir cela arriver un jour.

      En attendant, au boulot, je ne dois pas être la seule à vouloir un tome 6… 😉

      A bientôt,
      Maêlle, toujours aussi enthousiaste quand il s’agit de Zarla.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s