La décade de l’imaginaire 2015

   Informée par la sentinelle Lintje de ce que les éditions l’Atalante organisait La décade de l’imaginaire 2015, je me suis intéressée à l’événement qui permet de lire six nouvelles gratuitement et découvrir dix romans à des tarifs très intéressants, le tout disponible en format ebook pendant une durée limitée. Je n’ai pas acquis de romans mais j’ai récupéré et lu toutes les nouvelles mises à disposition et dont je vais vous parler. J’ai trouvé l’initiative extrêmement intéressante et sympathique. Une façon de promouvoir la lecture, et plus particulièrement celle des nouvelles, une initiative que je ne peux qu’approuver. Et pour les frileux (ses) qui voudraient découvrir la fantasy / SF, ils avaient là une excellente occasion de se plonger dans de courts récits d’auteurs très variés mais toujours très bien choisis par les éditions. Tous les styles sont réunis même si toutes les nouvelles ont comme particularité de se dérouler dans un monde malmené quand il n’est pas totalement imaginaire pour la nouvelle de Anne Fakhouri.

decade

Les six nouvelles disponibles étaient :

  • Le dernier survivant sur Terre de Jean-Marc Ligny : une nouvelle étrange et saisissante qui interroge sur l’immortalité. Très brève mais très bien écrite, on rentre vite dedans et elle se termine sans nous laisser sur notre fin mais plutôt avec une large ouverture quant aux possibilités de suite. Un côté très scientifique qui nous donne une impression de Terminator/Minority Report.
  • La chose dans la glace de Johan Heliot : histoire étrange aux relents de Jules Verne avec le zeppelin, j’ai aimé ce côté décalé accentué par le style épistolaire adopté. La nouvelle conserve tout le mystère de la « chose » que chacun interprétera à sa guise. Là encore une nouvelle qui a une fin bien faite.
  • Un homme-singe à la mode d’Epinal de Roland C. Wagner : j’apprécie cet auteur qui nous a quitté bien trop tôt et dont je me dis régulièrement qu’il faudrait que je lise son dernier livre. Mais sur un style nouvelle j’ai eu plus de mal… Des difficultés à entrer dans l’histoire (une sombre histoire de famille) et une fin trop abrupte pour être vraiment compréhensible. J’ai eu du mal à accrocher alors que je m’attendais, au contraire, à apprécier sa plume. Je me tournerai désormais vers les romans.
  • L’évangile selon Artyom de Dmitry Glukhovsky : une des nouvelles les plus longues. Un auteur totalement inconnu qui nous livre une histoire originale. Celle d’un homme en quête de rédemption dans un monde totalement anéanti. Les décors décrit m’ont fait beaucoup penser à Hiroshima ou Tchernobyl : une zone de désolation, dévastée, dans laquelle on recherche la trace d’un peu de vie. La quête du personnage principal m’a fait penser à ces scientifiques revenus sur les lieux des catastrophes pour tenter de comprendre ce qui s’est passé ou chercher une trace de vie. L’écriture est de qualité, l’histoire tient la route, ce fut une belle découverte.
  • Dernières nouvelles de la terre de Pierre Bordage : Sans aucun doute la plus aboutie. Pierre Bordage manie très bien l’aspect apocalyptique d’une terre abandonnée à elle-même tandis que les hommes ont trouvé refuge ailleurs. Le personnage semble nostalgique de cet endroit dont les nouvelles n’arrivent plus. Mais cela veut-il dire qu’elle disparaît ou à l’inverse que ceux qui sont restés (ou que l’on a volontairement laissé sur place) ne veulent surtout pas que s’ébruite la lente reprise de la vie ? C’est tout le questionnement qui se pose quand on lit cette nouvelle où il nous semble que la volonté de changer de planète pour aller vivre dans un endroit peu accueillant afin de travailler et survivre nous paraît un peu… Insensé.
  • Je crois que chevalerie y sera d’Anne Fakhouri : je ne parlerai pas plus longuement de celle-ci car je l’ai déjà lu dans le cadre du recueil de nouvelles Lancelot.

   Cette décade m’a permis de relire des auteurs que j’apprécie, de découvrir de nouvelles plumes. De telles découvertes pourraient susciter l’envie d’aller plus loin et me pousser à lire des livres des différents auteurs que j’ai appréciés. Le format de la nouvelle permet d’appréhender le style d’un auteur et éventuellement nous pousser à le découvrir plus amplement mais ne doit pas pour autant vous détourner d’eux. L’exemple de Roland C. Wagner dont j’ai peu apprécié la nouvelle mais aimé le roman que j’ai lu de lui en est un parfait exemple. Les auteurs de roman ne sont pas toujours bon en écriture de nouvelles et inversement. Mais ça demeure un excellent moyen de découvrir a minima le type d’univers que peut créer l’auteur et vous faire découvrir le monde de la science-fiction et de la fantasy. C’est tout l’intérêt d’une telle occasion. Je félicite les éditions Atalante pour cette agréable initiative !!

Bonne lecture !

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