7 Merveilles – Les jardins de Babylone de Luca BLENGINO, Roberto ALI et Javi MONTES

   Voilà une bande-dessinée qui m’a été offerte par Ludo des Singes de l’espace. Il aime tout particulièrement m’offrir un début de saga ou de série, histoire que je me ruine après !! J’ai comme l’impression qu’il y prend un certain plaisir, quelque peu sadique voyez-vous, puisqu’il ne m’offre jamais la suite. Non, son but c’est de me faire découvrir plein d’œuvres. Pour le reste, bin, je dois me débrouiller. Vilain. Mais bon. Je l’aime bien quand même. D’ailleurs, j’attends un peu après lui un article sur leur blog au sujet d’une BD que nous lui avons offert pour son anniversaire. Je crois que je vais devoir attendre encore un peu… Revenons donc à 7 merveilles – Les jardins de Babylone.

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   Un tome pour chacune des 7 merveilles du monde que sont la pyramide de Khéops à Gizeh en Égypte, les jardins suspendus de Babylone, la statue de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Éphèse, le Mausolée d’Halicarnasse, le Colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie. Chacun peut se lire indépendamment de l’autre semble-t-il. J’ai donc commencé par Les jardins de Babylone… Et je risque de m’arrêter là. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Babylone, 585 avant J.-C. Après leur défaite, c’est couverts de chaînes que les juifs sont emmenés. Parmi eux, Hesediel, dont les exceptionnelles connaissances en botanique vont faire de lui le jardinier des jardins suspendus. Une nouvelle vie commence. Jusqu’à ce que le roi fou lui lance un défi mortel. Il a un an pour faire éclore une fleur légendaire. S’il échoue, lui et 99 autres esclaves seront tués.

   Je me suis beaucoup attachée à Hesediel, un homme intelligent et posé. C’est le personnage principal autour duquel l’ensemble de l’histoire va tourner. Bien installé, il est parfaitement maîtrisé et tout à fait vraisemblable dans son rôle. Quelques personnages tournent autour de lui, à commencer par le médecin du Roi et le Roi lui-même. Ce dernier est omniprésent tant la menace de son courroux est permanente. Les juifs sont réduits en esclavage sous les ordres tyrannique d’un Roi qui semble avoir sombré dans la folie pure. Et dont nous avons un aperçu à travers Hesediel. Le soldat attaché à ce dernier m’a aussi beaucoup marqué, le dessinateur parvenant à lui offrir un panel d’expressions suffisamment larges pour que nous le comprenions toujours malgré qu’il soit muet. Il est donc très expressif et plein d’humanité… Ça contraste avec le Roi !

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   Dès le début nous sommes plongés dans cet atmosphère de violence. Les premières pages s’attachent à illustrer la défaite du peuple juif et son asservissement. Le ton est donné, l’histoire sera sombre et l’ambiance pesante. Tout au long de l’ouvrage, la prédominance des couleurs foncées renforcera cet aspect morbide. Nous avons le droit à quelques éclaircies lorsque Hesediel est dans les jardins. J’aurai d’ailleurs aimé davantage de magnificiences. Dans mon esprit, peut-être à torts, les jardins suspendus de Babylone sont somptueux. C’est, quand même, une des merveilles du monde. Alors je m’attendais à davantage d’exubérance et de beauté. Là, je les ai trouvé un peu trop organisés et assez pauvres en fleurs. Un peu de couleur aurait égayé les pages sombres de cette histoire. Néanmoins, on ressent l’aspect « havre de paix » que les jardins possèdent. On s’y sent un peu à l’abri et l’on craint moins pour Hesediel qui est, de par ses connaissances, un peu le maître de ces lieux.

   L’histoire est assez simple même si elle illustre parfaitement la cruauté du souverain. Hesediel doit parvenir à récupérer des graines d’une fleur et à la faire éclore sinon des personnes de son peuple seront tuées. Il a un an pour voyager à travers le monde pour retrouver ces graines, les ramener et parvenir à les faire éclore. Un défi que relève l’homme avec détermination. Il nous entraîne avec lui dans ce pèlerinage dont il reviendra avec impatience. Mais une bien mauvaise surprise l’attend à son retour. Je ne vais pas vous la dévoiler car je vous avoue, je ne m’y attendais pas.

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   Le dessin est sympa sans être transcendant. Mais surtout, ce qui m’a gêné c’est l’omniprésence de la religion. Cela m’a pesé. De plus, je maîtrise assez mal la religion juive (et pas seulement celle-ci d’ailleurs) et les détails dans lesquels rentre parfois le scénariste m’ont un peu semé. Comme je n’avais pas davantage d’explications au cours du récit et la volonté de poursuivre l’histoire, j’ai passé outre mais sans tout saisir. Cela a clairement écorné mon plaisir de lecture.

   Au-delà de cet aspect religieux, je crois que la noirceur choisi par les auteur/dessinateur/coloriste m’a rebuté. Je ne dirai donc pas que je n’ai pas aimé l’œuvre parce que je l’ai trouvée mauvaise. Mais plus que je suis passée à côté de ma lecture. Je ne suis pas vraiment rentrée dans l’histoire, j’ai plutôt eu la sensation d’être sur la bas-côté avec mon ignorance crasse de la religion. Bref, un album prometteur qui au final me laisse un arrière-goût un peu amer. Avis aux amateurs du genre, dont je ne fais visiblement pas partis…

Maêlle

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