Seul le silence de R.J. Ellory

   Son nom ne doit pas vous être inconnu. Ellory, le « grand » Ellory, auteur de best-seller mondialement connu. Invité par la librairie dans laquelle j’ai coutume d’aller, ses œuvres ont été mises en avant les semaines précédent sa venue. A force de flirter près des rayons littérature adulte, je ne pouvais qu’être tentée de soulever un livre signé R.J.Ellory, lire le résumé et succomber. C’est comme ça que j’en suis venue à inviter Ellory dans ma bibliothèque avec son livre Seul le silence. Je vous invite désormais à votre tour dans ma biblioblog pour vous en parler.

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Joseph Vaughan est un jeune garçon de 7 ans quand la petite ville d’Augusta Falls où il vit est frappée par un évènement terrible : le corps d’une petite fille est retrouvé, mutilé. De l’autre côté de l’océan l’Europe est en route vers la seconde guerre mondiale. A Augusta Falls, on parle politique, guerre et montée du racisme tandis que les meurtres de fillettes se poursuivent. Joseph se sent impuissant face à ce monstre qui s’en prend à des petites filles qu’il connaît pour certaines. Il ne peut plus en parler à son père qu’il a perdu d’un mauvais rhume. Le temps passe, Joseph grandit, les meurtres semblent s’arrêter et en tout cas, lui, il s’enfuit vers Brooklyn qui le fait tant rêver. Mais en vieillissant cette vieille histoire de meurtre continue de le hanter.

   Ellory est un auteur globalement encensé. Je m’attendais à un thriller palpitant et haletant. À ma grande surprise ce ne fut pas vraiment le cas. Seul le silence est un roman avec un soupçon d’enquête policière mais pas une véritable enquête policière. On retrouve bien des éléments issus de ce dernier style : des corps retrouvés de petites filles assassinées sauvagement, un shérif… Mais il n’y a pas de véritables recherches. On ne suit pas un homme pleinement impliqué dans la recherche d’un meurtrier mais plutôt un homme qui se sent tout simplement concerné par ce qui arrive là où il vit. C’est donc davantage un enchaînement d’événements auquel nous assistons depuis le point de vue de notre personnage principal qu’une enquête suivie avec recherches de preuves et interrogatoire de suspects.

   Je n’ai ressenti aucune angoisse, aucun suspense… L’histoire m’a semblé plutôt tirer en longueur. Les événements dramatiques qui frappent le personnage apportent un indéniable côté sombre à l’histoire sans pour autant la parer des atours d’un thriller. Il s’interroge davantage sur la foi, Dieu et l’injustice de ce qui lui arrive, car il semble clairement viser par le malheur, qu’il ne poursuit un horrible tueur d’enfants. C’est un roman assez sombre, dramatique mais qui à mon sens ne relève pas d’un véritable policier. Donc si c’est cela que vous cherchez passer votre chemin. J’ai fait l’erreur de m’attendre justement à un policier, j’ai donc été un peu déçue… Et j’ai eu le sentiment d’avoir la main malheureuse dans mes choix littéraires. Au vu des critiques dithyrambiques que j’ai pu lire concernant ce livre en particulier, je me dis que je suis peut-être tout simplement passée à côté de l’histoire.

   Je dois reconnaître néanmoins qu’Ellory a une très belle plume. On peut s’ennuyer dans une histoire et être capable d’apprécier l’écriture. Ce fut le cas. Les phrases sont bien tournées, c’est fluide – heureusement, sinon je ne suis pas sûr que je serai parvenue jusqu’au bout – bien travaillée. On sent un travail de qualité. Ellory est un bon écrivain agréable à lire. J’ai trouvé le personnage principal un peu lisse dans son rapport avec les autres personnages. Une fois adulte il a commencé à me plaire davantage même si j’ai eu parfois envie de le secouer un peu. Il m’a semblé peu émotif face à certains événements et ce qui semble être une chose difficile à vivre – les meurtres qui le hantent – m’a paru surtout pénible à lire car un peu redondant.

   Ce fut sur la fin que finalement j’ai réussi à me sentir bien dans l’histoire. L’aspect judiciaire décrit m’a bien plu et j’ai été bien plus réceptive à cette partie là de l’histoire. Ce qu’il évoque sur la prison est percutant d’autant que ça me paraît toujours d’actualité. Finalement c’est là qu’il m’a le plus convaincu. Bon, sur 500 pages, j’avoue que ça ne fait pas lourd. Mais c’est déjà ça, je termine sur une note plutôt positive.

   En somme, je pense sincèrement être totalement passée à côté de Seul le silence. L’histoire ne m’a pas emporté, je l’ai trouvée longue avec un manque criant de rythme. Cette lenteur a fait que je me suis perdue en route et que ma lecture a été quelque peu difficile. Sur ce sentiment mitigé d’une lecture qui le fut, je vous laisse apprécier l’opportunité de vous plonger dans cette lecture…

Bonne lecture,

Maêlle

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