Capa – L’étoile filante de Florent Silloray

   A l’occasion des fêtes de fin d’année j’ai offert une bande-dessinée à mon papa. Après sa lecture, il m’a envoyé un mail avec un petit texte pour me dire qu’il aimerait vous en parler. Bien évidemment j’ai accepté de lui laisser un peu de place sur le blog et de partager avec vous ce qu’il m’en a dit.

capa

Passionné de photographie, et depuis toujours attiré par les photographes de guerre, je connaissais bien sûr le nom de Robert Capa – une légende dans le domaine du photo reportage. Si bon nombre de ses clichés me sont familiers, après la lecture de cette très belle bande dessiné, il m’apparaît que je ne savais pas grand-chose de la vie de cet homme, et encore moins des raisons qui l’ont poussées à vouloir accrocher en image les scènes les plus terribles au sein même des conflits les plus acharnés aux quatre coins de la planète, entre 1936 et 1954.

Florent SILLORAY, à qui l’on doit le scénario et les dessins, s’est mit dans la peau de Robert Capa pour écrire cette biographie qui m’a envoutée. L’auteur a réussi le tour de force de nous faire voir les clichés de Capa, non pas à travers son objectif, mais en spectateur de ses prises de vues. Les légendes des vignettes sont comme des photos, courtes, précises et instantanées, ce qui donne un bon rythme à la lecture. A travers les pages, c’est aussi un rappel de l’histoire, et on comprend mieux les motivations de cet homme qui a risqué sa vie, pour témoigner en images des horreurs de la guerre, à une époque où l’image valait son pesant d’or dans l’information. J’ai découvert aussi ses amitiés, avec des gens comme Ernest Hemingway ou Henri Cartier-Bresson – un des photographes avec lequel il a fondé l’agence de photo MAGNUM en 1947, et qui existe toujours. Je vous laisse découvrir ses amours, qui vous surprendront sûrement. La vie de Capa est tellement riche, qu’elle pourrait faire à elle seule un scénario de film.

Il aura fallu quarante mois de travail pour que Florent SILLORAY nous livre une œuvre passionnante et riche. Si comme moi vous voulez en savoir plus sur cette étoile filante de la photographie, je vous invite à plonger dans les pages de ce biopic et laissez-vous aller dans l’histoire.

   Choisir une bande-dessinée ou un livre pour quelqu’un, c’est tout un cheminement. Parfois, je sais exactement ce que je veux comme lorsque j’ai offert l’adaptation de Puzzle de Franck Thilliez, parfois j’hésite. Alors je me fais une liste mentale de ce que la personne aime et je farfouille avec l’aide d’un libraire, le même qui m’a déniché le coffret Angel Wings avec le tome 3 à l’autre bout de la France. J’avais repéré Capa depuis déjà quelques temps. Mais j’ai farfouillé, feuilleté ce qu’il m’a proposé, montré, soumis à mon regard impitoyable et critique. Au-delà de la couverture, au-delà de l’histoire, il y a le dessin, cet élément si indispensable en BD. Capa réunissait tout ce que je cherchais avec son histoire parfaite pour un passionné de photographies, un dessin joli et des couleurs douces. Ce fut donc mon choix. Et alors on réalise qu’un livre présente l’avantage de faire plaisir quand on l’offre, puis quand celui qui l’a reçu vient vous en parler avec plaisir, la voix encore émerveillée de sa lecture. Je suis heureuse que ce fut le cas et que cette lecture t’ait plu mon papa.

A mes lecteurs, vous pouvez lui faire confiance, elle doit être drôlement bien comme bande-dessinée !

Maêlle

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