Les beaux étés – Tome 3 Mam’zelle Estérel de Lafebre et Zidrou

   Un troisième opus dans la série Les beaux étés ! Je vous ai déjà parlé des tomes 1 et 2. Encore une fois je suis conquise, cette série tient ses promesses au fil des ouvrages, je ne me lasse pas. Au contraire, je me délecte par avance du plaisir que va me procurer la lecture d’un nouveau tome. Ce troisième volet est surprenant, un vrai retour en arrière, plein de nostalgie qui nous prend un peu aux tripes.

Nous sommes en 1992, la famille Faldérault ne compte plus qu’une ado à la maison. Ils ont mis en vente Mam’zelle Estérel… L’occasion de se remémorer leurs premières vacances avec elle !

   Nous apprenons comment la famille Faldérault est devenue l’heureuse propriétaire de Mam’zelle Estérel, la fidèle 4L rouge dans laquelle nous montons à bord depuis deux tomes. Mû par une générosité tout à leur honneur, le couple déjà parents de deux petites filles, a convié les parents de madame. Enfin c’est surtout une idée de Pierre qui enchante que très moyennement Mado. Destination : Saint-Etienne. Évidemment ça ne fait pas rêver la petite famille mais il faut parfois savoir faire des concessions… D’autant qu’il s’avère que c’est un petit pèlerinage pour Gros-Papy. Et puis Pierre ne peut s’empêcher d’espérer un petit tour jusqu’à la Méditerranée. Malheureusement, les conditions dans lesquelles Yvette-la-parfaite imagine les vacances sont en totale opposition avec les aspirations de la famille Faldérault. Qui se retrouve à devoir faire avec…

   On ne peut que comprendre cet antagonisme entre les désirs de chacun mais nous découvrons aussi les efforts déployés par chaque membre pour s’adapter à la situation. Ce pourrait être nous tellement ils nous ressemblent ! C’est souvent l’humour qui sera le moyen de détendre l’atmosphère et la capacité, notamment du père, d’imaginer une autre histoire fabuleuse derrière la réalité pour ravir ses enfants.

   En toile de fond, le scénariste nous parle également de l’émancipation de la femme mais aussi de son rapport avec la fertilité et le rôle de maman. Une époque qui voit la libération de la femme arrivée avec tout son lot d’injonctions contradictoires. Mado n’est pas en reste, surtout avec sa mère, qui derrière semble-t-il une volonté de bien faire et d’être parfaite, passe son temps à critiquer sa fille. Mais finalement si Yvette est ainsi ne serait-ce pas parce qu’elle envierait quelque peu sa fille ? Et Yvette ne va-t-elle pas finalement finir par accepter un peu de cette insouciance dont sa fille et son gendre sont pétris ?

   Il y a encore plein de bons sentiments, cette bande-dessinée déborde d’amour, de joie de vivre et fait du bien ! Les dessins sont toujours autant un régal pour les yeux – ces sourires sur les visages !! – tandis que le scénario est empreint d’une douceur qui vous enveloppe d’un cocon de bien-être. Nous retrouvons les petites habitudes découvertes dans les précédents tomes, le petit grain de folie de Pierre au moment de partir, en retard comme d’habitude, le passage à la frontière…

   Si vous ne l’avez pas encore fait : lisez-les !

   Si vous n’êtes pas convaincus, je vous invite à lire l’avis de Noukette et de Mo’ !

Bonne lecture !

Maêlle

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