Les petites fées de New-York de Martin Millar

   Le résumé m’avait bien emballé, la couverture était mignonne et puis… Ça parlait de fées ! Les petites fées de New-York de Martin Millar semblait réunir des arguments de poids pour en faire un bon moment de lecture. D’ailleurs Vert, Valériane et AcrÖ s’accordent à dire que c’est un très bon livre… A côté duquel je suis sans doute passée. En effet, l’histoire rocambolesque ne m’a arraché que quelques sourires alors qu’il semblerait que l’humour soit le cœur de cet ouvrage. Chronique d’une lectrice difficile en humour…

Heather et Morag débarquent chez Dinnie à l’improviste et vomissent sur son tapis. Mais ce n’est pas grave. Heather et Morag sont des fées écossaises et le vomi de fée sent la rose pour les humains. Néanmoins, cela ne met guère Dinnie de bonne humeur. Et d’ailleurs que font ces deux fées chez lui ? Leur arrivée va entraîner le début d’une folle aventure pour Dinnie.

   Martin Millar prend deux emblèmes de la fantasy, à savoir deux fées, pour héroïnes et personnages principaux. Heather et Morag se retrouvent dans une aventure totalement loufoque où le rythme effréné ne laisse aucun répit au lecteur. Tant mieux, cela permet de passer d’une blague à une autre sans trop s’appesantir, ce qui, quand on adhère moyennement à l’humour, nous permet d’avancer dans l’histoire.

   Les deux fées m’ont passablement ennuyé par moment, leurs querelles incessantes finissent pas ne plus être drôles et les conséquences de leur inconscience semblent paradoxales avec l’humanité dont elles font parfois preuve. L’auteur critique le système américain à travers ses personnages humains. Entre Dinnie qui ne peut pas payer son loyer et squatte, la maladie de Crohn de Kerry avec tout ce que cela implique (y compris l’assurance santé qui est évoquée, c’est dire !) l’inégalité de la société ressort pleinement en arrière-plan. Sans parler de la désolation et de la tristesse que ressentent les petites fées face aux SDF qui meurent chaque semaine. Cela les dépasse que les humains soient ainsi entre eux. Mais on pourrait parler aussi de la rébellion en Ecosse qui critique ouvertement le monde du travail. Bref, à travers un récit teinté d’humour, l’auteur n’hésite pas à glisser quelques critiques acerbes sur certains aspects de nos sociétés modernes.

   Si je n’ai pas adhéré à cet humour, je ne peux néanmoins pas nier qu’il y en a. Les catastrophes s’enchaînent, entre guerres des gang de fées provoquer par l’ignorance crasse de la vie new-yorkaise des deux fées, donnant un humour fondé sur des incompréhensions, des quiproquos entre peuplades. Les fées de Martin Millar ont des pouvoirs, savent jouer du violon, mais surtout boivent du whisky à outrance, se bagarrent à la moindre occasion… Des fées punk et déjantées à souhait ! Je dois dire que cette image moins lisse de la fée a quelque chose d’assez drôles. En tout cas, cela fait plaisir de voir écorner l’idée de la fée gentille, protectrice, bien sous tout rapport… Voilà de la fée un peu plus fun !

   L’histoire est indescriptible tant elle mêle de multiples pans d’histoire. Une révolte en Écosse donc, Heather et Morag qui ont atterri à New-York pour de sombres raisons. Elles étaient accompagnées d’autres fées, égarées dans Central Park. Des promesses, des pactes, des paris concernant Dinnie et Kerry, le déclenchement de combats de rue avec des fées italiennes, chinoises, guinéennes. L’histoire ressemble à un grand fourre-tout dans lequel malgré tout l’auteur parvient à ne pas nous perdre, ce qui en soi relève de l’exploit !

   En somme, ce fut une lecture moyennement appréciée pour ma part, j’ai eu du mal avec l’humour de l’auteur qui est le ciment de toute cette histoire. Si je reconnais à l’auteur un indéniable talent d’écriture, je ne pense pas que ces œuvres soient faites pour moi. Mais j’aurais au moins essayé !

Bonne lecture,

Maêlle

Lecture que je soumets dans le cadre du Défi lecture 2018, catégorie 11 : Lire une fantasy urbaine (urban fantasy).

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Une réflexion sur “Les petites fées de New-York de Martin Millar

  1. Acr0 24 mai 2018 / 13 h 42 min

    C’est vrai que l’humour est assez acide et il y a un aspect très « capharnaüm » qui peut aussi déborder et rebuter certains lecteurs.

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