Les jours meilleurs de Cecelia Ahern

   Livre de détente par excellence, Les jours meilleurs de Ceceilia Ahern m’a offert un agréable moment de lecture. Je m’attendais sans doute à un peu mieux en découvrant qu’elle était également celle qui avait écrit P.S : I love you qui a semble-t-il connu un certain succès… L’intrigue est sans grande surprise mais l’angle choisi par l’autrice, à savoir l’aspect médiatique du début, nous offre une vision sans concession de notre société. Comme tout roman « initiatique », l’héroïne mériterait quelques baffes mais heureusement pour nous pauvre lecteur, certains personnages s’en chargent à notre place…

Kitty vient de ruiner sa carrière de journaliste, elle n’a plus aucun avenir  à la télé et ne doit sa survie qu’à la presse écrite. Dans le journal où elle a commencé à faire ses armes, elle parvient à garder sa place grâce à la solide amitié qui la lie aux fondateurs du titre. Malheureusement son amie et fondatrice, se meurt. Elle propose néanmoins un dernier sujet à Kitty avec pour seule base une liste de 100 noms.

   Les caractères des personnages secondaires sont vraiment bien décrits. Je me suis beaucoup attachée à Bob qui continue de croire en Kitty tout en se demandant ce que sa femme tramait avec cette liste de noms. Le désoeuvrement de cet homme face au vide laissé par celle qu’il aime est terrible à lire. Cela met d’autant plus en perspective le ressenti de l’héroïne qui oscille entre abattement – là elle est pénible – et prise de conscience.

   Kitty a révélé un scandale, ruiné la vie d’un homme parce qu’elle a cru la parole de deux soi-disant victimes qui n’en étaient finalement pas. L’autrice décrit crûment, sans concession, les conséquences de cet acte irresponsable. Car Kitty n’a pas suffisamment vérifié les dires, elle a fait confiance mais surtout elle a cherché à avoir les projecteurs braqués sur elle. Elle a pris la grosse tête sans s’en rendre compte.

   Seulement voilà, l’autrice malmène son personnage jusqu’au bout. Un malheur n’arrive jamais seul paraît-il, alors Kitty se voit larguée par son mec, se met à dos son propriétaire, se fait harceler par le comité de soutien du faux-coupable… Elle finit par comprendre qu’elle vit ce qu’elle a infligé à ce dernier.

    L’évolution de l’héroïne va se faire au gré de truculentes rencontres ainsi que de retrouvailles. Si il y a bien une chose que nous comprenons en fermant ce livre, c’est qu’il faut savoir rester aux choses simples. Et que bien souvent les histoires sensationnelles sont celles vécues par des gens lambdas. L’exceptionnel est là où on ne s’attend pas à le trouver, il suffit d’écouter ce que les gens ont à raconter…

   Rien à dire sur la plume légère et très fluide de Cecilia Ahern, c’est très plaisant à lire. Je me suis prise à l’histoire et j’ai finalement eu envie de savoir comment allait rebondir notre héroïne à laquelle je ne me suis pas vraiment attachée. L’histoire m’a plu davantage que le personnage principal qui la vit. 

   En tout cas, ce genre d’histoire fait du bien et met un peu de baume au cœur.

                                                          Bonne lecture !

                                                                                                                                                      Maêlle 

Lecture partagée dans le cadre du Défi lecture 2018 – catégorie 54 : lire un livre dont le personnage principal est une femme

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