Blitz – Black out de Connie Willis

   Après ma lecture enthousiasmée et enthousiasmante du roman Interférences de Connie Willis, j’ai voulu poursuivre avec un autre de ses romans, Black out premier tome d’un diptyque, sur-titré Blitz. La quatrième de couverture était prometteuse mais j’ai finalement été déçue par un roman qui traîne parfois en longueur malgré une immersion complète dans les événements de la seconde guerre mondiale.

Dans un futur proche, à l’université d’Oxford, on rêve de devenir historien. Le métier est dépoussiéré grâce aux voyages dans le temps : désormais pour étudier l’histoire, on part la vivre. Cela nécessite moult précautions mais de toutes façons, le passé se protège et ils ne peuvent l’affecter. Du moins, en sont-ils persuadés. Mais si finalement, la venue de ces étrangers dans la trame du passé l’affectait davantage que ce qu’ils pensaient ?

   Dans ce premier volet, nous voilà projeté en pleine période du blitz à Londres avec Polly Churchill, tandis que nous suivons également Merope qui s’occupe d’enfants évacués à la campagne et de Paul Davies, parti quant à lui pour Pearl Harbor.

   Quand les historiens partent, ils doivent étudier précisément l’époque dans laquelle ils souhaitent être envoyés. Rien n’est laissé au hasard : vêtements, bijoux, conduite de véhicules… A l’université tout s’apprend et ce qui n’a pas le temps de s’apprendre peut être implanté avec toutefois des limites dans l’utilisation de cette technologie. Vous l’aurez compris, nous sommes dans un monde futuriste mais qui va nous plonger… Dans le passé.

   En effet, l’université est doté d’un laboratoire dont les responsables ouvrent des passages dans la trame du passé pour envoyer les historiens au plus près de ce qu’ils veulent étudier. Cette pratique des voyages dans le temps semble sécurisée et maîtrisée mais nous allons découvrir que les certitudes dont sont pétris ceux qui l’utilisent, vont être malmenées au gré du récit.

   Reprendre l’idée du voyage spatio-temporel pour en faire une méthode d’apprentissage de l’histoire est plutôt géniale ! Les historiens partent avec un avantage indéniable : ils savent ce qui va se passer. C’est aussi ce qui leur permet de survivre dans le chaos d’une guerre : ils savent quand va tomber tel immeuble, où vont avoir lieu les bombardements tel jour etc. Pour peu qu’ils aient eu le temps de tout apprendre avant de partir. Car dans le cas contraire, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes et doivent apprendre à survivre par leurs propres moyens. Avec la crainte sans cesse renouvelée, de modifier un événement historique d’apparence anodine mais aux répercussions importantes. C’est là-dessus que l’histoire se joue principalement.

   Le récit est puissamment immersif : Connie Willis décrit avec précision le quotidien pendant la guerre. Les nuits passées dans les galeries du métro, les magasins qui continuent à fonctionner, les restrictions… C’est un point fort du récit. Mais je dois avouer que j’ai eu le plus grand mal à m’attacher aux personnages. Et je n’ai pas été emportée par leurs turpitudes et leurs hésitations. Elles m’ont davantage ennuyé surtout sur la durée.

   En effet, si au départ on peut effectivement s’interroger sur un acte et ses conséquences, quand c’est la cinquième ou dixième fois qu’un des personnages s’interroge cela devient redondant. Quant au personnage de Paul Davies, je ne m’y suis pas du tout attachée et il m’a beaucoup agacé. Il y a pour moi un sacré déséquilibre entre l’histoire immersive et les personnages qui nous amènent à prendre indéniablement de la distance avec le récit.

   C’est donc ce qui ressort principalement de ma lecture de ce premier volet. L’écriture est toujours de grande qualité, les descriptions sont à couper le souffle et rendent le récit immersif mais les personnages sont peu attrayants et au final j’ai ressenti de l’ennui avec l’envie d’en finir avec ma lecture. Je suis sortie un peu déçue mais je reste tout de même sous le charme de la plume de l’autrice. Ce qui m’amène à penser que je vais continuer à découvrir ses ouvrages malgré tout, notamment la suite de celui-ci.

   Lune et AcrÖ  ont un avis plus enthousiaste qui tend à me convaincre de poursuivre ma lecture avec le tome 2…

Bonne lecture !

Maêlle

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