Meurtres à Pékin de Peter May

   C’est sur les conseils de ma fidèle amie et lectrice de policiers que je me suis (enfin!) plongée dans la série chinoise de Peter May. Si l’auteur ne m’était pas inconnu grâce à cette même amie, je n’avais pas récidivé. C’est désormais chose faite et j’ai littéralement avalé les pages. En quelques jours les presque 500 pages étaient lues et moi, je frémissais d’impatience de pouvoir lire la suite. Malheureusement il va falloir attendre septembre et un passage dans la ville rose pour pouvoir enchaîner, je vais combler cette attente avec tous les autres ouvrages en attente de lecture. Et en vous parlant de ce roman policier.

Margaret Campbell est une médecin légiste américaine invitée à donner des cours à l’université criminelle de Pékin. Spécialiste de l’étude des corps brûlés, elle est invitée à autopsier un cadavre retrouvé dans un parc en train de se consumer. L’enquête est confiée au commissaire Li Yan qui va devoir apprendre à côtoyer cette femme étrange aux mœurs différentes des siennes.

   Disons-le tout de go, l’enquête est un prétexte pour s’immerger dans la culture chinoise. Si elle est intelligemment menée et portée sur un sujet très intéressant, à savoir les organismes génétiquement modifiés, la richesse de l’histoire est la confrontation de deux cultures radicalement différentes.

   Le duo fonctionne parfaitement bien malgré toutes les difficultés qui sont les leurs. L’arrogance américaine se retrouve confrontée au sentiment de supériorité chinois. Seulement, cela se passe sur le territoire chinois et non en Amérique du Nord. Et j’ai aimé découvrir la culture chinoise à travers Margaret qui sans être hautaine, ni méprisante est pleine de préjugés qui auraient pu être les miens.

   Margaret est à un moment de sa vie extrêmement compliquée et elle voit dans cette opportunité de cours à l’étranger l’occasion de s’éloigner du marasme de son quotidien. La Chine est un lieu de fuite où elle débarque en s’étant à peine renseignée sur la culture d’où une immersion extrêmement difficile. Mais son intelligence va l’aider à s’en sortir, Margaret apprend et apprend vite des personnes qu’elle côtoie. Surtout quand il s’agit de survivre ou de ré-apprendre à vivre.

   Li Yan de son côté, a du mal à entendre les critiques de Margaret et démonte ses a priori avec une froideur qui le rend presque antipathique. Profondément attaché à son oncle qui l’a élevé, ancien policier extrêmement réputé, il cache derrière son impassibilité, une pudeur touchante. Mais il a surtout fort à faire avec trois cadavres sur les bras, à trois endroits différents. Tous tués avec un professionnalisme qui inquiète l’enquêteur. Et il peut être inquiet car son enquête, sa façon de faire va déranger…

   Si l’enquête porte bien initialement sur des meurtres, le mobile de ces derniers va s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît et indirectement lié à un scandale que l’on tente d’étouffer. Ces passages détaillés par l’auteur démontre sa volonté de servir une intrigue fouillée, basée sur des éléments scientifiques. Par contre, risquez-vous à être un peu surpris, la publication du livre date de 1999, il convient donc de se remettre autant que faire ce peut, dans le contexte géopolitique et les connaissances scientifiques de l’époque.

   L’enquête policière a été parfois un peu convenue et j’ai senti venir pas mal de choses. Pour autant, emportée comme je l’étais par la plume de l’auteur, cela ne m’a nullement dérangé d’autant qu’il est quand même parvenu à me surprendre sur certains événements. Je me suis laissée porter, intriguée par la relation qui se nouait entre nos deux protagonistes et la façon dont ils allaient se sortir des situations délicates dans lesquelles ils s’étaient mis : Margaret vis-à-vis de l’université et Li Yan vis-à-vis de sa hiérarchie. Et je me suis laissée emporter également par la cuisine chinoise, les endroits atypique que Li Yan lui fait découvrir, me disant intérieurement qu’il n’y a pas meilleur guide qu’un autochtone.

   J’ai donc beaucoup aimé l’ensemble. La prévisibilité que revêt par instant l’histoire n’a nullement entaché mon plaisir de lecture. Il me tarde de pouvoir la poursuivre et de retrouver ces deux personnages si mal assortis mais si enrichissant l’un pour l’autre.

Bonne lecture !

Maêlle

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