Nos âmes la nuit de Kent Haruf

   Voilà une nouvelle lecture programmée dans le cadre du challenge de la rentrée littéraire organisé par Sophie Hérisson et Léa Touchbook. Une envie littéraire suscitée par la simple lecture de la quatrième de couverture. Puis j’ai appris que Kent Haruf était un auteur américain décédé en 2014 qui a laissé des œuvres très appréciées. Je dois dire que pour une première je ressors de ma lecture avec ce même sentiment.

nos-ames-la-nuit

Lire la suite

Légende de la garde – Automne 1152 de David Petersen

   Voilà une découverte littéraire suscitée par AcrÖ. Comment ça, ça faisait longtemps ? Non, je ne pioche pas toutes mes envies littéraires chez Livrement ! Mais je suis attentivement son blog et je dois dire que j’ai eu l’occasion de faire de belles rencontres livresques grâce à elle. Je vous laisse le soin de lire son article au sujet de cet ouvrage et je vous mets au défi de ne pas succomber à son achat ! Après ça,je vous invite à lire mon propre article…

Automne (4)

Lire la suite

Amour et Psyché d’Apulée – Diane de Selliers

   Voilà un conte datant des anciens, héritage d’une culture éternelle et admirée, descendu jusqu’à moi par la grâce d’un ange grec. J’ai rencontré ces deux êtres enlacés pour la première fois au musée du Louvre. Je suis restée en admiration devant la statue « Psyché sauvée par Amour » qui m’a beaucoup marqué et totalement fait voyager à travers le temps. La façon dont Amour prend Psyché dans ses bras, la douceur et l’amour qui ressort de cette œuvre ont résonné en moi.

   Amour et Psyché est un conte fort ancien qui n’a pas pris une ride. La force de ces récits est leur côté inaltérables malgré les années qui passent et l’évolution culturelle. Tragique sans être dramatique, tout n’est qu’attentions délicates et amour fou dans cette histoire mythologique.

Afficher l'image d'origine

   Ce petit ouvrage a été offert lors de la journée des libraires. Un bel hommage aux amoureux de la lecture, des beaux livres et des histoires intemporelles. Je l’ai découvert chez Agnès Giard.

Lire la suite

En vrac : travaux, travail, anniversaire, transports en commun.

   Je ne suis pas d’une nature à raconter ma vie personnelle, mais si peu de présence valait bien un petit billet au titre mystérieux. Au-delà de quelques contraintes liées à des travaux, il faut ajouter là-dessus un concours passé et une nouvelle mission au travail extrêmement prenante. Tout ceci explique le peu de temps à consacrer à la lecture. Un sacrifice temporaire que j’espère payant pour l’avenir !

   Me voilà donc de retour. Les travaux ne sont pas terminés mais j’ai à nouveau du temps pour lire. Et de la lecture en perspective. En réserve, Erri de Luca m’attend, Pratique de l’amour de Michel Bozon, commencé mais non terminé est au programme ainsi que Tu n’as rien à craindre de moi de Joann Sfar, sa dernière BD. Mais ça n’est pas tout. Un petit salon du livre perdu dans la campagne charentaise m’a amené à garnir ma bibliothèque d’un livre de Robert Ludlum dont j’ai lu – et fortement apprécié – Le Manuscrit Chancellor et un livre du regretté Bernard Simonay, décédé le 21 mai 2016. J’avais découvert cet auteur à travers son livre Le Secret Interdit. J’ai lu également de lui La Prophétie des glaces, La vallée des 9 cités, Les Amant de feu, L’appel de l’Orient, La fille de la pierre. J’appréciais sa plume. Je lui souhaite bon voyage et vous invite à le découvrir.

   En parlant de voyage, je suis régulièrement amenée ces derniers temps à me laisser transporter par le train et les transports en commun. TGV, TER, il ne manque plus qu’un petit tour en Intercité et j’aurai fait le tour de la SNCF, auquel s’ajoute le métro parisien, le tram bordelais et le bus pictavien. Je me suis amusée à regarder les gens qui m’entouraient. Je ne sais pas vous, mais quand j’ai la tête farcie d’informations à retenir, ballotée entre deux voyages, avec mille choses à penser et à gérer, j’adore m’évader à travers la vitre du train ou m’égarer dans la contemplation de mes semblables. Aucune sociologie dans tout ça, juste de simples constats qui prêtent à sourire. J’ai remarqué ce voyageur qui a pris une revue et qui inexorablement pique du nez jusqu’à se laisser emporter par une brève sieste avant de reprendre sa lecture. La jeune femme qui sourit en lisant laisse à penser à l’impudique observatrice que je fais, que sa lecture est des plus agréables. Et elle s’inquiète de savoir si cela va durer, je la vois qui furète vers la fin du livre pour calculer le nombre de pages qui lui restent. Avouer que vous l’avez déjà fait ! Ou regarder quelques pages plus loin, le coeur trop étreint par l’angoisse du suspens pour supporter attendre de savoir ce qu’il advient du héros attachant. Certains lisent des livres anciens aux bords de pages jaunis. D’autres, une femme dont je me souviens, tenait dans ses mains un livre si neuf, que j’imaginais qu’elle l’avait achetée juste avant de monter dans le train. Le roman de gare résume à lui seul l’importance de la lecture dans le monde ferroviaire. Une si fine feuille de papier au milieu des monstres d’acier. Lire un livre dans le train, c’est un peu comme voyager deux fois. Le lecteur-voyageur est doté de la capacité de s’évader deux fois plus.

   Tandis qu’on me fit remarquer par le passé que parmi les personnes croisées dans la rue, la majorité m’était inconnue, je constatais que les livres qui absorbaient mes compagnons anonymes de voyage l’étaient tout autant. Cela donne le tournis d’imaginer tant et tant de livres.
Je fais partie des personnes qui usent de chaque instant disponible pour lire… Mais pas seulement. J’ai aussi pris le temps de dormir, de regarder le paysage défiler à une vitesse qui m’impressionne toujours autant. Je tombe en admiration devant l’immense échafaudage de la gare de Bordeaux qui semble vous enfermer dans une cage et qui porte sur lui les ouvriers chargés de rendre à celle-ci toute sa beauté. Plonger les yeux dans les pages de mon livre m’empêche de voir – mais non d’entendre – les talons qui claquent de la personne qui accourt le souffle court pour monter dans son train. Les baisers échangés sur la marche du train juste avant son départ. Qu’on se le dise, les gares sont des lieux où l’on peut y trouver pêle-mêle de l’amour, des séparations, de la lecture, des pleurs, des cris de tristesse ou de joie. On y croise des gens qui se retrouvent et s’enlacent tendrement, d’autres qui se séparent à regret. C’est un lieu de vie que certains ont décidé de parer des oripeaux de la mort comme à Bruxelles.

   Au milieu du tumulte bien caractéristique de la gare, je suis une lectrice installée avec mon livre qui savoure de multiples voyages avec l’envie de les partager avec vous. Je résiste un peu, pages à la main, à ceux qui voudraient nous faire craindre de voyager.

   Aujourd’hui, cela fait 5 ans que je partage mes lectures sur La biblioblog de Maêlle. Je n’ai pas vu le temps passer et j’avoue que quand j’ai commencé, j’ignorais combien de temps je le ferai. Ainsi donc, la phrase selon laquelle « On ne va jamais aussi loin que quand on ne sait pas où l’on va » (Christophe Colomb) recèle une part de vérité. Une chose est certaine, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, à écrire ces articles, à partager avec certain(e)s bloggeurs(euses) (auprès desquelles je m’excuse de mon absence de ces derniers temps sur la blogosphère) et avec toutes celles et ceux qui prennent le temps de me lire. Merci à vous car c’est de vous savoir pour certains, dans l’attente de me lire, que je puise l’énergie nécessaire pour chroniquer.

sac

Bonne lecture à tous et à très bientôt !

Maêlle

Bonne année !

Voilà maintenant quelques années que je suis sur la blogosphère et une nouvelle année a commencé depuis quelques jours.

Je vous souhaite à tous une excellente année à venir. Je vous la souhaite riche en rencontres passionnantes, qu’elles soient dans les livres ou dans la réalité, je vous la souhaite fantastique, remplie de moments de joie, de bonheur, d’amour et d’amitiés.

Bonne année livresque à tous les lecteurs aguerris, à venir, débutants, qui s’ignorent encore et à bientôt pour de nouvelles chroniques.

Maêlle

Le poids du papillon de Erri De Luca

   Un interlude poétique entre deux livres et des films. Lire Erri de Luca c’est prendre un moment pour soi hors du temps. C’est oublié tout ce qui nous entoure pour être  transporté par la plume de l’auteur italien. J’ai décidé, sans raison autre que le plaisir de la lecture, de lire toute sa bibliographie. Cela me prendra du temps, sans aucun doute, mais je suis assurée que ça sera un temps de paix et de plaisir.

   Le poids du papillon, c’est le poids de l’âge, le poids des ans. Tous ces jours qui s’accumulent, ces saisons qui voient le corps doucement devenir moins fort, moins endurant. C’est l’histoire d’un chasseur et d’un chamois redoutable. D’un respect mutuel et de vies qui déclinent comme le soleil sur les montagnes en fin de journée. On sent, à travers chaque mot, chaque paysage, transparaître l’auteur derrière l’homme. Le pas sûr de l’alpiniste chevronné, les voies d’escalade inconnues de tous sauf de lui et des chamois, c’est le ciel céruléen au dessus des roches, des pâtures, l’air frais et pur, le soleil hivernal qui réchauffe moins le corps que l’âme. C’est tout cela et bien plus encore. Loin d’être lassant Erri de Luca se renouvelle sans cesse dans sa poésie, puisant dans sa vie empreinte de solitude et de montagne une incroyable inspiration qui trouve un écho chez moi.

papillon

Lire la suite