Challenge Le projet Maki

   Ces deux dernières années j’ai participé au challenge Défi lecture. Et si celui-ci a été sympa car m’a permis d’échanger un peu avec d’autres lecteurs.rices, j’ai trouvé aussi qu’on tournait un peu toujours autour des mêmes auteurs et des mêmes livres. J’ai donc décidé cette année de me tourner davantage vers des challenges avec des thématiques un peu plus éloignées de ma zone de confort et qui au passage me permettraient de faire un peu de vide dans mes livres en attente de lecture. C’est grâce à Lune via l’oiseau bleu que j’ai pris connaissance du projet Maki. Yogo nous propose de participer à un challenge consistant à lire des formats courts issus des lectures de l’imaginaire. Avec pour objectif ultime le Maki Catta soit la lecture de 52 formats courts, un par semaine. Mais je vous rassure, il y a plein de paliers intermédiaires !

   J’ai donc décidé d’y participer à hauteur de 13 lectures de nouvelles, novellas, recueils… Je pense pouvoir tenir cet objectif grâce à quelques anthologies qui traînent sur mes étagères mais aussi avec quelques envies de lecture qui trouveraient toute leur place dans ce défi, notamment découvrir Liu Cixin, peut-être à travers Terre errante dont Lune a parlé et La ménagerie de papier de Ken Liu qui me donne très très envie.

   Le blog va donc s’agrémenter de chroniques de formats courts, il y avait bien longtemps que ça n’était pas arrivé ! Pour plus d’informations vous pouvez directement aller voir chez Les lectures du Maki comment le challenge s’organise.

A très bientôt pour de nouvelles lectures !

Maêlle

Fées dans la ville – Recueil de nouvelles

   Je me suis laissée tenter par un petit recueil de nouvelles édité chez ActuSF prêté par Lintje. Une anthologie dirigée par Anne Fakhouri dont le nom ne m’était pas inconnu. Le titre du recueil ne pouvait que m’inspirer « Fées dans la ville » qui m’a tout de suite fait penser à la chanson de Zaz contant sa rencontre avec une fée.

   J’imaginais des fées dissimulées à nos yeux dans des objets du quotidien, à la périphérie de notre conscience. Bon, pour le coup, mon idée a été quelque peu douchée puisque j’ai eu du mal à trouver les fées dans le panel de nouvelles proposées !! Cela n’enlève rien à la qualité des écrits du recueil ni à l’intérêt qu’ils peuvent susciter. J’ai seulement eu du mal à faire le rapprochement entre le titre et le contenu. Un détail vous allez me dire. C’est pas faux. On peut en faire abstraction. 165 pages pour 8 nouvelles.

 fées

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Twenty – Erich Von Götha

   L’éclectisme littéraire est pour moi, une grande richesse. J’aime lire de tout. Presque tout m’intéresse. Il est évident que les lectures me plaisent plus ou moins. Qu’elles restent ancrées en moi plus ou moins longtemps. J’ai mes préférences, mais c’est avec plaisir que je me tourne vers des genres divers et variés. Et pourquoi pas l’érotisme ? J’ai eu l’occasion d’effleurer ce sujet via ma chronique de l’anthologie 69 dont la lecture a eu lieu dans le cadre du challenge de Lune. Ce fut d’ailleurs la lecture d’une de ses chroniques qui suscita en moi l’envie de partir à la découverte de ce recueil dont je garde un agréable souvenir.

   L’érotisme est un style propre, avec ses règles, ses auteurs et ses lecteurs. Là où le roman érotique suscite l’imagination, la bande-dessinée offre un support visuel qui change totalement la donne. A mon sens, l’enjeu pour la bande-dessinée érotique est de réussir à offrir un dessin de qualité associé à un scénario qui l’empêche de sombrer dans la vulgarité sexuelle qui ne suscite chez moi aucun intérêt. C’est un exercice que je trouve plutôt difficile… Difficile pour l’auteur qui se lance dans ce défi, difficile pour le lecteur de trouver son bonheur. Mais certains sortent du lot et méritent qu’on en parle ! Car la littérature c’est tout cela et bien plus encore…

   Milo Manara est largement connu et réputé dans le milieu de la bande-dessinée érotique. « Le déclic » est fameux et ses associations avec des auteurs divers, tel que Hugo Pratt (Corto Maltese pour situer), le rendent particulièrement riche et intéressant. Sans compter que son coup de crayon vaut le détour. J’ai découvert dans la même veine, il y a de cela quelques années, Erich Von Götha. « Dans la même veine » car je trouve le dessin particulièrement beau. Notamment pour « Twenty », que j’ai eu l’occasion de lire dans son intégralité. Et dont je vais plus particulièrement vous parler.

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Fugue en ogre mineur – Anthologie dirigée par Anne Fakhouri

   Un nouveau recueil de nouvelles qui s’inscrit dans le challenge JLLN de Lune, édité chez ActuSF. La couverture joliment illustrée par Fabien Fernandez nous donne le ton de cette anthologie dirigée par Anne Fakhouri.

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   Nous parlerons d’ogres et uniquement d’ogres. Pas que des ogres métaphorique comme j’ai pu en lire dans le passé (Notamment « « L’Ogre de Rostov » de Robert Cullen. Horrible. Passionant. C’est une histoire horrible et vraie : un tueur en série en Russie, qui mutilait atrocement ses victimes. Un tueur qui est passé entre les mailles du filet de la police, à cause d’une administration lourde, d’un manque de motivation des policiers mal-payés… On y voit le combat de deux membres de la police de l’URSS de l’époque contre un personnage odieux. Leur persévérance finira par payée. Tout en étant une enquête, c’est aussi une vision interne de la Russie très intéressante.) mais également les créatures imaginaires peuplant les contes pour enfants et dont les parents menacent leurs enfants trop turbulents. L’idée est en soi assez originale pour être signalée. D’ailleurs Anne Fakhouri parle de tous les ogres dans sa préface : ceux qu’on connaît dans les contes et ceux qui sévissent aujourd’hui via internet ou devant les écoles. L’ogre est une image incarnant bien souvent une forme du mal. Un ogre est toujours mauvais car il est récurrent qu’il dévore les enfants. Néanmoins, il existe plusieurs types d’ogres comme il existe plusieurs types d’humains. Tous pareils et tous différents à la fois.

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