Culottées de Pénélope Bagieu

   J’avais entendu parler de Pénélope Bagieu après la polémique liée au FIBD dont la sélection ne comportait aucune femme. J’ignorais que de cet événement avait découlé de petites bande-dessinées publiées sur Le Monde. Je connaissais donc la dessinatrice mais pas son œuvre. Et puis j’ai regardé un documentaire sur les viols conjugaux. L’équipe d’Envoyé spécial derrière ce documentaire a fait un travail vraiment très soigné, expliquant bien la création de ce crime dans le code pénal, les raisons et en se focalisant sur l’histoire de trois femmes toutes victimes du même homme. Néanmoins, le tournage s’est trouvé stoppé par la salle d’audience. En effet, sauf sur autorisation, dans des cas très encadrés, il est strictement interdit de filmer dans une salle d’audience. Les assises n’y échappent pas. Mais comment parler de viols conjugaux, du combat de ces femmes sans pouvoir retranscrire l’audience et l’ambiance qui y règne, sans parler du courage qu’il faut à ses femmes ? En envoyant Pénélope Bagieu dessiner pour eux le déroulement des débats. Et c’est ainsi que j’ai découvert par écran interposé le travail remarquable de l’auteure. Ses dessins étaient empreints d’empathie, de respect et ils retranscrivaient précisément ce qui avaient pu se dire tout en montrant les émotions qui traversaient les femmes à la barre. Après ça, je me suis dit qu’il était impératif que je lise une œuvre de cette femme. Mon choix s’est porté sur Culottées pour en avoir entendu du bien et pour le sujet que le sous-titre résume très bien : Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent.

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Tu n’as rien à craindre de moi de Joann Sfar

   Un peu de dessin parmi tous ces romans dont j’ai à vous parler. La bande-dessinée demeure un art que j’apprécie toujours autant ! La première dont je vais vous parler est d’un auteur-dessinateur reconnu, notamment depuis qu’il a publié et réalisé par la suite en film d’animation, Le chat du rabbin. J’ai découvert Joann Sfar davantage par les planches qui ont été diffusées notamment sur le site internet du Huffington Post que par ses premières œuvres. En effet, c’est à l’occasion de son carnet Si Dieu existe ? que sa collaboration a eu lieu avec le journal et c’est par la-même que je découvris ces ouvrages originaux pour lesquels je nourris un attrait indéniable. Ce dernier a la particularité de relater, notamment, ses états d’âme après la perte de ses amis de Charlie Hebdo. En effet, il fut dessinateur pour le journal pendant quelques temps et y noua de sérieuses relations qui trouvèrent une fin abrupte dans les attentats que l’on sait. Pour ma part, je devins l’heureuse propriétaire d’un de ses carnet à savoir celui qui s’intitule Greffier et qui relate le procès des caricatures de Mahomet dont Charlie Hebdo fut la cible. Je m’apprête désormais à vous parler de sa dernière bande-dessinée Tu n’as rien à craindre de moi.

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