Iroquois de Patrick Prugne

En voilà une belle BD arborant une bien jolie couverture. Iroquois de Patrick Prugne est sortie à la fin de l’été dernier chez l’éditeur Daniel Maghen. A travers un récit fouillé, des illustrations fidèles à l’Histoire, Patrick Prugne nous livre une œuvre de grande qualité qui a su à la fois m’instruire et me faire rêver.

Couverture de Iroquois

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L’île du serment de Peter May

   Ce livre me fut offert il y a maintenant près d’un an par une amie proche dont les goûts littéraires sont portés vers les thrillers, policiers glauques et moins glauques, les enquêtes criminelles de toutes sortes pourvu qu’elles soient rondement menées. Elle a découvert cet auteur d’origine écossaise, vivant en France, à travers une série dite « chinoise » composée de six romans. À côté de celle-ci se trouve la série « écossaise », celle de « l’assassin sans visage » mais aussi divers romans qui ne s’inscrivent pas nécessairement dans une suite. L’île du serment fait partie de ces derniers. Une façon agréable de pouvoir découvrir un auteur sans pour autant se lancer dans une longue série parfois un peu éprouvante. La lecture m’a paru fort longue, sans doute parce que je manquais de temps pour m’y atteler véritablement. Mais voilà, je l’ai fini et il m’en reste un agréable souvenir de lecture dont je m’en vais vous parler plus longuement.

peter may

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Fugitives – Alice Munro

Je termine le challenge de Lune (JLNN pour ceux qui commenceraient par la fin…) par un recueil de nouvelles d’une auteur dont nous avons beaucoup entendu parler, et pour cause, elle a reçu le prix nobel de littérature. Pour ceux qui vivraient sur une autre planète, je précise qu’elle est la première auteure de nouvelles (principalement, elle a un roman à son actif) distinguée par ce prestigieux prix. Certains y ont vu une reconnaissance globale du « style » qu’est la nouvelle. Une nouvelle n’est pas un « mini-roman » ou un roman inachevé. La nouvelle est un genre à part entière dans lequel certains excellent et d’autres échouent au même titre que dans le genre romanesque. Peut-être parce que je me suis essayée dans le domaine de l’écriture, que je suis particulièrement sensible à ce style dans lequel il s’avère que je me sens bien, alors que j’ai commencé avec l’ambition d’écrire plutôt un roman… Là où le roman peut prendre son temps, développer personnages, paysages, ressentis, émotions, la nouvelle doit condenser, aller à l’essentiel, trouver le mot juste pour parler immédiatement au lecteur. On n’a pas le temps de s’étaler. La nouvelle va droit à l’essentiel. Et ce dernier varie d’une histoire à une autre : tantôt ce sera un personnage à découvrir, tantôt une émotion, parfois une histoire singulière. La nouvelle se concentre sur quelque chose en particulier. À sa manière, elle développe de manière intense, une chose bien précise définie par l’auteur. Et il ne faut pas perdre le fil de sa pensée, se laisser distraire par l’envie qui consiste à expliciter certaines choses, à en rajouter. Non. La nouvelle c’est aussi l’art de suggérer pour l’auteur et l’art de deviner pour le lecteur. Il est évident qu’Alice Munro est douée dans ce domaine. Indéniablement, j’adhère à la récompense qui lui a été décernée, elle la mérite, elle, mais aussi le genre tout entier qui est derrière. Pour autant, sur un recueil long de 382 pages, comportant 8 nouvelles, Alice Munro n’a pas souvent su me faire vibrer, me faire ressentir ce que j’espérais : des émotions intenses. Mais je vous invite à en parler un peu plus…

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Ysabel de Guy Gavriel Kay

   Dans la douceur d’une fin de journée de printemps, en Provence, là où les cigales chantent quand le beau temps devient chaleur, GGK nous emmène à la rencontre de l’Histoire. La nôtre, celle du monde, celle qui est passée, celle à venir. Laissez vous envahir par la force qui émane des ruines autour de la ville d’Aix en Provence. Une fois que vous avez vu ce bout de France à travers les yeux de l’auteur, tout change. Ca donne envie d’aller là bas et de se laisser porter par la richesse de ce pays qu’est le mien.

=> Ned accompagne son père, célèbre photographe, en Provence où celui-ci vient réaliser des clichés pour illustrer une histoire de cette région. Il ne peut rester seul au Canada, sa mère est partie en mission humanitaire. Le voilà donc à découvrir Aix en Provence aux côtés de son père mais aussi de ses assistants. Et surtout de son assistante, Mélanie, qui tente d’avoir toujours une pensée pour lui, ce qui a le don de l’exaspérer. Classique quand on est ado et qu’on a toujours quelqu’un sur le dos. Mais son quotidien va se trouver bouleverser quand il va rencontre Kate, une américaine qui fait ses études en France, et un homme inconnu dans une chapelle. Et puis Mélanie va disparaître… Autant d’événements qui vont propulser Ned dans une histoire vieille de plusieurs millénaires où il n’est pas sur d’avoir sa place.
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