Les sorcières du clan du nord – Le sortilège de minuit de Irena Brignull

Maêlle soupire, rayant une énième journée de challenge loupée. Elle avait du régler un problème d’invasion d’araignées, les pourparlers avec leur reine pour obtenir d’elles qu’elles déménagent dans un bâtiment annexe avaient été longs et laborieux, tandis qu’une vieille magicienne un peu sénile s’était mise à lancer des sorts de façon anarchique. Peu nombreuses dans la région, Maêlle avait été appelée en renfort, transformant ici ou là quelques passants en mouton afin de leur faire oublier ce qu’ils venaient de voir. Et voilà qu’elle avait donc temporairement une certaine Batista dans une des chambres d’amis, en attendant que la confrérie des magiciennes à laquelle elle appartient se manifeste. Maêlle avait dû user de tout un tas de vieux sortilèges et autres charmes pour s’assurer que la vieille dame n’allait pas détruire sa maison par inadvertance. Finalement, les cookies et le thé Roobios au potiron avaient fait des merveilles. A moins que ça soit la potion de sommeil sans rêves qu’elle avait glissée dedans qui avait été si efficace. Toujours est-il qu’elle bénéficiait enfin d’un petit moment de répit. Ce fut donc sous son plaid et dans son canapé qu’elle avait entrepris de terminer sa lecture et d’écrire à ses amis du challenge…

   J’ai découvert ce titre via le blog de Dear Ema, et il m’a semblé que cette lecture s’accordait parfaitement au thème du challenge Halloween de Lou & Hilde. Alors je n’ai pas trop hésité et ai terminé ma lecture en temps et en heure pour vous la présenter en ce jour de rendez-vous sorcellerie ! Avant de me lire, je vous invite à jeter un œil à la couverture que j’ai trouvée très réussie, elle donne vraiment envie…

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Les couleurs de l’acier de K.J. Parker

   Si je devais retenir un mot pour qualifier cette lecture, ce serait « laborieuse »… Vous allez me dire que je n’ai pas la main chanceuse en ce moment et je vais finir par le croire !! En vérité, ce roman lu en format e-book sur ma Kobo présente un énorme défaut : sa mise en page. J’ai pesté, râlé, soupiré face à ce qui fut une expérience de lecture catastrophique. Pourtant, je l’ai acquis auprès de la Fnac lors de la « grosse opération » Bragelonne (qui a d’ailleurs lieu en ce moment même !) Qu’est-ce qui fut si pénible ? L’absence de marquage de transition. Je m’explique.

   Vous avez là un roman à la troisième personne dans lequel l’auteur opte pour une narration depuis plusieurs points de vue issus de personnages différents. Et bien, les paragraphes s’enchaînent sans aucun espace vous avertissant d’un potentiel changement. C’est un peu perturbant et surtout cela vous amène à un exercice assez pénible qui consiste à commencer la lecture d’un paragraphe et vous rendre compte au bout de quelques lignes que vous n’avez pas le bon personnage en tête. Vous reprenez donc la lecture de ce même paragraphe en vous remettant en place les idées. Cela rend indéniablement la lecture très laborieuse et a très certainement impacté mon plaisir de lecture. Ce qui est dommage car cela dessert une histoire au demeurant plutôt sympa et dont je vais tâcher de vous parler.

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Capa – L’étoile filante de Florent Silloray

   Couleur sépia comme un vieil album photo, quoi de plus judicieux pour évoquer Robert Capa, éminent photographe dont Florent Silloray retrace la vie à travers une bande-dessinée de qualité intitulée Capa – L’étoile filante. Offerte à mon papa qui vous en a parlé ici, je me suis moi-même lancée dans cette lecture prometteuse partant néanmoins avec beaucoup moins de connaissances que mon papa, amateur de photo depuis longtemps.

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Le plus et le moins de Erri de Luca

   Il y a des auteurs qui en quelques mots vous émeuvent et vous touchent. Parfois même vous percutent. Il y en a dont la plume vous emporte en quelques lignes et ne vous lâche pas jusqu’au point final. Après avoir traversé une période de travail intense sans lecture distrayante, il me fallait plonger, avec un besoin impérieux, dans l’océan des mots d’un livre. Dans ces moments-là, vous vous tournez vers un auteur que vous savez qui vous fera du bien. C’est un peu comme se glisser dans les bras d’un amant qui vous connaît par cœur. C’est réconfortant, apaisant. J’avais besoin de m’évader mais je n’avais pas envie de m’immerger dans un monde inconnu. Je me suis plongée avec l’impatience propre à celle qui n’a que trop attendu pour lire, dans Le plus et le moins d’Erri de Luca. Dernier ouvrage en date de l’auteur italien que je ne vous présente plus, il m’a semblé être un OFNI (ouvrage fabuleux non identifié) dans sa, prolifique, bibliographie. Atypique dans le contenu mais pas dans la forme, un peu comme dormir dans un lieu inconnu avec votre amant si connu, pour filer la métaphore. J’ai retrouvé un peu de sa poésie, sa douceur, la chaleur napolitaine. J’ai découvert la lutte, le combat, son intimité. Portrait d’un homme hors du temps et d’un livre à son image.

Le + et le -

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Histoire d’Irène – Erri de Luca

   C’est un prénom de femme qui apparaît dans le titre du dernier ouvrage de l’écrivain Erri de Luca, pour autant c’est bien de lui qu’il parle. L’homme sans femme ni enfants, évoque son pays, la mer, Naples, sa vie, son enfance, la mort, le tout d’une plume aussi légère que la vague qui vient doucement recouvrir le sable. Se plonger dans un livre d’Erri de Luca revient pour moi à m’envelopper d’un doux manteau de poésie propice à réchauffer jusqu’à l’âme. Qu’il écrive une nouvelle ou un roman, jamais il se départit de cette poésie omniprésente dans toutes ses phrases. Il érige la métaphore en style d’écriture, évoque pour nous des images. Grâce à sa façon d’écrire, il va au-delà des descriptions. Erri de Luca use des mots pour saturer vos sens de ce qu’il veut vous faire rencontrer. Histoire d’Irène n’y échappe pas. Cet ouvrage est en réalité un recueil de trois histoires très inégales : Histoire d’Irène qui donne son nom au livre est de loin la plus dense avec ses 71 pages, elle est suivie de Le ciel dans une étable (18 pages) et l’ouvrage se termine par Une chose très stupide (12 pages). Chacune à leur façon recèle un charme certain dont je vais tâcher de vous parler sans le rompre…

Irène

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