Yzé – tome 2 Le projet Ultima de Florent Marotta

   De retour avec la suite des aventures de la jeune Yzé, découverte dans le premier tome Yzé et le palimpseste. J’ai décidé de parler de ce tome 2 Yzé et le projet Ultima, dans le cadre du défi lecture 2018, puisqu’il est question de sorcier et que cette série, contrairement à la saga Harry Potter, est moins connue.

   J’avais apprécié le premier tome avec un léger bémol quant aux émotions du personnage principal, à savoir Yzé. Je retrouve l’auteur dans un second tome que j’ai senti mieux maîtrisé à ce niveau et ça fait plaisir à lire. Pour ce qui est de l’intrigue, elle n’est pas de tout repos ! Florent Marotta nous entraîne avec Yzé dans une aventure menée tambour battant.

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Ray Shepard – Amnésie de Morgane Rugraff

   Je remercie chaleureusement les éditions Plume Blanche qui, grâce à un partenariat avec Vendredi Lecture, m’a permis de remporter le tome 1 de la série Ray Shepard de Morgane Rugraff. Et si mes remerciements sont si chaleureux, c’est qu’ils sont à la hauteur du plaisir ressenti lors de ma lecture. J’ai envie de dire : pfiou. Quelle claque ! Tout y est, l’originalité de la magie, l’histoire et surtout, surtout, le point fort : les personnages. J’ai été happée par l’histoire, je ne pouvais plus lâcher ma liseuse, avide de connaître le dénouement et de retrouver les UCB… Je m’emballe (mais pas autant que Dear Ema… Quoique…) ! Commençons par le début…

Voilà la couverture dans son entier, je la trouve très belle (et du coup, suis un peu jalouse de la version papier…)

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La mémoire dans les poches de Luc Brunschwig & Etienne Le Roux

   Un beau dessin qui sert un beau scénario… Voilà le mariage réussi en bande-dessinée, celui qui m’enthousiasme et m’emporte. C’est ce que j’ai découvert avec la trilogie La mémoire dans les poches de Luc Brunschwig et de Etienne Le Roux édité chez la maison d’édition de Futuropolis dont le catalogue recèle de belles pépites.

Laurent Letignal œuvre dans son quartier, dans sa banlieue dite populaire pour venir en aide à des étrangers cherchant à apprendre le français, à s’intégrer. C’est ce que sa mère lui a inculqué, l’entraide, la solidarité. Une mère imposante, omniprésente, envahissante face à un père discret et effacé mais fier de son fils. Ce dernier a écrit un livre qui commence à rencontrer un succès de plus en plus grandissant. Soudain, sans prévenir, son père disparaît. Avec un jeune enfant. Pourquoi, pour aller où ? Autant de questions auxquels Laurent va vouloir trouver des réponses.

   Cette trilogie c’est l’écho d’un passé fui dans un présent compliqué. C’est une histoire pleine d’humanité qui parle d’un enfant traumatisé et d’un adulte qui s’est construit avec une part de lui-même amputé. Finalement, la petite histoire de cet homme va nous plonger dans la grande Histoire, celle qui s’est déroulée durant la seconde guerre mondiale. Mélange des époques qui se rappellent l’une à l’autre et dans laquelle on découvre de troublantes similitudes.

   Nous suivons tout d’abord le parcours de Sidoine Letignal. Sidoine a tellement peur d’oublier quelque chose qu’il note tout ce qui lui semble important sur des bouts de papier qu’il conserve dans ses poches. Sidoine note même sa propre date de naissance… Mais du coup, il est une anthologie des moments marquants de sa vie et de celle de sa famille. Dans ses bras, un tout jeune enfant qui pleure. De pharmacie en bar, on le voit errer sans savoir où il va, ni ce qu’il cherche. Grâce à des retours en arrière nous découvrons qu’il vit dans une banlieue parisienne avec sa femme Rosalie et leur fils Laurent. Petit à petit, nous découvrons ce passé – récent – qui la conduit jusqu’à ce moment, jusqu’à cet enfant. Il faut apprendre à faire connaissance avec Sidoine…

   En arrière-plan de cette histoire qui est avant tout une histoire de famille, de liens familiaux, tout au long de ces 3 tomes, il y a le racisme. Celui de tous les jours auquel est confronté Laurent au sein de sa banlieue et qu’il tente de vaincre en offrant de son temps et de sa passion sincère pour les autres. J’ai trouvé Laurent très touchant et me suis beaucoup attachée à lui, ce qui tombe bien car petit à petit l’histoire va se recentrer sur lui plutôt que son père. Après la fuite de Sidoine, nous continuons avec la recherche de Laurent.

   A ces parcours qui s’écartent, qui s’égarent, les liens familiaux s’étirent jusqu’à la rupture. Ça éclate, la vérité éclabousse l’innocence de Laurent, celle que nourrisse tous les enfants vis à vis de leurs parents. Alors qu’on le pense adulte, il va grandir encore, gagner en maturité et surtout partir dans une belle aventure : celle qui consiste à partir à la rencontre de son père. Ce père qu’il aime, qu’il admire, qu’il respecte, que sa mère a tendance à occulter. En raison de cette discrétion, Laurent chérit les souvenirs qu’il a avec de lui. Pourtant il va être confronter à un voile de mensonge opaque… Mais Laurent recèle une volonté farouche de déchirer ce voile et de savoir ce qui se passe derrière.

   Derrière, c’est son père qui va surgir. Dans la nudité crue de la vérité quant à son histoire. Qui est vraiment Sidoine Letignal ? Quel est son véritable passé ? Autant de questions auxquelles Laurent va tenter de trouver des réponses. Il va d’ailleurs y mettre les moyens et ce à partir du tome 2 qui se déroule 3 ans après le premier. L’épilogue de cette histoire arrive avec le bruit de la guerre et la folie nazie dans le tome 3. L’ensemble est cohérent, bien écrit, bien mené.

   Je me suis plongée avec beaucoup de plaisir dans cette histoire familiale dense et riche en émotion. Luc Brunschwig déroule parfaitement son histoire, sans nous égarer parmi les rebondissements. J’ai trouvé qu’il y avait une forme de courage dans l’acte de son père, au moins autant que dans la décision de Laurent de retrouver celui-ci. Cette histoire est servie par les sublimes dessins de Etienne Le Roux. Beaucoup de rondeur dans les personnages comme pour souligner leur douceur et leur humanité. Les couleurs, très sobres, très douces concourent à cette chaleur humaine que l’on ressent à travers les pages. Les teintes varient assez peu quand il s’agit de souvenirs, soulignant avec un côté sépia, l’ancienneté de ce qui va nous être conté. Mais ne cherchez pas trop de couleurs vives, les planches en recèlent peu. Etienne Le Roux préfère rester dans la même palette de couleurs, ne les variant qu’en fonction de l’instant qui est dessiné. Le tout donne des dessins et des couleurs bien assorties à l’histoire.

   C’est donc une très belle découverte que je vous invite à faire également. Mo’ a été emballée par le tome 1 et a apprécié le tome 2 (mais n’a pas encore lu le tome 3 !)

Bonne lecture !

Maêlle

Aussi libres qu’un rêve de Manon Fargetton

Je poursuis mes articles sur un livre lu et terminé en 2017…

   Premier livre de Manon Fargetton, l’autrice l’a écrit à l’aube d’une jeunesse emplie de rêves… Et de libertés. Si on sent quelques maladresses dans le style, à mettre sur le dos d’une inexpérience bien compréhensible, on sent aussi toute la force et la vigueur inhérentes à cette jeunesse qui porte Aussi libres qu’un rêve. C’est un vent de fraîcheur qui s’abat sur le lecteur quand on plonge dans le premier roman de celle qui a écrit le très bon L’héritage des rois passeurs.

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Les sorcières du clan du nord – Le sortilège de minuit de Irena Brignull

Maêlle soupire, rayant une énième journée de challenge loupée. Elle avait du régler un problème d’invasion d’araignées, les pourparlers avec leur reine pour obtenir d’elles qu’elles déménagent dans un bâtiment annexe avaient été longs et laborieux, tandis qu’une vieille magicienne un peu sénile s’était mise à lancer des sorts de façon anarchique. Peu nombreuses dans la région, Maêlle avait été appelée en renfort, transformant ici ou là quelques passants en mouton afin de leur faire oublier ce qu’ils venaient de voir. Et voilà qu’elle avait donc temporairement une certaine Batista dans une des chambres d’amis, en attendant que la confrérie des magiciennes à laquelle elle appartient se manifeste. Maêlle avait dû user de tout un tas de vieux sortilèges et autres charmes pour s’assurer que la vieille dame n’allait pas détruire sa maison par inadvertance. Finalement, les cookies et le thé Roobios au potiron avaient fait des merveilles. A moins que ça soit la potion de sommeil sans rêves qu’elle avait glissée dedans qui avait été si efficace. Toujours est-il qu’elle bénéficiait enfin d’un petit moment de répit. Ce fut donc sous son plaid et dans son canapé qu’elle avait entrepris de terminer sa lecture et d’écrire à ses amis du challenge…

   J’ai découvert ce titre via le blog de Dear Ema, et il m’a semblé que cette lecture s’accordait parfaitement au thème du challenge Halloween de Lou & Hilde. Alors je n’ai pas trop hésité et ai terminé ma lecture en temps et en heure pour vous la présenter en ce jour de rendez-vous sorcellerie ! Avant de me lire, je vous invite à jeter un œil à la couverture que j’ai trouvée très réussie, elle donne vraiment envie…

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Les couleurs de l’acier de K.J. Parker

   Si je devais retenir un mot pour qualifier cette lecture, ce serait « laborieuse »… Vous allez me dire que je n’ai pas la main chanceuse en ce moment et je vais finir par le croire !! En vérité, ce roman lu en format e-book sur ma Kobo présente un énorme défaut : sa mise en page. J’ai pesté, râlé, soupiré face à ce qui fut une expérience de lecture catastrophique. Pourtant, je l’ai acquis auprès de la Fnac lors de la « grosse opération » Bragelonne (qui a d’ailleurs lieu en ce moment même !) Qu’est-ce qui fut si pénible ? L’absence de marquage de transition. Je m’explique.

   Vous avez là un roman à la troisième personne dans lequel l’auteur opte pour une narration depuis plusieurs points de vue issus de personnages différents. Et bien, les paragraphes s’enchaînent sans aucun espace vous avertissant d’un potentiel changement. C’est un peu perturbant et surtout cela vous amène à un exercice assez pénible qui consiste à commencer la lecture d’un paragraphe et vous rendre compte au bout de quelques lignes que vous n’avez pas le bon personnage en tête. Vous reprenez donc la lecture de ce même paragraphe en vous remettant en place les idées. Cela rend indéniablement la lecture très laborieuse et a très certainement impacté mon plaisir de lecture. Ce qui est dommage car cela dessert une histoire au demeurant plutôt sympa et dont je vais tâcher de vous parler.

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Capa – L’étoile filante de Florent Silloray

   Couleur sépia comme un vieil album photo, quoi de plus judicieux pour évoquer Robert Capa, éminent photographe dont Florent Silloray retrace la vie à travers une bande-dessinée de qualité intitulée Capa – L’étoile filante. Offerte à mon papa qui vous en a parlé ici, je me suis moi-même lancée dans cette lecture prometteuse partant néanmoins avec beaucoup moins de connaissances que mon papa, amateur de photo depuis longtemps.

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Le plus et le moins de Erri de Luca

   Il y a des auteurs qui en quelques mots vous émeuvent et vous touchent. Parfois même vous percutent. Il y en a dont la plume vous emporte en quelques lignes et ne vous lâche pas jusqu’au point final. Après avoir traversé une période de travail intense sans lecture distrayante, il me fallait plonger, avec un besoin impérieux, dans l’océan des mots d’un livre. Dans ces moments-là, vous vous tournez vers un auteur que vous savez qui vous fera du bien. C’est un peu comme se glisser dans les bras d’un amant qui vous connaît par cœur. C’est réconfortant, apaisant. J’avais besoin de m’évader mais je n’avais pas envie de m’immerger dans un monde inconnu. Je me suis plongée avec l’impatience propre à celle qui n’a que trop attendu pour lire, dans Le plus et le moins d’Erri de Luca. Dernier ouvrage en date de l’auteur italien que je ne vous présente plus, il m’a semblé être un OFNI (ouvrage fabuleux non identifié) dans sa, prolifique, bibliographie. Atypique dans le contenu mais pas dans la forme, un peu comme dormir dans un lieu inconnu avec votre amant si connu, pour filer la métaphore. J’ai retrouvé un peu de sa poésie, sa douceur, la chaleur napolitaine. J’ai découvert la lutte, le combat, son intimité. Portrait d’un homme hors du temps et d’un livre à son image.

Le + et le -

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Histoire d’Irène – Erri de Luca

   C’est un prénom de femme qui apparaît dans le titre du dernier ouvrage de l’écrivain Erri de Luca, pour autant c’est bien de lui qu’il parle. L’homme sans femme ni enfants, évoque son pays, la mer, Naples, sa vie, son enfance, la mort, le tout d’une plume aussi légère que la vague qui vient doucement recouvrir le sable. Se plonger dans un livre d’Erri de Luca revient pour moi à m’envelopper d’un doux manteau de poésie propice à réchauffer jusqu’à l’âme. Qu’il écrive une nouvelle ou un roman, jamais il se départit de cette poésie omniprésente dans toutes ses phrases. Il érige la métaphore en style d’écriture, évoque pour nous des images. Grâce à sa façon d’écrire, il va au-delà des descriptions. Erri de Luca use des mots pour saturer vos sens de ce qu’il veut vous faire rencontrer. Histoire d’Irène n’y échappe pas. Cet ouvrage est en réalité un recueil de trois histoires très inégales : Histoire d’Irène qui donne son nom au livre est de loin la plus dense avec ses 71 pages, elle est suivie de Le ciel dans une étable (18 pages) et l’ouvrage se termine par Une chose très stupide (12 pages). Chacune à leur façon recèle un charme certain dont je vais tâcher de vous parler sans le rompre…

Irène

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