Les couleurs de l’acier de K.J. Parker

   Si je devais retenir un mot pour qualifier cette lecture, ce serait « laborieuse »… Vous allez me dire que je n’ai pas la main chanceuse en ce moment et je vais finir par le croire !! En vérité, ce roman lu en format e-book sur ma Kobo présente un énorme défaut : sa mise en page. J’ai pesté, râlé, soupiré face à ce qui fut une expérience de lecture catastrophique. Pourtant, je l’ai acquis auprès de la Fnac lors de la « grosse opération » Bragelonne (qui a d’ailleurs lieu en ce moment même !) Qu’est-ce qui fut si pénible ? L’absence de marquage de transition. Je m’explique.

   Vous avez là un roman à la troisième personne dans lequel l’auteur opte pour une narration depuis plusieurs points de vue issus de personnages différents. Et bien, les paragraphes s’enchaînent sans aucun espace vous avertissant d’un potentiel changement. C’est un peu perturbant et surtout cela vous amène à un exercice assez pénible qui consiste à commencer la lecture d’un paragraphe et vous rendre compte au bout de quelques lignes que vous n’avez pas le bon personnage en tête. Vous reprenez donc la lecture de ce même paragraphe en vous remettant en place les idées. Cela rend indéniablement la lecture très laborieuse et a très certainement impacté mon plaisir de lecture. Ce qui est dommage car cela dessert une histoire au demeurant plutôt sympa et dont je vais tâcher de vous parler.

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La marquise de Mireille Calmel

   C’est terriblement licencieux, léger, pétulant. Un roman libertin sous la plume rigoureuse d’une auteure de romans historiques, il fallait y penser. J’ai découvert Mireille Calmel il y a maintenant plusieurs années à travers deux romans : Le lit d’Aliénor suivi du Bal des louves, deux succès parus chez XO éditions. Je n’ai pas lu ses autres ouvrages édités par la suite, m’étant tourné vers une autre auteure de romans historiques, à savoir Juliette Benzoni. Toutefois j’ai conservé de ses romans un excellent souvenir. S’attachant aux femmes, trop souvent délaissées dans les récits hérités d’une époque ancienne, elle leur donne une place, un rôle dans l’Histoire. Ses histoires, quoique romancées, n’en demeurent pas moins ancrées dans une période historique rigoureusement détaillée. Mireille Calmel imagine ce que l’on ignore en l’inscrivant dans une réalité historique connue. Je garde la sensation d’une sorte de gravité dans le destin de Dame Aliénor d’Aquitaine, un aspect tragique indéniable qui vous plonge dans les affres d’une vengeance terrible. A l’inverse, on sent à travers La Marquise que l’auteure s’est vraiment amusée. Ce sentiment de joie qui se propage à la lectrice que je suis a quelque chose de… Jouissif !

marquise


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