Pas parler de Lydie Salvayre

   Prix Goncourt 2014, Pas parler de Lydie Salvayre m’a surtout attiré pour la magnifique couverture en édition limitée de chez Points. Des poches soignés et mis en valeur, je trouve l’initiative vraiment sympa ! Bien sûr, le résumé m’a intrigué d’autant que le livre place son histoire durant une partie de l’histoire espagnole difficile, à savoir la guerre civile de 1936 dont découlera l’arrivée au pouvoir de Franco avec la dictature qui suivit. Je pense que cet épisode historique tend à être minimisé ou occulté par la montée du nazisme et du fascisme en Europe. En 1936, Hitler était déjà chancelier allemand, Mussolini est le Duce en Italie et les deux pays se rapprochent dangeureusement. A sa façon l’Espagne n’échappe pas à l’instabilité politique qui s’installe sur le vieux continent. Et tout cela, nous le découvrons à travers Montse, la mère de la narratrice et autrice, et à travers un écrivain espagnol Bernanos auteur Les grands cimetières sous la lune. Deux témoins d’une époque bouleversante où la noirceur humaine va se révèler.

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Immortelle randonnée – Compostelle malgré moi – Jean-Christophe RUFIN

   Il fut ma dernière lecture de l’année 2013 et en même temps les premières pages que je lisais en 2014. Dans le paysage de mes lectures il rentre pleinement dans l’éclectisme que je tends à maintenir. Difficile à raconter et pourtant véritable best-seller des ventes de livres relatifs au voyage, Immortelle randonnée est assez atypique. Sûrement parce que c’est le premier livre de ce type que j’ai l’occasion de découvrir, le chroniquer se révèle être un petit défi. Manquerai-je d’enthousiasme pour avoir tant de mal ? Ce n’est pas impossible. Jean-Christophe Rufin m’a fait voyager. Il a suscité en moi l’envie de m’élancer à mon tour sur le mythique (et mystique) chemin de Compostelle. Envie qui existait déjà préalablement. Ce qui me surprend plus, c’est qu’il a aussi quelque peu « refroidi » cette envie. Voilà, je crois que parce qu’il a suscité en moi deux émotions aussi différentes que j’ai du mal à vous en parler. Mais je vais tâcher tout de même de vous en dire un peu plus !!

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Où que souffle le vent, il pleuvra sur les Kindaths.

Mes doigts effleurent la quatrième de couverture. Ma tête s’appuie contre la vitre du train. J’ai les yeux encore pleins de larmes. Le sentiment d’être abandonnée…

Vous est-il déjà arrivé de lire 570 pages et de vous dire encore ? D’avoir terriblement envie de savoir la fin, une envie qui vous presse le cœur, qui vous obsède mais qu’en même temps vous n’avez pas envie de finir le livre, pour ne pas quitter ces nouveaux compagnons ? Je le vis régulièrement mais rarement avec autant d’intensité qu’après avoir lu Les Lions d’Al Rassan de Guy Gavriel Kay dont Lintje a fait un très bon article. D’ailleurs je m’interroge sur ce que je peux dire de plus… Mais en même temps je ne pouvais pas ne pas mettre quelque chose sur mon blog au sujet de ce livre. Peut être un merci à l’auteur qui m’a fait vivre une très belle aventure, qui m’a fait ressentir de belles émotions. Un pur bonheur. Une exaltante aventure qui nous fait sentir drôlement à l’étroit dans notre vie de tous les jours…

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