Culottées de Pénélope Bagieu

   J’avais entendu parler de Pénélope Bagieu après la polémique liée au FIBD dont la sélection ne comportait aucune femme. J’ignorais que de cet événement avait découlé de petites bande-dessinées publiées sur Le Monde. Je connaissais donc la dessinatrice mais pas son œuvre. Et puis j’ai regardé un documentaire sur les viols conjugaux. L’équipe d’Envoyé spécial derrière ce documentaire a fait un travail vraiment très soigné, expliquant bien la création de ce crime dans le code pénal, les raisons et en se focalisant sur l’histoire de trois femmes toutes victimes du même homme. Néanmoins, le tournage s’est trouvé stoppé par la salle d’audience. En effet, sauf sur autorisation, dans des cas très encadrés, il est strictement interdit de filmer dans une salle d’audience. Les assises n’y échappent pas. Mais comment parler de viols conjugaux, du combat de ces femmes sans pouvoir retranscrire l’audience et l’ambiance qui y règne, sans parler du courage qu’il faut à ses femmes ? En envoyant Pénélope Bagieu dessiner pour eux le déroulement des débats. Et c’est ainsi que j’ai découvert par écran interposé le travail remarquable de l’auteure. Ses dessins étaient empreints d’empathie, de respect et ils retranscrivaient précisément ce qui avaient pu se dire tout en montrant les émotions qui traversaient les femmes à la barre. Après ça, je me suis dit qu’il était impératif que je lise une œuvre de cette femme. Mon choix s’est porté sur Culottées pour en avoir entendu du bien et pour le sujet que le sous-titre résume très bien : Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent.

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Crimes de papier – retour sur l’affaire Papon – Johanna Sebrien & Jean-Baptiste B

   Événement incontournable de la planète BD (dont Ludo parlera surement beaucoup mieux que moi dans un prochain article sur Les singes de l’espace…) le festival international de la BD s’est déroulé comme à son habitude à Angoulême, du 31 janvier au 3 février. Malgré un week-end chargé je ne pouvais pas passer à côté de cet événement situé si près de chez moi. Alors j’y suis allée.

   Bon le mauvais jour (entendez donc le samedi) mais « à cœur vaillant rien d’impossible » ! Et la preuve, étant arrivés assez tôt, nous avons pu aller dans la bulle des grands éditeurs (Casterman, Glénat, Soleil, Dargaud et Cie) sans faire 1h30 de file d’attente… J’ai osé détourner les yeux de Hugault qui était en dédicace au vu de l’attente (comment ai-je pu faire ça ? Je l’ignore moi même et je ne m’en remets toujours pas !) pour découvrir avec surprise que Don Rosa (« La jeunesse de Picsou » qui a été rééditée il y a peu pour les ignorants) venait lui aussi (pour dédicace OU signatures selon affluence… Je vous laisse deviner ce que la majorité a du récolter !) J’ai donc eu l’espoir (insensé je le conçois) de voir Hiromu Arakawa débarquer à Angoulême (auteur des FMA pour ceux qui sont perdus) surtout en sachant que le créateur d’Albator, Leiji Matsumoto, était là !! Mais bon cessons là mes jérémiades et voyons l’essentiel…

   J’ai eu le coup de cœur ! Pour deux choses. D’abord l’exposition au sein du palais de justice d’Angoulême « Au nom de la loi ». J’ai trouvé ça extrêmement bien et intelligent qu’un palais ouvre ses portes lors d’un festival d’une si grande renommée surtout pour accueillir une exposition qui est là pour expliquer beaucoup de choses à travers les illustrations du 9ème art. Très bien montée et intéressante, elle restera un de mes moments privilégiés du festival. Mon second coup de cœur a une couverture, du papier à l’intérieur, raconte une histoire drôlement bien dessinée… Comment ça j’ai craqué ? Pas du tout ! J’ai juste pas pu m’empêcher de fondre et d’acquérir « Crimes de papier ». Un roman graphique selon l’éditeur (qui est Acte Sud – l’an 2) qui se révèle un vrai petit bijou. Surtout quand il s’orne d’une dédicace du dessinateur devant lequel je suis restée baba (et sans doute totalement idiote) la langue plombée impatiente de voir le dessin ! Bon j’ai quand même réussi à me fendre d’un merci après un « super » et d’un « bonne continuation-bon courage ». Quel exploit… Promis la prochaine fois je ferai mieux.

J'adore !
J’adore !

   Donc pour le festival, si vous voulez connaître les heureux gagnants c’est par , pour ma critique ne bougez pas elle débarque !

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