La plus précieuse des marchandises de Jean-Claude Grumberg

   Il était une fois… Once upon a time…

   Combien de contes ont bercé votre enfance ? Grimm, Perrault et compagnie sont autant de noms connus qu’appréciés, même si pour beaucoup, nous connaissons davantage la version édulcorée de Walt Disney. Qu’importe, et si le style revenait à la mode ? Et si, nous nous mettions, à nouveau, à croire en ces histoires qui finissent bien malgré la cruauté des épreuves infligées aux protagonistes ? C’est le pari de Jean-Claude Grumberg pour son livre-conte La plus précieuse des marchandises. Et ça fonctionne…

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Histoire d’Irène – Erri de Luca

   C’est un prénom de femme qui apparaît dans le titre du dernier ouvrage de l’écrivain Erri de Luca, pour autant c’est bien de lui qu’il parle. L’homme sans femme ni enfants, évoque son pays, la mer, Naples, sa vie, son enfance, la mort, le tout d’une plume aussi légère que la vague qui vient doucement recouvrir le sable. Se plonger dans un livre d’Erri de Luca revient pour moi à m’envelopper d’un doux manteau de poésie propice à réchauffer jusqu’à l’âme. Qu’il écrive une nouvelle ou un roman, jamais il se départit de cette poésie omniprésente dans toutes ses phrases. Il érige la métaphore en style d’écriture, évoque pour nous des images. Grâce à sa façon d’écrire, il va au-delà des descriptions. Erri de Luca use des mots pour saturer vos sens de ce qu’il veut vous faire rencontrer. Histoire d’Irène n’y échappe pas. Cet ouvrage est en réalité un recueil de trois histoires très inégales : Histoire d’Irène qui donne son nom au livre est de loin la plus dense avec ses 71 pages, elle est suivie de Le ciel dans une étable (18 pages) et l’ouvrage se termine par Une chose très stupide (12 pages). Chacune à leur façon recèle un charme certain dont je vais tâcher de vous parler sans le rompre…

Irène

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Le Caravage – Première partie La palette et l’épée de Milo Manara

   Comme toute actualité, on a parfois besoin de relais pour être informé des dernières nouveautés. C’est ce qu’il m’a fallu pour apprendre la sortie d’un nouvel ouvrage de bande-dessinée signé Milo Manara. Est-il utile que je présente ce monstre sacré de la bande-dessinée, né le 12 septembre 1945 en Italie ? Ami d’Hugo Pratt avec qui il partagera quelques ouvrages (Un été indien qui obtiendra le Alfred du meilleur album étranger au festival d’Angoulême de 1987), Milo Manara a acquis une immense notoriété en devenant LE dessinateur de bandes-dessinées érotiques des années 80 avec son célèbre « Le Déclic« . Et voilà que j’entends parler italien dans l’émission Boomerang d’Augustin Trapenard sur France Inter le matin, que j’affectionne tout particulièrement. L’animateur, également présent sur le plateau du Grand Journal chaque soir, promeut une culture éclectique et riche, nous emmenant à la découverte d’auteurs, d’acteurs, de réalisateurs, de dessinateurs aussi variés qu’enrichissants. Et ce jour-la il recevait Monsieur Milo Manara pour son dernier album Le Caravage, un diptyque consacré au peintre du même nom.

   Milo Manara ne fait pas que de la bande-dessinée érotique pour celles et ceux qui se seraient arrêtés à ce pan-la de son univers foisonnant. Et même si il ne faisait que cela, on ne pourrait guère lui reprocher tant sa façon de dessiner les femmes est un hommage à la beauté féminine. Mais ça n’est pas le cas dans cet ouvrage dont je vais vous parler. Milo Manara use de son magnifique dessin pour nous livrer une leçon d’histoire.

la caravage

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Je suis Charlie

Je me joins à l’initiative des Singes de l’espace et jette quelques mots en réaction à l’horreur perpétrée dans les locaux de Charlie Hebdo ce jour. Un acte de barbarie qui nous a ravi des grands noms – et des moins connus – du journalisme français. Insolents, satiriques, pertinents, drôles, ils nous ont ravi ou suscité notre indignation. Mais ils étaient toujours libres. Ils étaient les symboles de la liberté d’expression chère à notre pays. Pourvu que ça dure malgré leur mort.

Merci à eux pour tout ce qu’ils ont fait. Messieurs, je vous présente mes hommages.

« Je préfère mourir debout plutôt que vivre à genoux. »

Maêlle Thaëmiss

Mon hommage personnel :

Je n'ai pas leur talent mais ils ont mon admiration.
Je n’ai pas leur talent mais ils ont mon admiration.

 

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