L’intérêt de l’enfant de Ian McEwan

   J’émaille ma lecture du pavé de l’été par quelques incursions dans d’autres livres. Il faut dire aussi, que ma lecture est un peu laborieuse… Sans doute ai-je du mal à accorder le temps nécessaire pour me plonger pleinement dans Les chevaux célestes… Aussi je compte beaucoup sur les vacances pour me permettre d’y parvenir ! Entre temps, je vais donc vous parler de L’intérêt de l’enfant de Ian McEwan. Disons-le tout de go : je n’ai pas été franchement convaincue par ce roman…

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Culottées de Pénélope Bagieu

   J’avais entendu parler de Pénélope Bagieu après la polémique liée au FIBD dont la sélection ne comportait aucune femme. J’ignorais que de cet événement avait découlé de petites bande-dessinées publiées sur Le Monde. Je connaissais donc la dessinatrice mais pas son œuvre. Et puis j’ai regardé un documentaire sur les viols conjugaux. L’équipe d’Envoyé spécial derrière ce documentaire a fait un travail vraiment très soigné, expliquant bien la création de ce crime dans le code pénal, les raisons et en se focalisant sur l’histoire de trois femmes toutes victimes du même homme. Néanmoins, le tournage s’est trouvé stoppé par la salle d’audience. En effet, sauf sur autorisation, dans des cas très encadrés, il est strictement interdit de filmer dans une salle d’audience. Les assises n’y échappent pas. Mais comment parler de viols conjugaux, du combat de ces femmes sans pouvoir retranscrire l’audience et l’ambiance qui y règne, sans parler du courage qu’il faut à ses femmes ? En envoyant Pénélope Bagieu dessiner pour eux le déroulement des débats. Et c’est ainsi que j’ai découvert par écran interposé le travail remarquable de l’auteure. Ses dessins étaient empreints d’empathie, de respect et ils retranscrivaient précisément ce qui avaient pu se dire tout en montrant les émotions qui traversaient les femmes à la barre. Après ça, je me suis dit qu’il était impératif que je lise une œuvre de cette femme. Mon choix s’est porté sur Culottées pour en avoir entendu du bien et pour le sujet que le sous-titre résume très bien : Des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent.

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Et il dit de Erri de Luca

   Je poursuis ma découverte de cet auteur dont je vous ai déjà dit tant de bien, ici ou . J’ai suivi avec passion son contentieux avec la justice qui lui a valu une relaxe médiatique rassurante sur l’état de la justice italienne malgré les relents de corruption qu’il dénonce.

   Je continue donc de vous en parler et de lire ses ouvrages, de façon assez aléatoire, profitant de ses « pauses » pour me plonger dans des livres plus anciens. Alors que La nature exposée vient de sortir chez Gallimard, j’ai donc choisi de lire Et il dit sorti sorti en France en 2011

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Le tort du soldat de Erri de Luca

   Les livres se suivent mais ne se ressemblent pas, même au sein de la bibliographie d’un auteur tel qu’Erri de Luca. Je ne taris pas d’éloges sur lui et vous risquez d’en entendre encore quelques longues litanies au vu de son œuvre prolifique. Cette fois-ci je me suis plongée dans Le tort du soldat offert par Lintje. Il fait parti des ouvrages récents de l’auteur.

   Erri de Luca m’a surpris sans me décevoir. J’ai retrouvé ce qui fait son charme d’écrivain et qui m’emporte à chaque fois, même si je dois admettre que celui-ci m’a moins transporté que d’autre. Je l’ai trouvé moins poétique. Mon âme, toujours charmée par les mots de cet auteur italien, n’a pas été bercée de la même douceur que je lui connais habituellement. Portrait d’un livre atypique.

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Histoire d’Irène – Erri de Luca

   C’est un prénom de femme qui apparaît dans le titre du dernier ouvrage de l’écrivain Erri de Luca, pour autant c’est bien de lui qu’il parle. L’homme sans femme ni enfants, évoque son pays, la mer, Naples, sa vie, son enfance, la mort, le tout d’une plume aussi légère que la vague qui vient doucement recouvrir le sable. Se plonger dans un livre d’Erri de Luca revient pour moi à m’envelopper d’un doux manteau de poésie propice à réchauffer jusqu’à l’âme. Qu’il écrive une nouvelle ou un roman, jamais il se départit de cette poésie omniprésente dans toutes ses phrases. Il érige la métaphore en style d’écriture, évoque pour nous des images. Grâce à sa façon d’écrire, il va au-delà des descriptions. Erri de Luca use des mots pour saturer vos sens de ce qu’il veut vous faire rencontrer. Histoire d’Irène n’y échappe pas. Cet ouvrage est en réalité un recueil de trois histoires très inégales : Histoire d’Irène qui donne son nom au livre est de loin la plus dense avec ses 71 pages, elle est suivie de Le ciel dans une étable (18 pages) et l’ouvrage se termine par Une chose très stupide (12 pages). Chacune à leur façon recèle un charme certain dont je vais tâcher de vous parler sans le rompre…

Irène

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L’étranger – Albert Camus

   Albert Camus. Un nom qui sonne à vos oreilles comme celui d’une vieille connaissance. On voit bien qui c’est mais on ne sait plus trop ce qu’il a fait et surtout pourquoi on le connaît. Rangé dans les auteurs « classiques » avec Zola, Hugo et compagnie, Camus a subi comme les précédents ma rébellion du « j’veux pas lire des auteurs morts, y’a des récents très bien » opérée au lycée. J’ai tout de même lu quelques classiques, scolarité oblige, j’en ai même aimé – plusieurs – mais Albert Camus n’en a pas fait parti. Qu’importe, il n’y a pas d’âge pour apprécier un auteur, qu’il soit ancien ou contemporain.

   C’est grâce à la bande-dessinée de Jacques Ferrandez que je suis arrivée jusqu’à l’œuvre originale de L’étranger d’Albert Camus. J’ai eu un coup de cœur pour les dessins, ils ont justifié à eux-seuls mon achat. Pour l’histoire je ne savais pas à quoi m’attendre mais je trouvais que c’était une bonne idée de découvrir un auteur aussi connu qu’Albert Camus, sous forme de bande-dessinée. Cette dernière a suscité une curiosité assouvie par la lecture du roman initial. Et c’est ce qui me permet de pouvoir vous dire que cette bande-dessinée se révèle être une excellente adaptation du roman. Je vais vous dire pourquoi… Tout en parlant du livre en tant que tel !!

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Les poissons ne ferment pas les yeux – Erri De Luca

   J’ai découvert Erri De Luca comme j’ai découvert Haruki Murakami (que les anglais voient bien décrocher le prix nobel de littérature) : sur les conseils de quelqu’un. Plus précisément, parce que les conseils ne suffisent pas toujours, grâce à l’enthousiasme de quelqu’un. Quand on me parle d’un livre avec envie, les yeux encore brillant du plaisir suscités par sa lecture, le tout avec une insistance qui semble dire que les mots ont trouvé leur limite et que maintenant il m’appartient de le lire pour comprendre, alors je lis. J’ai même tendance à me jeter dessus. Il m’aura fallu quelques heures à peine pour lire Les poissons ne ferment pas les yeux de Erri De Luca, son dernier livre en date. Je crois que comme la personne qui a suscité en moi cette envie de lecture, je vais avoir du mal à vous parler de ce livre. Il est parfois difficile d’exprimer un ressenti, une impression, une expérience. Mais je vais tâcher d’y parvenir pour vous donner à votre tour, à ceux qui ne le connaissent pas, l’envie irrépressible de découvrir cet auteur.

erri de luca

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