Le meurtre d’O’Doul Bridge de Florent Marotta

   Je récidive avec la lecture d’un livre de Florent Marotta dans un style radicalement différent de celui à travers lequel je l’ai découvert, à savoir Yzé et le palimpseste. Cette fois-ci l’auteur s’est lancé dans l’écriture d’un polar rythmé et assez court (moins de 200 pages au format numérique). Il s’en dégage un rythme soutenu, une lecture très fluide grâce à une plume égale à elle-même. Si le suspense est pas trop mal maîtrisé, c’est surtout les rebondissements qui font l’intérêt de cette histoire. Le meutre d’O’Doul Bridge va vous envoyer à San-Francisco auprès de French coach. Attaché vos ceintures, ça va aller vite !https://image.jimcdn.com/app/cms/image/transf/none/path/s9fbf515e67c6e0cd/image/ibcc4b962fbba6a10/version/1500106339/image.jpg

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Le nouvel ordre sexuel – Serge Hefez

   Ce n’est pas un livre qu’on lit pour se détendre mais plutôt pour réfléchir. Sans être inaccessible ou inabordable, ce genre de livre mérite toutefois qu’on s’y attarde, qu’on prenne le temps de comprendre le propos, d’en saisir toute la portée et l’intérêt. Il faut être intéressé par ce genre de thème de société sinon vous n’arriverez pas à accrocher. Serge Hefez n’est pas toujours pédagogique, partant du postulat que celui qui le lit a déjà conscience qu’une problématique se pose. Peu importe sa position, il faut déjà avoir à l’esprit que notre société connaît un problème quant à l’ordre des choses. Si vous commencez la lecture dans cette disposition alors, à mon sens, vous tirerez tout le bénéficie de celle-ci. Car l’auteur n’est pas pédagogique dans son entrée en matière mais il le devient quand il explique, étaye, illustre ses propos. Ses idées sont posées, qu’on soit d’accord avec ou non, elles sont argumentées, obligeant quiconque en désaccord à contre-argumenter. Comment ai-je abordé cette lecture ? Avec curiosité d’abord. La société est ce qu’elle est avec ses défauts et ses qualités. On l’aime ou on ne l’aime pas, on cherche parfois à la comprendre à travers nos lectures pour parfois l’améliorer. Ou au contraire se voir renforcer dans notre opinion que rien ne va. Il y a une différence fondamentale à mon sens entre faire un constat et aller au delà de ce constat. On peut se contenter de pointer tout ce qui ne va pas. Le déplorer, le réprouver. Si on n’apporte pas derrière des idées, des solutions, des propositions, quel est l’intérêt de ce constat ? Il est vide de sens. C’est pourquoi Serge Hefez pose d’abord le constat suivant : quelque chose change dans l’ordre sexuel de notre société. Puis il va au delà.

ordre sexuel

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