Les meurtres de Molly Southborne

   Vous avez vu cette couverture ? Oui, je suis totalement adepte du style du dessinateur Aurélien Police qui illustre les couvertures de la collection Une heure lumière de la maison d’édition Le Bélial. Franchement, ce choix éditorialiste est un régal pour celles et ceux qui souhaitent découvrir de nouveaux auteurs.rices, de beaux textes et orner leur bibliothèque de belles couvertures. Aussi, celle-ci ne déroge pas à la règle arborant une image qui donne le ton : quel est le vrai visage de Molly Southborne ?

Les meurtres de Molly Southbourne | La Librairie du Tramway

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Poumon vert de Ian McLeod

   C’est grâce à l’opération Bol d’air, menée par plusieurs maisons d’édition, que j’ai pu découvrir cette nouvelle étonnante. Pour ceux qui ne connaissent pas, sachez que plusieurs éditeurs se sont réunis et ont proposé pendant tout le confinement une œuvre à découvrir gratuitement par jour. C’est une superbe fenêtre sur la culture littéraire et par là même une excellente occasion de découvrir des auteurs et autrices venues d’horizons variés. Comme il y a le challenge Maki et le défi Cortex en cours par chez moi, j’essaie d’être stratégique puisque je peine à lire et je chronique à la vitesse d’un escargot. Donc je fais des combos et voici le premier : une nouvelle d’un auteur occidental. Bon après cette longue mise en bouche, qu’est-ce que j’en dis de cette histoire ? Et bien que j’ai persévéré grâce aux encouragements d’une twitteuse et que j’ai bien fait.

Lors de sa douzième année standard, pendant la saison des Pluies Douces habarienne, Jalila quitte les hautes plaines de Tabuthal pour s’installer avec ses trois mères à Al Janb, une ville côtière bien différente des terres hautes qui ont vu grandir la jeune fille. Jalila doute du bien-fondé de son déménagement. Ici, tout est étrange. Il y a d’abord ces vaisseaux, qui percent le ciel tels des missiles. Et puis ces créatures d’outre-monde inquiétantes, qu’on rencontre parfois dans les rues bondées. Et enfin, surtout, la plus étrange des choses étranges, cet homme croisé par le plus pur des hasards — oui, un… mâle.

   L’auteur nous plonge directement dans son histoire. Principe de la nouvelle, la mise en place de l’environnement comme des personnages est très bref. Cela ne pose aucune difficulté quand l’histoire se déroule dans un monde similaire au notre mais ici ça n’est pas le cas. Nous découvrons au fur et à mesure un monde étrange, aux saisons marqués, aux événements surprenants. Outre les descriptions des paysages, l’auteur nous dépeint une société quasi-exclusivement féminine poussant le détail jusqu’à féminiser tout son texte. Le féminin prend le dessus sur le masculin dans les accords. Il y a donc une totale cohérence entre ce qu’il décrit et la façon dont il le fait ; j’ai aimé ce souci du détail.

   J’ai été un peu perturbée par le premier quart, peinant à trouver mes marques tant dans l’univers que dans le style de l’auteur. Et c’est Magali Lefebvre qui m’a encouragé à continuer, me parlant de sa lecture comme d’un vrai coup de cœur et m’invitant à poursuivre. J’ai suivi son conseil et je dois avouer qu’elle avait parfaitement raison ! Petit à petit tout se dénoue, l’histoire suit son cours et nous entraîne avec elle dans les rues de la ville, près de la mer ou dans la forêt. Je me suis sentie peu à peu immergée dans ce monde et suis devenue amie avec Jalila.

   C’est un récit initiatique court mais bien écrit. Nous suivons l’évolution de Jalila et j’ai aimé la voir changer au gré des événements. La voir grandir et devenir une adulte. Les choix qu’elle fait, son manque de clairvoyance sur certaines relations qu’elle nourrit génère chez nous une indéniable empathie à son égard. En même temps j’ai décelé chez elle une certaine force et une détermination qui apportent au personnage une profondeur intéressante. Et c’est important de le souligner car le style de la nouvelle limite drastiquement le nombre de personnages, donc que le principal soit réussi est important pour la lectrice que je suis.

   Je terminerai par un mot sur la couverture d’Aurélien Police. Je suis absolument admirative des couvertures de cet illustrateur. Elles condensent toujours l’essentiel de l’histoire. Il trouve le moyen d’y faire figurer l’essence même d’un récit. Elles sont pleines de poésie, de beauté. Le travail de cet artiste est magnifique, je vous invite à jeter un œil aux autres titres de la collection, vous verrez que cela ne se dément pas.

Bonne lecture !

Maêlle

Lecture proposée dans Le challenge Maki et Le défi Cortex !

Celui qui venait du froid de Jean-Michel Calvez

   Il aura fallu le challenge Maki pour que je lise une nouvelle gagnée lors d’un précédent challenge organisé par… Un papillon dans la lune. Non mais à part ça, mes étagères emplies de livres ne me posent aucun souci et je n’oublie aucun ouvrage. Voyons. Quelle idée…

   Pour le coup, elles n’ont rien à voir avec cet oublié puisque la nouvelle de Jean-Michel Calvez intitulée Celui qui venait du froid, était conservée sur ma liseuse. Depuis quelques mois maintenant, je m’astreins à acheter beaucoup moins de livres et à piocher davantage dans ce que je possède déjà. Et ce pour éviter le désagrément d’avoir acquis un livre qui me faisait envie, et dont l’attrait au fil du temps s’est étiolé. Le challenge Maki a ça de bien qu’il va me permettre de dézinguer pas mal de livres en attente. Et aujourd’hui je suis beaucoup plus radicale : ça me plaît je lis, ça ne me plaît pas, j'(aban)donne.

   Après cette introduction complètement hors sujet avec ce qui nous intéresse, revenons à la nouvelle de Jean-Michel Calvez. La nouvelle est un exercice exigeant pour un auteur puisqu’il faut réussir à passionner son lectorat en faisant court.

Celui qui venait du froid - Jean-Michel Calvez - Babelio

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Challenge Le projet Maki

   Ces deux dernières années j’ai participé au challenge Défi lecture. Et si celui-ci a été sympa car m’a permis d’échanger un peu avec d’autres lecteurs.rices, j’ai trouvé aussi qu’on tournait un peu toujours autour des mêmes auteurs et des mêmes livres. J’ai donc décidé cette année de me tourner davantage vers des challenges avec des thématiques un peu plus éloignées de ma zone de confort et qui au passage me permettraient de faire un peu de vide dans mes livres en attente de lecture. C’est grâce à Lune via l’oiseau bleu que j’ai pris connaissance du projet Maki. Yogo nous propose de participer à un challenge consistant à lire des formats courts issus des lectures de l’imaginaire. Avec pour objectif ultime le Maki Catta soit la lecture de 52 formats courts, un par semaine. Mais je vous rassure, il y a plein de paliers intermédiaires !

   J’ai donc décidé d’y participer à hauteur de 13 lectures de nouvelles, novellas, recueils… Je pense pouvoir tenir cet objectif grâce à quelques anthologies qui traînent sur mes étagères mais aussi avec quelques envies de lecture qui trouveraient toute leur place dans ce défi, notamment découvrir Liu Cixin, peut-être à travers Terre errante dont Lune a parlé et La ménagerie de papier de Ken Liu qui me donne très très envie.

   Le blog va donc s’agrémenter de chroniques de formats courts, il y avait bien longtemps que ça n’était pas arrivé ! Pour plus d’informations vous pouvez directement aller voir chez Les lectures du Maki comment le challenge s’organise.

A très bientôt pour de nouvelles lectures !

Maêlle

La loterie de Miles Hyman

Je me suis lancée dans ma première BD muette avec La loterie de Miles Hyman éditée chez Casterman, attirée par la chronique plutôt flatteuse de Mo’ que je vous invite à lire également. Ce fut une expérience… Surprenante.

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Notre-Dame aux Écailles de Mélanie Fazi

   J’ai découvert Mélanie Fazi depuis maintenant quelques temps, d’abord dans une anthologie (69 – Anthologie SFQ), puis dans sa traduction Ainsi naissent les fantômes de Lisa Tuttle. J’avais poursuivi avec son roman Arlis des forains qui m’avait moins enthousiasmé. Mais comme certain(e)s auteur(s), autrice(s), il m’a été dit qu’elle était meilleure novelliste que romancière. Alors, c’est tout naturellement que je me suis tournée vers son recueil de nouvelles Notre-Dame aux Écailles. Je dois dire qu’en effet, sa plume se révèle plus juste, plus pertinente dans ces courts récits d’intensité variable. Au nombre de 12, elle dépeint à chaque fois un nouvel univers, des personnages différents et une intrigue propre. Elle parvient pour chacune de nos lectures à nous immerger immédiatement dans ce petit monde qu’elle esquisse en quelques pages. Je suis un peu admirative de cette capacité que détiennent certaines plumes à nous emmener voguer dans les eaux de leur monde en à peine quelques mots…

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Santa Muerte de Xavier Portebois

   Première lecture à entrer dans le Défi lecture 2018, voilà une nouvelle de Xavier Portebois, auteur qui m’était totalement inconnu jusqu’à présent. Je suis la page Facebook de la maison d’édition Realities Inc. et c’est grâce à la publicité qu’ils ont fait de cette nouvelle que je me suis penchée sur le texte. Il m’aura fallu un peu de temps pour finalement la lire, puisque pour tout vous dire, initialement je l’avais repérée en vue du challenge Halloween 2017 de Lou & Hilde. Bref, parlons de l’essentiel : la lecture !

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La revanche des petits seins de e.l.n.z.

   Je vous raconte ma vie pour introduire cet article (qui va donc être ô combien intéressant !). J’ai découvert la maison d’édition Realities Inc à travers un appel à texte relayé par un autre blog (suivez mon regard) auquel j’ai décidé de participer (si vous voulez tout savoir, c’est l’AT « Tous aux abris« ). Durant l’horrible temps d’attente avant le verdict de savoir si vous êtes retenu ou recalé (en vrai, je le vis très bien…) je me suis intéressée davantage à cette maison d’édition et me suis mise à la suivre par tous les canaux possibles : twitter, Facebook et cie. C’est par ce biais que j’ai pu apprendre la possibilité de lire gratuitement la nouvelle La revanche des petits seins de e.l.n.z. Le titre me plaisait beaucoup et la lecture m’était offerte : à quoi bon se priver ? Hop, la voilà sur ma liseuse, sitôt téléchargée, sitôt lue… Et fortement appréciée ! Je me suis lancée dans cette lecture sans aucun a priori et sans savoir du tout à quoi m’attendre. Je n’ai même pas pris connaissance du résumé, rien de rien. J’ai allumé la Kobo et j’ai lu. J’en suis ressortie assez bouleversée et avec l’envie de lire d’autres œuvres de l’auteur…

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Le signaleur de Charles DICKENS

   Je me suis lancée dans la lecture de la nouvelle Le signaleur de Charles Dickens. Je n’avais encore jamais lu une œuvre de ce romancier pourtant fort connu et qui fait la fierté de la littérature outre-manche. Je ne savais pas à quoi m’attendre et voilà que ce fut une véritable révélation littéraire ! Le challenge Halloween, en plus de me faire frissonner en attendant cette fête, m’aura permis de faire une découverte littéraire qui m’a vraiment enchantée et dont je vais vous parler avec enthousiasme !

dickens

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L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde – Robert Louis Stevenson

   Malgré mon suivi catastrophique du challenge Halloween de Hilde et Lou (je suis inscrite mais je ne parviens pas à bien suivre toutes les étapes – toutefois je prends le temps d’aller voir ce que font les autres participant(e)s !!), je parviens à lire quelques livres « horrifiques ». Je m’en suis prévue plusieurs que j’espère avoir le temps de caser durant le challenge. J’ai aussi prévu de la décoration… Bref, autant dire, beaucoup de choses à faire et trop peu de temps !

stevenson

   J’ai décidé de commencer avec L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde de Robert Louis Stevenson. C’est un monument de la littérature et pourtant il m’aura fallu ce challenge pour le lire. J’étais curieuse de découvrir l’histoire à l’origine du folklore. Et ce fut une découverte horriblement sympathique que je vais vous conter. Je l’ai lu en compagnie de Zébrolivres en mode Halloween, parfait pour mettre dans l’ambiance…

Zébro sans sorcière

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