Les Effacés – Tome 1 – Toxicité maximale de Bertrand Puard

   Un livre jeunesse lu en quelques jours comme une transition avant de commencer un autre ouvrage. Il m’a été offert il y a maintenant quelques temps par mon petit frère. J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre, les livres jeunesses connaissent un certain essor, aujourd’hui la littérature jeunesse peine moins que par le passé. Aussi, l’offre s’est étoffée et offre bien évidemment des ouvrages aux qualités assez inégales. Les effacés se positionnent comme une série jeunesse novatrice de par l’interactivité proposée aux lecteurs via Internet. Cela s’inscrit dans une volonté de s’adapter à la nouvelle génération très axée sur le numérique. Je ne suis pas allée voir pour ma part, le roman m’ayant suffi mais pour les jeunes lecteurs passionnés par cette série, je trouve que proposer une continuité par un autre biais est plutôt un point positif. Pour ce qui est du livre, je vous invite à lire la suite !

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Greffier – Joann SFAR

   Parce que c’est mon métier. Parce que c’est Joann Sfar. Voilà pourquoi je me suis tournée vers ce livre, irrésistiblement attirée. Pour peu que l’on s’intéresse au monde de la bande-dessinée le nom de celui-ci surgit rapidement. Citons notamment Le Chat du rabbin qui a été adapté en film d’animation par ses propres soins. Prolifique, atypique, Joann Sfar est de ceux qui touchent à tout, ne s’arrêtent jamais. Accueilli par Charlie Hebdo, il va s’essayer au dessin de presse mais n’y demeurera pas.

   Pour le procès contre le journal qui l’a accueilli, il va s’essayer au dessin judiciaire sans pour autant être un dessinateur judiciaire (une profession à part entière). C’est ce qu’il dévoile dans Greffier, une illustration du procès des caricatures de Mahomet dont nous avons tant entendu parler. A la fois auteur-dessinateur pour adultes et enfants, Joann Sfar use d’un dessin simple pour illustrer ses propos, ou ceux tenus par d’autres comme dans le cas présent. Détenteur d’une maitrise de philosophie, la qualité des remarques de Joann Sfar est le point fort de ce recueil dont je vais vous parler.

La couverture - La chat, éternel synonyme du greffier...
La couverture – La chat, éternel synonyme du greffier…

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Au revoir là-haut – Pierre Lemaître

   J’en aurai mis du temps à venir à bout de ces 567 pages… Commencé peu de temps après le salon du livre de Paris, je le termine seulement maintenant. Passé la page 312, j’avoue avoir interrompu plusieurs fois ma lecture. La dynamique de l’histoire semblait s’essouffler et moi aussi par la même occasion. Je n’arrivais plus à accrocher à l’histoire, les deux personnages principaux m’exaspérer, j’avais l’impression que l’on n’avançait plus. Ou tout du moins que le livre continuait mais pour aller où ? Je ne voyais pas de perspectives intéressantes qui me motivaient à poursuivre. Mais comme sur un ring de boxe, je refusais de m’avouer vaincue et décidais qu’il fallait envisager la fin par KO. J’ai donc repris ma lecture plusieurs heures durant pour me relancer. Au bout d’une semaine le KO fut prononcé, en ma faveur. C’est une entrée en matière quelque peu négative pour le livre me direz-vous et ce n’est pas tout à fait faux, mais je dois bien admettre que c’est le souvenir le plus prégnant qui demeure : sa longueur, sa lenteur… Mais ce n’est pas tout ce qui me reste. Je garde également à l’esprit une certaine image de la société décrite par l’auteur, de son attitude à l’égard de ces anciens combattants. A l’heure où l’on célèbre en grande pompe le 70ème anniversaire du débarquement sur les côtes normandes, n’oublions pas que nous sommes aussi dans le centenaire de la première guerre mondiale. Et c’est bien de cela que parle ce livre qui a remporté le prix Goncourt.

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En bande organisée de Flore Vasseur

   C’est au gré d’un passage « chez l’oiseau bleu de Twitter » que j’ai vu Céline Bardet (dont j’ai chroniqué Zones sensibles il y a maintenant quelques temps) parler de ce livre. En parler est un faible mot tant elle encourageait vivement à la lecture de cet ouvrage. France Inter cita également ce livre, édité chez Equateurs littérature. Intriguée, j’en ai lu le synopsis. Qui m’a plu mais sans m’emporter pour autant. Toutefois, j’ai décidé de faire confiance au jugement de l’auteur précitée pour la simple et bonne raison que j’avais beaucoup apprécié son livre. Autant le dire immédiatement : je ne regrette absolument pas. Ce livre est un vrai coup de cœur. J’ai adoré. Alors je vais vous en parler et tâcher de vous donner envie de vous plonger dans cette lecture qui est une vraie « claque ».

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« Boro s’en va-t-en guerre » de Franck et Vantrin

      Mon oeil est attiré par une couverture. Un petit quelque chose qui accroche le regard, qui fait que je me penche sur ce livre plutôt que sur un autre lors d’une énorme braderie où s’étale des centaines de livres. Ma main se tend, je le saisis et je me cale dans un coin pour lire la quatrième de couverture. Ça parle de seconde guerre mondiale, de reporter-photographe, d’aventures en tout genre… Je re-regarde cette couverture. Elle me plaît. Le synopsis éveille en moi une certaine curiosité. J’embarque. Je le mets sur ma petite pile de livres à lire. Il patiente sagement dans son coin pendant que je dévore tout un tas d’autre livre. Ma pile s’amenuise, Noël arrive, interdiction d’acheter le moindre livre car on veut m’en offrir. Je me retourne donc vers ma pile d’histoires en attente et me décide pour ce bouquin qui m’avait drôlement attiré. J’examine la couverture et je trouve une petite phrase : « Couverture d’Enki Bilal ». Ah. Je comprends mieux pourquoi j’ai aimé ! Je ne suis pas une grande fan des histoires d’Enki Bilal mais j’aime énormément ses dessins que je trouve plein d’émotions : on sait ce que pense le personnage représenté. Et c’est ça : sur la couverture s’étale un homme au visage un peu hâlé, une canne à la main. C’est Boro j’en suis sûr. Et rien qu’à regarder la couverture, je l’imagine bel homme, boiteux et surtout plein d’une détermination sans faille. Gagné ! Allez on laisse la couverture et je vous invite à découvrir l’histoire qui se cache derrière elle.

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Duo Discordant

Cela faisait quelques temps que je n’avais pas remis le nez dans un livre de Bernard Simonay ! Du coup, j’ai enchaîné L’Appel de l’Orient et La fille de la Pierre qui sont liés car ils parlent des mêmes personnages mais qui restent toutefois deux livres différents avec deux histoires différentes. En fait, il n’y a pas de suite. Chronologiquement parlant, Bernard Simonay a d’abord écrit La Fille de la Pierre. Ensuite, il explique que des lecteurs assidus étaient intrigués par l’histoire de Pierre Ménétrier, ce qui l’a poussé à écrire L’Appel de l’Orient qui est centré sur l’histoire de ce personnage. Sans conteste, j’ai préféré L’Appel de l’Orient. Je vais parler de chaque livre séparément, dans l’ordre dans lequel je les ai lus, mais ma principale critique réside justement dans le fait qu’ils soient liés… Je m’explique.

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