La route d’Ohama de Robert Ludlum

   J’ai découvert la plume de Robert Ludlum – écrivain dont l’œuvre est à l’origine de la trilogie Bourne – à travers son roman Le manuscrit Chancellor dans lequel j’apprenais l’histoire du directeur du FBI, John Edgar Hoover, resté à son poste un nombre suffisant d’années pour devenir une véritable menace à l’égard du pouvoir établi. Par la suite, je me suis régalée devant le (magnifique) film de Clint Eastwood, J. Edgar, dans lequel le directeur du FBI est interprété de bout en bout (entendez par là, de sa prime jeunesse à ses derniers jours) par un Di Caprio qui crève l’écran. Mais je n’aurai sans doute pas appris autant de choses sur cet homme sans avoir lu précédemment Ludlum. Alors quand j’ai eu l’occasion de « tomber » sur La route d’Omaha, du même auteur, je n’ai pas trop hésité à le prendre. Je m’attendais aux mêmes ingrédients que précédemment, thriller, suspense haletant… J’ai finalement lu un pavé (plus de 600 pages en version poche…) où le burlesque le dispute à l’humour, où les événements s’enchaînent à un rythme effréné mais toujours avec une pointe d’humour. En somme, une facette très différente de ce que j’ai pu lire auparavant. J’ai également découvert que ce livre s’inscrivait dans une série mettant à chaque fois en scène le même personnage, à savoir le général Mac Kenzie.

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Train d’enfer pour ange rouge de Franck Thilliez

   Franck Thilliez, maître du suspense français, donne au polar une intensité cruelle. Avec Train d’enfer pour ange rouge, son premier roman édité, Franck Thilliez révèle une plume déjà très prometteuse. Je l’ai découvert en lisant Fractures, roman qui m’a profondément marqué tant par la qualité de l’histoire que celle de l’écriture. Loin des États-Unis et de l’Angleterre, terres de prédilection des thrillers et romans policiers en tout genre, les autres pays peinant à s’imposer. Pourtant Franck Thilliez y parvient, donnant au polar français une certaine réputation. Il n’est certes pas le seul mais il fait parti de ceux qui ont su me convaincre.

   On ressent la « jeunesse » – une forme d’immaturité peut-être – de l’auteur dans son écriture : quelques traits un peu trop accentués ou grossiers. Quelques maladresses qui n’ôtent en rien à ce livre les compliments qui s’imposent. Déroutant, dérangeant, l’auteur vous emmène dans les tréfonds de l’âme humaine et dans l’horreur portée à son apogée. Âmes sensibles s’abstenir.

Thilliez

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L’assassin royal – Tome 7 – Le Prophète blanc

   Une irrépressible envie de fantasy que je ne parvins pas à assouvir auprès de Guilhem Méric (avec Myrhiande dont la chronique d’AcrÖ avait suscité chez moi l’envie de le lire) dont j’abandonne le livre en cours de lecture faute de parvenir à rentrer dans l’histoire. Je décide de me tourner vers une valeur sûre. Je gardais un puissant souvenir de ma lecture des six premiers tomes de L’assassin royal, correspondant au premier cycle (en France tout du moins). Je me souvenais de l’intense plaisir que j’avais pris à les lire. Aussi je décidais, sur un coup de tête, de me procurer le tome 7 intitulé Le prophète blanc. Avec le recul, il me semble que je redoutais un peu de retrouver Fitz, d’être déçue par cette suite. Mais ce ne fut pas le cas, Robin Hobb est égale à elle-même et tient sur la distance avec une aisance incroyable.

AR

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