Au-revoir 2016 – Bonjour 2017 !

   A défaut d’un bilan complet de mes lectures de l’année 2016 – comme le fait AcrÖ de manière soigneuse et appliquée, je vous laisse admirer le travail -, j’ai décidé de faire juste un petit article pour ce début d’année. Bientôt, je publierai le premier article de l’année 2017… En attendant plein de blablatages futiles !

   Alors qu’est-ce qu’il me reste de mes lectures 2016 ? Je suis devenue amoureuse de la plume de Charles Dickens avec Le signaleur et Contes de Noël mais j’ai définitivement rompu avec Oscar Wilde. Par contre, j’ai rejoint Erri de Luca à deux reprises et je poursuis sur ma lancée de vouloir orner ma bibliothèque de tous ses ouvrages. Il est prolifique, ça me laisse plein d’opportunités de superbe lecture ce qui est plutôt positif !

   J’ai retrouvé l’agréable plume de Pascale Robert-Diard dans son ouvrage à la couverture rétro.

   J’ai fait de belles découvertes, je pense à 14-14 (j’ai encore plus apprécié de faire découvrir cette lecture à une jeune fille qui a beaucoup aimé) L’héritage des Rois-passeurs de Manon Fargetton, Yzé et le palimpseste de Florent Marotta (merci à la maison d’édition pour m’avoir permise de faire cette découverte).

   Je suis restée scotchée par Il de Drek Van Armen. Ce livre m’a beaucoup marqué…

   J’ai fait marcher ma cervelle avec Nos mythologies économiques et Pratique de l’amour.

   Je me suis évadée parmi les bandes-dessinées avec La présidente et L’adoption notamment, qui me restent en tête. La première est déjà dotée d’une suite, la seconde devrait en voir une arriver.

   Littérairement (j’dis comme j’veux) parlant, il me reste que de bons souvenirs. J’ai toutefois abandonné un livre, Plonger de Ono-dit-Biot… Je vais néanmoins essayer de le terminer cette année.

   J’ai aussi cuisiné, lu en cuisinant, lu en marchant, lu en voyageant, dans le lit, sur le canapé, la chaise de la cuisine, sur un fauteuil… J’ai décidé de débarquer sur Instagram, ça me donne l’occasion de papoter avec Livrement, Hilde (et de voir ses tests de cuisine dragonnique) mais aussi Hérisson. Et j’espère que ça s’étoffera. Au fil du temps, ces personnes prennent leur petite place dans ma vie de bloggeuse et je leur suis reconnaissante de leur petit mot et de leur partage. J’ai passé un super moment avec le challenge Halloween de Lou & Hilde que j’ai plutôt bien suivi cette année et que je conseille à tous lecteurs ! Nos organisatrices sont au top avec plein d’idées de lecture et de générosité, en témoigne le petit livre gagné à l’occasion. AcrÖ m’a laissé plein de petits mots et j’essaie d’aller régulièrement lui en déposer aussi (avec le risque de repartir lestée de 10 nouvelles envies de lecture…). Hérisson m’a permis de gagner Petit pays de Gaël Faye que j’ai reçu hier et qui viendra s’inscrire dans le challenge de la rentrée littéraire, organisé là aussi par Hérisson et auquel je participe.

   Je ne prends pas vraiment de résolutions pour cette nouvelle année. Je souhaite seulement poursuivre sur ma lancée, prendre davantage le temps d’aller embêter AcrÖ sur son blog, ainsi que de nouvelles bloggeuses rencontrées au gré des challenges, lire, lire, lire et partager avec vous mes lectures. J’ai également décidé de participer à deux concours de nouvelles dont l’un a été glané sur le blog RSF, l’autre chez Ghaanima. Ça c’est pour le plaisir d’inventer à mon tour (et d’avoir une bonne excuse si je n’ai pas le temps de chroniquer…).

   Je continuerai d’offrir des livres et j’espère que l’on continuera à m’en offrir.

   Je remercie tous ceux qui sont venus sur mon blog, qui ont pris le temps de me lire et qui continueront de le faire, sachez que vous êtes une grande source de motivation !

Je vous dis donc à très bientôt et nous souhaite plein de lectures géniales !

Maêlle

En vrac : travaux, travail, anniversaire, transports en commun.

   Je ne suis pas d’une nature à raconter ma vie personnelle, mais si peu de présence valait bien un petit billet au titre mystérieux. Au-delà de quelques contraintes liées à des travaux, il faut ajouter là-dessus un concours passé et une nouvelle mission au travail extrêmement prenante. Tout ceci explique le peu de temps à consacrer à la lecture. Un sacrifice temporaire que j’espère payant pour l’avenir !

   Me voilà donc de retour. Les travaux ne sont pas terminés mais j’ai à nouveau du temps pour lire. Et de la lecture en perspective. En réserve, Erri de Luca m’attend, Pratique de l’amour de Michel Bozon, commencé mais non terminé est au programme ainsi que Tu n’as rien à craindre de moi de Joann Sfar, sa dernière BD. Mais ça n’est pas tout. Un petit salon du livre perdu dans la campagne charentaise m’a amené à garnir ma bibliothèque d’un livre de Robert Ludlum dont j’ai lu – et fortement apprécié – Le Manuscrit Chancellor et un livre du regretté Bernard Simonay, décédé le 21 mai 2016. J’avais découvert cet auteur à travers son livre Le Secret Interdit. J’ai lu également de lui La Prophétie des glaces, La vallée des 9 cités, Les Amant de feu, L’appel de l’Orient, La fille de la pierre. J’appréciais sa plume. Je lui souhaite bon voyage et vous invite à le découvrir.

   En parlant de voyage, je suis régulièrement amenée ces derniers temps à me laisser transporter par le train et les transports en commun. TGV, TER, il ne manque plus qu’un petit tour en Intercité et j’aurai fait le tour de la SNCF, auquel s’ajoute le métro parisien, le tram bordelais et le bus pictavien. Je me suis amusée à regarder les gens qui m’entouraient. Je ne sais pas vous, mais quand j’ai la tête farcie d’informations à retenir, ballotée entre deux voyages, avec mille choses à penser et à gérer, j’adore m’évader à travers la vitre du train ou m’égarer dans la contemplation de mes semblables. Aucune sociologie dans tout ça, juste de simples constats qui prêtent à sourire. J’ai remarqué ce voyageur qui a pris une revue et qui inexorablement pique du nez jusqu’à se laisser emporter par une brève sieste avant de reprendre sa lecture. La jeune femme qui sourit en lisant laisse à penser à l’impudique observatrice que je fais, que sa lecture est des plus agréables. Et elle s’inquiète de savoir si cela va durer, je la vois qui furète vers la fin du livre pour calculer le nombre de pages qui lui restent. Avouer que vous l’avez déjà fait ! Ou regarder quelques pages plus loin, le coeur trop étreint par l’angoisse du suspens pour supporter attendre de savoir ce qu’il advient du héros attachant. Certains lisent des livres anciens aux bords de pages jaunis. D’autres, une femme dont je me souviens, tenait dans ses mains un livre si neuf, que j’imaginais qu’elle l’avait achetée juste avant de monter dans le train. Le roman de gare résume à lui seul l’importance de la lecture dans le monde ferroviaire. Une si fine feuille de papier au milieu des monstres d’acier. Lire un livre dans le train, c’est un peu comme voyager deux fois. Le lecteur-voyageur est doté de la capacité de s’évader deux fois plus.

   Tandis qu’on me fit remarquer par le passé que parmi les personnes croisées dans la rue, la majorité m’était inconnue, je constatais que les livres qui absorbaient mes compagnons anonymes de voyage l’étaient tout autant. Cela donne le tournis d’imaginer tant et tant de livres.
Je fais partie des personnes qui usent de chaque instant disponible pour lire… Mais pas seulement. J’ai aussi pris le temps de dormir, de regarder le paysage défiler à une vitesse qui m’impressionne toujours autant. Je tombe en admiration devant l’immense échafaudage de la gare de Bordeaux qui semble vous enfermer dans une cage et qui porte sur lui les ouvriers chargés de rendre à celle-ci toute sa beauté. Plonger les yeux dans les pages de mon livre m’empêche de voir – mais non d’entendre – les talons qui claquent de la personne qui accourt le souffle court pour monter dans son train. Les baisers échangés sur la marche du train juste avant son départ. Qu’on se le dise, les gares sont des lieux où l’on peut y trouver pêle-mêle de l’amour, des séparations, de la lecture, des pleurs, des cris de tristesse ou de joie. On y croise des gens qui se retrouvent et s’enlacent tendrement, d’autres qui se séparent à regret. C’est un lieu de vie que certains ont décidé de parer des oripeaux de la mort comme à Bruxelles.

   Au milieu du tumulte bien caractéristique de la gare, je suis une lectrice installée avec mon livre qui savoure de multiples voyages avec l’envie de les partager avec vous. Je résiste un peu, pages à la main, à ceux qui voudraient nous faire craindre de voyager.

   Aujourd’hui, cela fait 5 ans que je partage mes lectures sur La biblioblog de Maêlle. Je n’ai pas vu le temps passer et j’avoue que quand j’ai commencé, j’ignorais combien de temps je le ferai. Ainsi donc, la phrase selon laquelle « On ne va jamais aussi loin que quand on ne sait pas où l’on va » (Christophe Colomb) recèle une part de vérité. Une chose est certaine, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, à écrire ces articles, à partager avec certain(e)s bloggeurs(euses) (auprès desquelles je m’excuse de mon absence de ces derniers temps sur la blogosphère) et avec toutes celles et ceux qui prennent le temps de me lire. Merci à vous car c’est de vous savoir pour certains, dans l’attente de me lire, que je puise l’énergie nécessaire pour chroniquer.

sac

Bonne lecture à tous et à très bientôt !

Maêlle