Utopies réalistes de Rutger Bregman

   Alors que je découvre le discours engagé et percutant de Clément Choisne lors de sa remise de diplôme à l’école centrale de Nantes (il serait temps, il l’a prononcé le 30 novembre 2018…), je me dis qu’il est temps que je vous parle du livre de Rutger Bregman, Utopies réalistes.

   Ce livre dénote quelque peu dans le style littéraire habituel. Ce n’est pas la première fois que je m’adonne à des lectures qui sortent des sentiers que je prends habituellement. Si j’aime lire pour m’évader, rêver, j’apprécie aussi parfois que ça soit pour entretenir mon esprit critique. Utopies réalistes est de ces livres qui se lisent plutôt lentement pour bien saisir la teneur du propos. Exit pour ma part la lecture du soir en sa compagnie, j’ai privilégié des séances de lecture en journée et suffisamment importantes pour ne pas m’arrêter en pleine explication. J’ai apprécié faire travailler mes neurones,  alors si ça vous tente, je vous invite à lire la suite !

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Au nom de la mère & Une tête de nuage de Erri de Luca

    Dans le cadre de mon travail, j’ai été amenée à me déplacer sur Paris pour y suivre une formation. Cela a coïncidé avec la venue d’Erri de Luca au sein de la librairie Le Divan. J’en ai parlé un peu ici (lien FB). J’ai appris cette venue de façon assez inopinée mais cela m’a semble inespéré ! J’allais pouvoir rencontrer mais surtout écouter, un auteur pour lequel je nourris un respect teinté d’une forme d’admiration. J’aime son écriture, son style, sa poésie incroyable et son parcours atypique.

Cherchez l’erreur…

    Plusieurs mois après, je reste très marquée par cette rencontre que j’ai trouvée assez magique. Qu’est-ce que j’en retire ? D’abord, Erri de Luca est un homme incroyablement simple et abordable. C’est même lui qui est venu me voir pour me proposer de signer un autographe ! Certes, j’étais arrivée très en avance, je craignais quelque peu la cohue et le manque de place, la librairie n’étant pas extensible. Sauf qu’il s’avère qu’Erri de Luca ne supporte pas d’arriver lui-même trop à l’heure. Il préfère être en avance. Alors comme un petit cadeau de bienvenue, j’ai eu droit à un franc sourire et un autographe. Je ne lui ai pas posé de questions à ce moment car je savais que son intervention serait animée. Et puis, ça reste un peu intimidant… A ceux qui pourraient penser qu’il y avait aussi la barrière de la langue, et bien sachez qu’il n’en est rien. Erri de Luca a vécu en France, il parle très bien le français et le comprend, pourvu qu’on ne parle pas de façon précipitée car il ne manipule pas cette langue tous les jours. Si vous voulez lui dire quelque chose en français, il est à même de vous comprendre donc l’échange était possible. Mais je n’ai pas osé. C’est fou comme à ce moment-là on perd ses mots…

    La rencontre a été organisée avec son éditeur Gallimard pour la sortie de son dernier livre Une tête de nuage sur lequel je reviendrai après. Et si il y avait bien un interprète franco-italien, Erri de Luca a aussi répondu aux questions qui lui étaient posées en français. Comme dans ses livres, c’est quelqu’un qui prend le temps de poser sa pensée et de choisir soigneusement ses mots. Il nous a parlé de Jésus et de Marie, mais aussi de Joseph, les personnages de son dernier roman. Depuis maintenant de longues années Erri de Luca fait un travail de relecture et de traduction de la Bible depuis sa langue d’écriture initiale, à savoir l’hébreu. Langue qu’il a appris à lire et à écrire en autodidacte. Tiré de la bible, j’ai déjà eu l’occasion de lire Et il dit qui m’avait laissé une impression mitigée. Ayant peu d’accointance avec le côté religieux, je craignais un petit peu cette nouvelle lecture tirée de la Nativité. Je savais que je ne serai pas déçue par la qualité de l’écriture mais j’ignorais si le récit derrière réussirait à m’emporter. Mes doutes ont été balayés d’un trait de plume et de quelques mots.

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L’appel du coucou de Robert Galbraith

   Il est assez rare que je termine un livre avec un soupir de soulagement… Mais pourtant ce fut le cas pour L’appel du coucou de Robert Galbraith. Derrière ce nom, une auteure mondialement connue, à savoir J. K. Rowling. J’ignorais son incursion dans le monde du polar jusqu’à très récemment. Est-ce que c’est cela qui m’a motivé à le lire ? En partie oui, j’étais assez curieuse de savoir ce qu’elle pouvait donner dans un tout autre registre. Et la lecture de la 4ème de couverture me laissait entrevoir un roman agréable. Ce fut le cas mais il m’a paru long. Beaucoup trop long. Je vais tâcher de vous en parler de façon plus concise que ce que m’a paru être ma lecture : sans fin !

coucou

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