Formose de Li-Chin Lin

   C’est lors du dernier festival de bande-dessinées « BD en chinonais » que nous, plus particulièrement mes parents, ont rencontré Li-Chin Lin, dessinatrice prête à dédicacer son ouvrage Formose. Ceux sont de petits festivals comme celui-ci qui se révèlent plein de bonnes surprises. J’y avais rencontré Will Argunas dont l’ouvrage m’avait convaincu par son originalité. Voilà donc une jeune femme née à Taïwan, qui vit aujourd’hui en France où elle a poursuivi ses études après son départ de Taïpei et notamment à Angoulême au sein de l’École Supérieure de l’Image. Son livre a été récompensé par les lycéens d’Île de France et va se révéler être une véritable découverte dont il est important de vous parler.

   Que connaissez-vous de Taïwan ? Sincèrement ? Hormis l’étiquette de votre pull, votre smartphone, ou encore des jouets – dont la période actuelle est propice à leur apogée – susceptibles d’arborer un Made in Taïwan, que savez-vous de cette île ? Pour ma part, hormis ceci et un très vague souvenir de cours d’histoire-géographie au lycée durant lesquels ont été rapidement évoquées les difficultés relationnelles entre Taïwan et la Chine, j’avoue que je ne connaissais rien à ce pays. Et je n’avais jamais eu l’occasion de me pencher sur l’histoire de celui-ci. C’est donc avec un mélange de curiosité et d’appréhension que je commençais la lecture de Formose.

   Curiosité car je suis toujours avide d’apprendre sur tous les sujets. Appréhension parce que je crains les récits autobiographiques, un des genres littéraires avec lequel j’ai le plus grand mal. Bien que ça soit une bande-dessinées, celle-ci affiche quand même la bagatelle d’environ 250 pages. Avec le recul, je peux dire que j’ai bien fait de laisser la curiosité l’emporter sur l’appréhension car ce fut une découverte très instructive.

Formose Lire la suite

Traité sur la tolérance – Voltaire

   Traité : ouvrage didactique où l’on traite d’une manière systématique d’un sujet (selon Larousse). Peut-être l’avez-vous lu à l’époque du lycée ou en avez-vous entendu parler longuement lors des événements tragiques de janvier, toujours est-il qu’il est difficile aujourd’hui d’ignorer l’existence du Traité sur la tolérance de Voltaire. On nous a rabâché les oreilles qu’il « fallait » le lire sans nous dire vraiment pourquoi si ce n’est parce qu’il avait un lien avec l’actualité. Un peu léger quand on voit la quantité d’informations servies pendant ces jours d’hiver.

   Pour ma part, j’étais un peu sceptique. Je ne dis pas que les livres ne peuvent pas traverser le temps, loin de moi cette idée. Mais je me faisais la remarque qu’il était presque inquiétant que nous devions revenir à un traité du XVIIIème siècle pour parler d’un sujet aussi essentiel, central que la tolérance aujourd’hui. Parce que quoiqu’on en dise, la société royaliste (ou impériale) n’était pas vraiment l’image même de la tolérance. Cela voulait donc dire que notre société partait à nouveau dans les mêmes travers. Constat plutôt triste. Ensuite, je me suis demandée pourquoi on ne mettait pas en avant un ouvrage plus récent, convaincue qu’un philosophe, qu’un sociologue ou tout autre personne, a sûrement parlé de la tolérance dans notre société actuelle (Je suis sûr qu’Agustin Trapenard a une petite idée d’auteurs à nous conseiller !). Voltaire n’est pas vraiment un auteur contemporain… Mais visiblement sa parole est restée universelle et ancrée dans une forme de modernité pour peu qu’on le lise sous le bon angle.

   Pour autant, j’ai décidé de passer outre mes quelques réticences et de lire ce fameux traité porté aux nues afin d’avoir ma propre opinion sur ce livre. Et de vous en faire part…

tol

Lire la suite