Capa – L’étoile filante de Florent Silloray

   Couleur sépia comme un vieil album photo, quoi de plus judicieux pour évoquer Robert Capa, éminent photographe dont Florent Silloray retrace la vie à travers une bande-dessinée de qualité intitulée Capa – L’étoile filante. Offerte à mon papa qui vous en a parlé ici, je me suis moi-même lancée dans cette lecture prometteuse partant néanmoins avec beaucoup moins de connaissances que mon papa, amateur de photo depuis longtemps.

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14-14 de Paul BEORN et Silène EDGAR

   Comme L’héritage des rois-passeurs, 14-14 a atterri dans ma e-bibliothèque suite à l’opération e-books à petit prix. Quoiqu’il fut estampillé jeunesse, l’idée du livre était trop attirante pour que je le laisse passer. Et puis quelques livres jeunesses, ça égaye une bibliothèque, ça fait du bien au moral et ça permet de conseiller aussi les plus jeunes.

   J’ai été marquée par des livres jeunesses, je pense notamment à Ben est amoureux d’Anna de Peter Härtling (un jour je vous en parlerai…), sans aucun doute l’ouvrage que j’ai le plus lu, re-lu, re-re-lu. 14-14 m’a fait un peu le même effet : c’est un livre qui s’adresse à de jeunes adolescents, plein de maturité mais qui maîtrise aussi parfaitement les codes propres à cette tranche d’âge. C’est une très belle découverte dont je vais vous parler qui a été récompensée par trois prix : le prix Gulli 2014, le prix des Incorruptibles 2016, le prix Tatoulu 2016.

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Mauvais genre de Chloé CRUCHAUDET

   Fauve d’Angoulême 2014, prix du public Cultura, j’avais entendu le plus grand bien de cette bande-dessinée au scénario et aux dessins atypiques. L’histoire, basée sur La garçonne et l’assassin de Fabrice VIRGILI et Danièle VOLDMAN raconte l’étrange vie d’un couple, Louise et Paul durant la première guerre mondiale. Des traits fins, peu de couleurs viennent nous décrire un quotidien qui va dégénérer. Cette lecture est aussi intéressante que bouleversante. J’ai été happée dans ce récit unique et empreint de passion. Une façon originale d’évoquer un pan de la Grande guerre dont les célébrations ont été importantes l’année passée.

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Au revoir là-haut – Pierre Lemaître

   J’en aurai mis du temps à venir à bout de ces 567 pages… Commencé peu de temps après le salon du livre de Paris, je le termine seulement maintenant. Passé la page 312, j’avoue avoir interrompu plusieurs fois ma lecture. La dynamique de l’histoire semblait s’essouffler et moi aussi par la même occasion. Je n’arrivais plus à accrocher à l’histoire, les deux personnages principaux m’exaspérer, j’avais l’impression que l’on n’avançait plus. Ou tout du moins que le livre continuait mais pour aller où ? Je ne voyais pas de perspectives intéressantes qui me motivaient à poursuivre. Mais comme sur un ring de boxe, je refusais de m’avouer vaincue et décidais qu’il fallait envisager la fin par KO. J’ai donc repris ma lecture plusieurs heures durant pour me relancer. Au bout d’une semaine le KO fut prononcé, en ma faveur. C’est une entrée en matière quelque peu négative pour le livre me direz-vous et ce n’est pas tout à fait faux, mais je dois bien admettre que c’est le souvenir le plus prégnant qui demeure : sa longueur, sa lenteur… Mais ce n’est pas tout ce qui me reste. Je garde également à l’esprit une certaine image de la société décrite par l’auteur, de son attitude à l’égard de ces anciens combattants. A l’heure où l’on célèbre en grande pompe le 70ème anniversaire du débarquement sur les côtes normandes, n’oublions pas que nous sommes aussi dans le centenaire de la première guerre mondiale. Et c’est bien de cela que parle ce livre qui a remporté le prix Goncourt.

au revoir là haut

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