Le livre du Roi de Arnaldur Indridason

   Je suis dans ma phase nordique. Je viens de terminer la série Occupied, diffusée sur Arte que j’ai trouvée extrêmement bien jouée en plus d’avoir un scénario en béton, qui se déroule en Norvège. De là j’ai fait un saut littéraire jusqu’en Islande pour partir à la découverte de l’auteur Arnaldur Indridason. Il faut savoir varier les plaisirs tant dans les destinations de voyage que dans les auteurs. J’avais déjà croisé son nom au milieu des auteurs suédois (Stieg Larsson par exemple) et norvégien (Jo Nesbo, il est à noter qu’il est producteur de la série Occupied, elle-même basée sur une idée originale… De lui !) sans trop savoir de quelle nationalité il était. J’ai déjà connu le grand froid en lisant les Millénium, l’humidité écossaise avec Peter May, alors je suis partie cette fois sur la verte Islande, aux jours parfois sans fin.

   Ce fut clairement une lecture sympa mais pas marquante. Si l’auteur m’a plu, il ne m’a pas emballé. L’idée qui sous-tend le livre est originale, bien tournée, bien exploitée mais il m’a manqué quelques petites choses. Je ne peux lourdement critiqué un auteur car écrire un livre est un exercice excessivement difficile. J’ai un profond respect pour tous les auteurs. Néanmoins, tous ne me plaisent pas dans les mêmes proportions et j’ai parfois un peu de critiques à formuler. C’est le cas de M. Indridason dont j’ai lu Le livre du Roi.

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Narcisse et ses avatars – Yves Michaud

   Je continue mes lectures éclectiques, je suis les conseils et me retrouve ainsi à lire de tout. Ce qui évidemment amène à des lectures plus ou moins appréciées. Yves Michaud est un philosophe qui a enseigné dans de nombreuses universités à travers le monde entier et auteur de plusieurs livres. La dernière fois que je me penchais sur un livre traitant de notre société, de notre génération, ce fut Petit Poucette de Michel Serres. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec Yves Michaud. Une philosophie est en quelque sorte une vision du monde expliquée par celui qui la porte et à laquelle on adhère dans sa globalité ou partiellement. Ou encore pas du tout. La vision de Michel Serres m’avait emballé de par son aspect bienveillant et optimiste malgré les difficultés. Un ressenti que je n’ai pas eu avec Yves Michaud qui propose de parler de notre société et des mutations qu’elle subit à travers un abécédaire. 26 lettres soit 26 mots qui définiraient ou reflèteraient notre société actuelle. Un pari risqué – on pouvait craindre le côté réducteur d’un tel choix – et audacieux – réussir à trouver les mots justes – qui a suscité mon intérêt. Une fois ma lecture terminée, je suis restée perplexe quant à ce que cette lecture avait suscité. Quelques jours après, l’ambivalence perdure mais je vais tâcher de vous expliquer en quoi ce livre a pu me plaire par certains aspects et sur d’autres m’a tout simplement déplu.

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