T’en souviens-tu, mon Anaïs ? de Michel Bussi

   Dans le cadre de mon passage à vide littéraire, déjà que j’avais du mal à lire, alors je me suis dit qu’il valait mieux éviter un énorme pavé parfois décourageant. Et voilà que ma grand-mère m’offre le recueil de nouvelles intitulé T’en souviens-tu, mon Anaïs ? de Michel Bussi. Alors deux choses. C’est tout d’abord une référence flagrante… A mon prénom. Ensuite, l’auteur, plutôt célèbre, est originaire de la même région que moi, à la différence qu’il y vit encore (a priori, niveau cancan, je ne suis pas une référence…). Il situe apparemment nombre de ses intrigues en région normande que bien des lecteurs connaissent à travers Arsène Lupin et les fameuses aiguilles d’Etretat (oh que oui que c’est beau ce petit coin…). Sous ces températures encore estivales, je vous propose un petit tour rafraîchissant en Normandie où je vous garantis une eau fraîche et bienfaisante, communément appelée La Manche. Promis, on opte pour une plage de sable, les galets c’est beau mais ça fait mal aux pieds.

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Robert Badinter & Victor Hugo

   Un titre d’article qui – je l’espère – va susciter la curiosité de mes quelques lecteurs. Qu’est-ce qu’un ancien ministre et un écrivain du XIXème siècle ont en commun ? Une conférence donnée par le premier au sujet du second. Et l’envie irrésistible de vous en parler…

   La ville de Poitiers (en raccourci pour ceux qui ne situent pas : le Futuroscope !) annonce à coup d’affiches gigantesques la venue de Robert Badinter au Théâtre Auditorium de Poitiers (communément abrégé « TAP ») pour donner une conférence sur la présence de la justice dans l’œuvre de Victor Hugo. De prime abord ça semble lourd et indigeste, mais ma curiosité fut piquée pour plusieurs raisons. D’abord parce que Robert Badinter est un (grand) homme pour lequel j’ai une certaine admiration et énormément de respect. Ensuite parce que je suis au service de notre chère Marianne (comprenez Dame Justice). Enfin parce que Victor Hugo reste un sacré écrivain, poète et homme de convictions. Vu sous cet angle on comprend mieux en quoi cette conférence pouvait bien attirer. Je trouvais une complice avec qui y allait, une grande fan de l’ancien ministre. Et nous voilà à pénétrer dans le grand théâtre où ni elle, ni moi avons mis les pieds jusqu’à ce soir. On en a entendu parler lors de sa création, lors des déboires qu’il a connu, mais jamais nous étions entrés en son sein. Ce sera chose faite.

   Je me range de l’avis de mon accompagnatrice et nous décidons de nous y rendre bien en avance. Heure annoncée de début : 19 heures. Heure de notre arrivée : 18 heures et déjà il y a un peu de monde. Au final, cela sera un raz de marée humaine, pour laquelle le théâtre fit une retransmission en direct dans une autre salle, faute pour celle dans laquelle se trouvera le Badinter en chair et en os, de pouvoir contenir tout le monde. Il attire les foules, il drague les manants, il fascine. On veut l’entendre dire ce qu’il a à dire sur la justice, sur Victor Hugo. On veut savoir, on veut apprendre. Et le voilà qui arrive, qui prend place sous une salve d’applaudissements. Les discours protocolaires et enfin la voix qui s’élève. Le silence se fit et soudain Victor Hugo apparaît dans la salle…

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