L’appel du coucou de Robert Galbraith

   Il est assez rare que je termine un livre avec un soupir de soulagement… Mais pourtant ce fut le cas pour L’appel du coucou de Robert Galbraith. Derrière ce nom, une auteure mondialement connue, à savoir J. K. Rowling. J’ignorais son incursion dans le monde du polar jusqu’à très récemment. Est-ce que c’est cela qui m’a motivé à le lire ? En partie oui, j’étais assez curieuse de savoir ce qu’elle pouvait donner dans un tout autre registre. Et la lecture de la 4ème de couverture me laissait entrevoir un roman agréable. Ce fut le cas mais il m’a paru long. Beaucoup trop long. Je vais tâcher de vous en parler de façon plus concise que ce que m’a paru être ma lecture : sans fin !

coucou

Lula Landry, top-model mondialement célèbre, au sommet de sa gloire, est retrouvée morte suite à une chute mortelle depuis le troisième étage de l’immeuble où elle vit. La police conclut à un suicide, mais John Bristow, frère de la victime, ne parvient pas à se faire à cette idée et sollicite les services de Cormoran Strike, détective privée dont la vie personnelle et professionnelle sont toutes deux au point mort.

   De prime abord, on se retrouve dans un schéma somme toute assez classique d’une mort qui semble suspecte aux yeux d’un seul homme. Faute pour lui de trouver en la police une oreille attentive, il va soumettre ses théories à un tiers, prêt à l’écouter pour peu qu’il paie, à savoir un détective privé. La thèse du suicide exposée au départ annonce déjà l’importance des difficultés que va rencontrer notre détective. Il semble difficile qu’il se soit passé autre chose mais tout l’intérêt du récit réside dans cette enquête. Enfin, normalement.

   Ici, l’auteure s’attarde avec soin aux personnages. Cormoran Strike se retrouve doté d’un passé original et recherché. Robin, sa secrétaire intérimaire qui introduit l’histoire, est suffisamment développée pour qu’on s’attache à elle sans qu’elle nous paraisse ennuyeuse. Chaque personnage est décrit avec précision, tant physiquement que dans l’attitude qu’ils sont sensés tenir. La lenteur avec laquelle les propos sont introduits ou développés, les descriptions rédigées, rend la lecture un peu traînante. J’aime les policiers rythmés, je fus servi en manque de rythme. Il m’a fallu attendre près de 260 pages pour qu’enfin l’enquête semble avancer d’un iota. Je conçois l’idée qu’un auteur souhaite s’attarder sur des points précis, mais préciser à chaque fois que Cormoran va prendre sa douche au syndicat des étudiants devient légèrement agaçant. A cela s’ajoute une enquête qui piétine, qui avance avec une lenteur qu’aucun suspense ne vient sauver et pour cause : vous ne savez rien. Les 150 dernières pages ont été les plus mouvementées, sur un peu plus de 700 pages cela fait peu. Trop peu pour que cela prenne chez moi et que je ressorte contente de ma lecture. Je n’ai pas la sensation d’avoir perdu mon temps mais celle en tout cas de ne pas avoir profiter d’une lecture policière.

   Faire du suspense-devinette à la façon d’Agatha Christie n’est pas donné à tout le monde. Si cette dernière joue aussi beaucoup de la description, elle opte pour des rebondissements qui maintiennent en haleine et garde toujours une dynamique dans le rythme de son récit. Ici, l’auteure m’a semblé faire une très longue description – interminable -, commencer une enquête, découvrir un tas de choses dont vous avez le plus grand mal à faire des liens car 100 pages entre l’élément et la découverte c’est un peu trop, et enfin vous fournir toute la solution en une dizaine de pages. Le grand déballage final n’a eu à vrai dire que peu d’effet sur moi. Je réalise que je n’étais plus vraiment dans l’attente du dénouement mais plus dans l’envie de le finir et de passer à autre chose. C’est assez terrible à dire…

   Pourtant, les personnages sont attachants. Cormoran Strike m’a beaucoup plu, Robin aussi mais l’histoire mériterait d’être alléger ou raccourci en tout cas dans les détails. J’imagine qu’elle a souhaité faire ce premier tome dans l’idée de poser ses personnages, auquel cas il ne faut quand même pas oublier le lecteur et mener une enquête avec rythme et suspense. Je vais me répéter mais j’ai trouvé les deux absents.

   Je n’ai donc échafaudé aucune hypothèse, ni tenté de comprendre avant le personnage, même si il y a un point dont je me suis doutée, ce qui m’a ôté encore un peu de surprise à la fin… Je l’ai fini plus par acquis de conscience que par envie il faut être honnête. Je ne le conseillerai pas à un(e) amateur(e) de policier, je craindrai pour celui-ci l’ennui le plus complet.

   Je suis rassurée de constater que je ne suis pas la seule à avoir eu ce ressenti, mon inspiratrice littéraire en chef AcrÖ a semble-t-il eu la même sensation. Ce livre ne vaut que pour ses personnages. Et vu ce qu’elle dit du deuxième tome et bien… Je vais passer à autre !

Maêlle

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3 réflexions sur “L’appel du coucou de Robert Galbraith

  1. Acr0 24 novembre 2016 / 21 h 51 min

    Ah oui, on a vraiment le même ressenti sur ce premier tome 🙂 Je t’avoue que ma lecture s’est profilée sur plusieurs semaines comme je le possède sous format audio : je pense que cela m’a permis de contrecarrer cette lenteur. J’avoue que l’audio est un gros point fort – en plus avec un bon lecteur – pour que je continue la série.

    • Maêlle 24 novembre 2016 / 22 h 41 min

      Je n’ai encore jamais essayé l’audiolivre, peut-être que sous ce format J’apprécierai davantage… Tu arrives à te poser pour écouter comme pour lire un livre ? Mais en tout cas, niveau thriller j’ai prévu d’essayer Ellory donc ça attendra un peu 🙂

    • Maêlle 2 décembre 2016 / 15 h 56 min

      Je n’ai jamais essayé le livre audio mais il faudrait que je teste. Je regarderai si la médiathèque en a, ça sera un bon moyen d’essayer ! Mais malgré tout, je ne suis pas sûre de poursuivre…

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