La Passe-miroir – Tome 2 – Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos

   J’ai poursuivi dans ma lecture de la tétralogie de Christelle Dabos après avoir dévoré le tome 1, Les fiancés de l’hiver qui m’avait totalement convaincu, je me suis plongée dans ce tome 2, Les disparus du Clairdelune… Que j’ai tout autant dévoré ! Reçu à Noël sous le sapin, j’ai profité de quelques jours de congé en février, dans le froid et la neige pour retourner sur l’arche du pôle en compagnie d’Ophélie et de Thorn. Je n’ai pas été déçue de ce deuxième opus qui étoffe le récit autant que les personnages. Le mystère autour de Farouk et d’Ophélie s’épaissit également et on s’interroge sur l’avenir de l’un comme de l’autre. Autant la fin du premier tome permet de se poser avant de poursuivre, autant la fin de ce deuxième tome m’a donné envie de me jeter sur le suivant… Mais patience, il est prévu qu’on me l’offre alors je prends mon mal en patience (mais ce n’est pas évident !!). Même si j’essaie d’être prudente quand je rédige mes chroniques, j’invite celles et ceux qui souhaitent lire cette saga ou qui n’ont lu que le tome 1 à ne pas lire ma chronique, je risque de vous gâcher le plaisir de la découverte…

Ophélie fait une entrée fracassante à la cour sous le regard bienveillant de sa tante et chaperonne ainsi que celui de Bérénilde. Thorn quant à lui semble toujours aussi contrarié par la simple présence d’Ophélie. L’ambiance est quelque peu glaciale entre eux depuis qu’elle a découvert les desseins de ce dernier la concernant.

   Ce deuxième tome permet de donner de l’ampleur à Ophélie et à Thorn, personnages principaux mais presque effacés du premier tome en raison des péripéties et de la prédominance de Bérénilde tout au long du récit. Une présence quelque peu étouffante d’ailleurs, j’ai apprécié qu’elle laisse de l’air à Ophélie et que la relation entre elles prenne une tournure plus apaisée. Les personnages secondaires ne sont pas en reste puisque Archibald l’ambassadeur vient sur le devant de la scène régulièrement, en effet, l’ambassade sera le lieu de protection de Bérénilde et d’Ophélie. Pas seulement pour elles d’ailleurs… Un lieu réputé inviolable et jusqu’à présent inviolé, la fierté de la vieille architecte en charge de la conception et de l’entretien de l’ambassade. Oui mais voilà, des personnalités qui avaient trouvé refuge à l’ambassade, un lieu où il est strictement interdit de tuer son prochain, disparaissent sans laisser de traces. Ce qui n’est pas pour rassurer Ophélie, ni Bérénilde, ni même Thorn puisque leur situation est précaire depuis la terrible annonce faite à la fin du tome précédent.

   Cette intrigue vient nourrir la trame principale de l’histoire et surtout vient donner matière aux personnages. Ophélie gagne en assurance et a souvent des initiatives… Aux conséquences parfois imprévisibles ! J’ai aimé qu’elle se mette en avant, davantage parce que son orgueil est blessé que par une véritable fierté. Elle gagne en intérêt pour le lecteur et ses interactions avec les autres personnages sont d’autant moins lisses qu’elle devient un peu plus aventureuse. Son audace est parfois désastreuse pour elle mais permet de dévoiler toute la force qu’elle recèle. C’est vraiment un personnage attachant auprès de laquelle j’ai vraiment aimé passer tout ce temps. D’autant que là-dessus s’ajoute de la maturité dans sa relation avec Thorn qui rend l’ensemble plaisant à lire et à vivre. Thorn aussi s’étoffe jouant un rôle de plus en plus trouble avec des réactions qu’on ne lui aurait pas imaginées. Il évolue à son tour et on découvre que l’évolution de Thorn et d’Ophélie est une alchimie harmonieuse. Sans le réaliser, ils s’apportent quelque chose l’un à l’autre. Ce qui n’est pas rien dans un monde où le complot, la trahison et la vengeance sont les leitmotivs les plus répandus…

   En arrière-plan, la trame principale de l’histoire se déroule petit à petit et nous comprenons que quelque chose à échapper à Ophélie mais que Thorn a lui compris autre chose. Néanmoins, il ne sait pas tout, Ophélie va faire ses découvertes de son côté. Ensemble, ils vont nous donner les éléments d’une intrigue bien plus vaste qui a suscité tout mon intérêt.

   Les dialogues sont recherchés et les descriptions toujours aussi fouillées. Finalement l’arche du Pôle n’est pas aussi hostile que l’idée que l’on s’en fait dans le premier tome. J’ai pris un réel plaisir à retrouver leur univers, la fameuse citacielle avec le palais de Farouk et l’ambassade, notamment. J’ai eu véritablement le sentiment de retourner dans un endroit familier et il me tarde d’y aller à nouveau !

AcrÖ aussi en parle avec plein d’illusions de mirage sous les paupières.

Bonne lecture,

Maêlle

Lecture que je soumets dans le cadre du Défi lecture 2018, catégorie 25 – Un livre que vous avez attendu avec impatience.

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2 réflexions sur “La Passe-miroir – Tome 2 – Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos

  1. Acr0 7 avril 2018 / 18 h 45 min

    J’ai aimé que l’autrice redistribue les cartes, le mystère devient encore plus intense ! C’est un plaisir de suivre Ophélie dans ses aventures. J’espère que le troisième te sera bientôt offert alors 😉

    • Maêlle 29 avril 2018 / 22 h 25 min

      Je pense devoir attendre l’été pour me le voir offrir mais je saurais patienter 😉 J’ai aimé aussi qu’elle donne de l’épaisseur a Ophélie, le plaisir est ainsi toujours au RDV !! (Désolé pour le temps de réponse…)

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