La funeste nuit d’Ernest de Sébastien Perez & Benjamin Lacombe

Maêlle s’est installée dans son fauteuil face à la cheminée dans laquelle un bon feu brûle et lui réchauffe les pieds, pour vous écrire…

   C’est une lecture improvisée, de celle que vous avez grâce à votre médiathèque. Je farfouillais pour trouver Généalogie d’une sorcière de Benjamin Lacombe, sur lequel je ne parvenais pas à mettre la main. Néanmoins, durant ma recherche, je suis tombée sur La funeste nuit d’Ernest du même dessinateur avec pour acolyte Sébastien Perez. Faute de temps, je n’ai pas poursuivi mes recherches sur la sorcière et ai embarqué cet album pour enfant dont la couverture m’avait tant attiré. Je n’ai pas été déçue de cette courte – mais magnifique – lecture.

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Les couleurs de l’acier de K.J. Parker

   Si je devais retenir un mot pour qualifier cette lecture, ce serait « laborieuse »… Vous allez me dire que je n’ai pas la main chanceuse en ce moment et je vais finir par le croire !! En vérité, ce roman lu en format e-book sur ma Kobo présente un énorme défaut : sa mise en page. J’ai pesté, râlé, soupiré face à ce qui fut une expérience de lecture catastrophique. Pourtant, je l’ai acquis auprès de la Fnac lors de la « grosse opération » Bragelonne (qui a d’ailleurs lieu en ce moment même !) Qu’est-ce qui fut si pénible ? L’absence de marquage de transition. Je m’explique.

   Vous avez là un roman à la troisième personne dans lequel l’auteur opte pour une narration depuis plusieurs points de vue issus de personnages différents. Et bien, les paragraphes s’enchaînent sans aucun espace vous avertissant d’un potentiel changement. C’est un peu perturbant et surtout cela vous amène à un exercice assez pénible qui consiste à commencer la lecture d’un paragraphe et vous rendre compte au bout de quelques lignes que vous n’avez pas le bon personnage en tête. Vous reprenez donc la lecture de ce même paragraphe en vous remettant en place les idées. Cela rend indéniablement la lecture très laborieuse et a très certainement impacté mon plaisir de lecture. Ce qui est dommage car cela dessert une histoire au demeurant plutôt sympa et dont je vais tâcher de vous parler.

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Capa – L’étoile filante de Florent Silloray

   Couleur sépia comme un vieil album photo, quoi de plus judicieux pour évoquer Robert Capa, éminent photographe dont Florent Silloray retrace la vie à travers une bande-dessinée de qualité intitulée Capa – L’étoile filante. Offerte à mon papa qui vous en a parlé ici, je me suis moi-même lancée dans cette lecture prometteuse partant néanmoins avec beaucoup moins de connaissances que mon papa, amateur de photo depuis longtemps.

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Angel Wings de Yann & Hugault

   Yann & Hugault récidivent avec leur recette avions et pin-up pour nous livrer la trilogie Angel Wings. J’ai fait ma maligne sur Instagram en expliquant qu’un vendeur de ma librairie favorite était parvenu à me dégoter le coffret avec le tome 3 alors qu’il commençait à ne plus se trouver. Je suis particulièrement fière de mon achat qui trône sur mon étagère bibliothèque (trop petite…) Mais ce dont je ne me suis pas vantée à l’époque c’est que le tome 2 (que j’aurais pu avoir dédicacer par Romain Hugault au FIBD 2016 mais – allez savoir pourquoi – ma mémoire m’a joué des tours et j’ai répondu que c’était inutile, je l’avais déjà… 3615mylife) était manquant. Je n’ai toutefois pas eu à attendre bien longtemps. Noël m’a permis de le trouver au pied du sapin. Imaginez ma joie de les voir tous les trois réunis. C’est alors que je fis ce qui s’imposait : canapé, plaid et lecture. Et maintenant ce qui s’impose c’est que je vous en parle !!

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Petit pays de Gaël Faye

   J’ai pris une claque littéraire. J’ai lu Petit pays de Gaël Faye.

   Ce livre m’a charmé l’année dernière lors de sa sortie. Je l’ai remporté grâce à Sophie et son calendrier de l’Avent et je ne peux que m’en féliciter (et la remercier chaleureusement encore une fois !). Si vous voulez savoir de quoi il retourne, laissez-moi vous parler de ce voyage littéraire incroyable que j’ai fait.

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Histoire d’Irène – Erri de Luca

   C’est un prénom de femme qui apparaît dans le titre du dernier ouvrage de l’écrivain Erri de Luca, pour autant c’est bien de lui qu’il parle. L’homme sans femme ni enfants, évoque son pays, la mer, Naples, sa vie, son enfance, la mort, le tout d’une plume aussi légère que la vague qui vient doucement recouvrir le sable. Se plonger dans un livre d’Erri de Luca revient pour moi à m’envelopper d’un doux manteau de poésie propice à réchauffer jusqu’à l’âme. Qu’il écrive une nouvelle ou un roman, jamais il se départit de cette poésie omniprésente dans toutes ses phrases. Il érige la métaphore en style d’écriture, évoque pour nous des images. Grâce à sa façon d’écrire, il va au-delà des descriptions. Erri de Luca use des mots pour saturer vos sens de ce qu’il veut vous faire rencontrer. Histoire d’Irène n’y échappe pas. Cet ouvrage est en réalité un recueil de trois histoires très inégales : Histoire d’Irène qui donne son nom au livre est de loin la plus dense avec ses 71 pages, elle est suivie de Le ciel dans une étable (18 pages) et l’ouvrage se termine par Une chose très stupide (12 pages). Chacune à leur façon recèle un charme certain dont je vais tâcher de vous parler sans le rompre…

Irène

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Au revoir là-haut – Pierre Lemaître

   J’en aurai mis du temps à venir à bout de ces 567 pages… Commencé peu de temps après le salon du livre de Paris, je le termine seulement maintenant. Passé la page 312, j’avoue avoir interrompu plusieurs fois ma lecture. La dynamique de l’histoire semblait s’essouffler et moi aussi par la même occasion. Je n’arrivais plus à accrocher à l’histoire, les deux personnages principaux m’exaspérer, j’avais l’impression que l’on n’avançait plus. Ou tout du moins que le livre continuait mais pour aller où ? Je ne voyais pas de perspectives intéressantes qui me motivaient à poursuivre. Mais comme sur un ring de boxe, je refusais de m’avouer vaincue et décidais qu’il fallait envisager la fin par KO. J’ai donc repris ma lecture plusieurs heures durant pour me relancer. Au bout d’une semaine le KO fut prononcé, en ma faveur. C’est une entrée en matière quelque peu négative pour le livre me direz-vous et ce n’est pas tout à fait faux, mais je dois bien admettre que c’est le souvenir le plus prégnant qui demeure : sa longueur, sa lenteur… Mais ce n’est pas tout ce qui me reste. Je garde également à l’esprit une certaine image de la société décrite par l’auteur, de son attitude à l’égard de ces anciens combattants. A l’heure où l’on célèbre en grande pompe le 70ème anniversaire du débarquement sur les côtes normandes, n’oublions pas que nous sommes aussi dans le centenaire de la première guerre mondiale. Et c’est bien de cela que parle ce livre qui a remporté le prix Goncourt.

au revoir là haut

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